Fusillades à Vienne, en Autriche : l’assaillant tué était un « sympathisant de l’Etat islamique » – Le Monde

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Des policiers armés patrouillent dans la zone des fusillades à Vienne, en Autriche, le mardi 3 novembre.

L’air de cette soirée viennoise était particulièrement doux lundi 2 novembre et de nombreux habitants de la capitale autrichienne en avaient profité pour passer en terrasse les dernières heures d’ouverture des cafés et restaurants avant le reconfinement anti-Covid-19, prévu pour démarrer à minuit. Mais la soirée a pris fin beaucoup plus tôt que prévu, dans l’horreur. « Nous étions en train de manger dans un restaurant croate juste à côté de la synagogue quand nous avons entendu des tirs », racontent Vladimir et Olga. Selon un bilan encore provisoire, quatre personnes ont été tuées et quatorze autres blessées, dont sept gravement, dans ce qui s’annonce comme le premier attentat djihadiste de masse à toucher l’Autriche.

La petite République d’Europe centrale a été saisie par l’horreur d’une attaque préparée par au moins un homme lourdement armé autour d’un des lieux les plus symboliques qui soit : la grande synagogue de Vienne, située en plein cœur de la capitale autrichienne. « Nous avons été les victimes d’un effroyable attentat terroriste », a déclaré le premier ministre conservateur, Sebastian Kurz, au cours de la soirée. « Nous avons vécu un attentat d’au moins un terroriste islamiste (…) sympathisant de [l’organisation] l’Etat islamique, équipé d’un fusil d’assaut et d’un engin explosif factice », a précisé le ministre de l’intérieur, Karl Nehammer, mardi, à l’aube.

Selon le ministre, l’assassin avait 20 ans et était d’origine nord-macédonienne. Il avait un casier judiciaire pour activités terroristes. Il avait été condamné en avril 2019 à vingt-deux mois de prison pour avoir essayé de rejoindre la Syrie, et avait été libéré en décembre. Cet homme a été abattu. « Mais nous ne pouvons pas exclure qu’il y ait d’autres assaillants », a prudemment précisé le ministre de l’intérieur, alors qu’il avait dit quelques heures auparavant être persuadé qu’il y avait plusieurs terroristes.

Des policiers près de la place Schwedenplatz dans le centre de Vienne le 3 novembre, un jour après que plusieurs fusillades ont tué au moins 3 personnes.

Les vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré un homme habillé de blanc et armé d’une arme automatique semer la terreur dans les rues pavées entourant ce bâtiment érigé en 1825 et qui fut la seule synagogue de Vienne à résister à l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale. A 20 heures, lorsque ont résonné les premiers coups de feu, la synagogue était toutefois fermée et vide de tout personnel, a expliqué le président de la communauté israélite autrichienne, Oskar Deutsch. Pour cette raison, elle était aussi dépourvue de protection policière à cette heure-là.

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