ENQUÊTE – Les officiers sont convaincus que le corps retrouvé dans un jardin de Kew, en banlieue londonienne, est celui de Laureline Garcia-Bertaux, une Française de 34 ans, portée disparue depuis lundi. La première autopsie montre des traces d’étranglement, selon un communiqué de la police publié ce samedi.
Qu’est-il arrivé à Laureline Garcia-Bertaux ? Après l’annonce, lundi, de la disparition de cette Française de 34 ans, son corps, enterré de manière “superficielle”, a été retrouvé mercredi 6 mars dans le jardin de sa résidence, à Richmond. Si les enquêteurs attendent encore que la famille identifie officiellement le corps, ils sont d’ores et déjà convaincus que c’est bien celui de la jeune femme. La première autopsie, réalisée ce samedi, montre des traces de strangulation selon la police londonienne. 

C’est dans une banlieue paisible de Londres, et plus précisément dans le quartier de Kew, que résidait depuis de nombreuses année la jeune femme née à Aix-en-Provence et originaire de Corse. Une enquête pour “meurtre” a été ouverte par Scotland Yard. Pour l’heure, personne n’a été arrêté. Selon la BBC, la jeune femme aurait été vue pour la dernière fois le samedi 2 mars, dans un supermarché situé près de chez elle. L’un de ses amis, Daniel Hugues, 27 ans, a déclaré à l’agence de presse britannique Press association que Laureline Garcia-Bertaux, qui travaillait pour une agence de relations publiques, devait rencontrer un homme – un vétérinaire “charismatique” selon ses termes – le dimanche soir, veille du signalement de sa disparition. 

Si un ami d’enfance, cité par Le Parisien, indique que Laureline “vivait avec un homme”, d’autres témoignages locaux affirment qu’elle résidait dans son logement seule avec ses deux chiens, un husky et un rottweiller. Toujours selon Le Parisien, la police explorerait la piste de sites de rencontres que la jeune femme fréquentaient depuis un an.
Pour ses proches, la disparition de Laureline est un choc. Daniel Hugues la décrit comme une femme “grande”, avec “beaucoup de présence. Toujours très chaleureuse, très bavarde”, entourée de beaucoup d’amis. Celle qui se présentait sur son compte Instagram comme blogueuse, styliste, designeuse, travaillant également dans le marketing digital et le cinéma, avait participé à plusieurs projets artistiques. La productrice Hester Ruoff, qui avait notamment travaillé avec la jeune Française sur le court-métrage Gerry (2018) avec l’actrice Joan Collins, a déclaré à la presse anglaise être “absolument anéantie”. Hester Ruoff se souvient de sa “très proche amie” comme d’une femme “incroyablement loyale”, avec “beaucoup de charisme et d’esprit”.