Femme tuée par son ex-conjoint à Bordeaux: garde à vue prolongée pour le suspect – Le Figaro

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La garde à vue de l’homme de 36 ans, soupçonné d’avoir tué vendredi à Bordeaux à coups de couteau son ex-compagne de 31 ans qui avait porté plainte deux fois contre lui pour harcèlement, a été prolongée samedi à la mi-journée, a-t-on appris auprès du parquet. Lundi, il avait déjà été placé en garde à vue après une plainte de son ex-compagne et mère de leur fillette de 4 ans, Sandra P., et n’avait pas le droit de la voir.

Le trentenaire, Mickaël F., est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Bordeaux. Il est soupçonné d’avoir mortellement poignardé son ex-compagne vendredi vers 9H00 au domicile de celle-ci, une petite maison d’un quartier résidentiel de Bordeaux. L’ex-conjoint avec qui la jeune femme était séparée depuis janvier a été interpellé peu après par les policiers du Raid alors qu’il était retranché dans son appartement, 400 m. plus loin, sur la commune de Mérignac. Un rassemblement devant la maison de la victime est prévu dimanche à 16H00.

Plainte pour harcèlement téléphonique

Condamné à six reprises (stupéfiants, infractions routières), l’ex-conjoint ne l’avait jamais été pour violences. Mais depuis le début de l’année, la victime se disait harcelée et avait signalé à deux reprises à la police et au parquet le comportement de son ex-compagnon. Le 6 janvier, elle dépose une première plainte témoignant des «messages multiples» que son ex-compagnon, Mickaël F. lui envoie et «qui l’inquiètent», a expliqué à l’AFP la procureure de la République Frédérique Porterie. «Il n’y a pas de menaces de mort ni de menaces de violences», selon la magistrate, mais «une insistance à obtenir des explications» sur leur séparation et la garde de leur fille. Cette procédure «a fait l’objet d’une orientation de classement sous condition pour lui de s’engager dans un suivi (…) thérapeutique» et «de faire un stage» pour «auteurs de violences conjugales», explique la procureure.

Puis le 30 mars, la jeune femme dépose une nouvelle plainte pour harcèlement téléphonique qui aboutit lundi au placement en garde à vue de l’ex-conjoint. Déféré au parquet de Bordeaux, il reçoit une convocation à comparaître le 16 novembre devant le tribunal pour répondre d’«envois réitérés de messages malveillants (…) entre le 3 janvier et le 17 juin». Dans l’attente du procès, il avait interdiction d’entrer en contact avec la jeune femme.

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