Facebook et Twitter suspendent des comptes de propagande russe grâce à un tuyau du FBI

Spread the love
  • Yum

Facebook et Twitter suspendent des comptes de propagande russe grâce à un tuyau du FBI

Facebook et Twitter ont déclaré mardi qu’ils avaient supprimé les comptes d’une organisation du nom de PeaceData, qu’ils associaient aux efforts de propagande de l’État russe. Les deux réseaux sociaux ont déclaré avoir entamé une enquête sur les comptes associés à ce site d’information après avoir reçu un tuyau du FBI plus tôt cet été.

A la suite des enquêtes ouvertes par les deux plateformes, Facebook a déclaré avoir supprimé 13 comptes et deux pages, tandis que Twitter a déclaré avoir interdit cinq comptes, tous utilisés pour promouvoir des articles de presse hébergés sur le site PeaceData.net. Dans un rapport analysant les opérations de PeaceData, le groupe de recherche sur les réseaux sociaux Graphika a indiqué que le site d’information se concentrait sur la publication d’articles en anglais et en arabe, critiques envers les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.

Graphika a précisé que le site web publiait du contenu en utilisant à la fois de fausses personnalités mais aussi de vrais journalistes qu’ils engageaient par le biais d’annonces publiées sur le portail de l’emploi de Guru.

publicité

L’ombre de l’IRA

Les articles critiquaient l’ensemble du spectre politique, ainsi que la politique militaire et étrangère des États-Unis. Ces articles sont toujours en ligne sur le site web de PeaceData aujourd’hui. Beaucoup ont des opinions biaisées et couvrent des théories de conspiration.

Graphika a déclaré que le réseau en était encore à ses débuts lorsqu’il a été démantelé, suggérant que le FBI avait repéré l’opération avant qu’elle ne fasse de réels dégâts sur les réseaux sociaux.

Twitter a confirmé cette évaluation dans une série de tweets, affirmant que les comptes PeaceData bannis sur la plateforme « ont eu peu d’impact sur Twitter et ont été identifiés et supprimés rapidement. » Twitter a évité de nommer la véritable entité derrière le site PeaceData et a seulement dit qu’il pouvait être « attribué de manière fiable aux acteurs étatiques russes. »

Facebook a fait preuve de plus d’audace en affirmant dans un billet de blog que le site web PeaceData était lié à « des individus associés aux activités passées de l’Internet Research Agency (IRA) », la tristement célèbre société russe basée à Saint-Pétersbourg qui est connue pour ses opérations d’influence en ligne au nom du gouvernement russe, et qui est surtout connue pour son ingérence dans les élections présidentielles américaines de 2016.

Source : ZDNet.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *