Exposée à l’oeil de Pékin, l’application Clubhouse revoit ses règles de confidentialité

Spread the love
  • Yum

Exposée à l'oeil de Pékin, l'application Clubhouse revoit ses règles de confidentialité

S’agirait-il de la rançon du succès ? Montrée du doigt pour des failles dans sa confidentialité, notamment en Chine, l’application de visioconférence à succès Clubhouse vient de s’engager dans une révision complète de ses pratiques en matière de protection des données. Un changement de cap qui suit la publication d’un rapport de l’Observatoire Internet de Stanford selon lequel l’application contiendrait des failles de sécurité qui rendraient les données des utilisateurs chinois accessibles aux autorités chinoises.

“Avec l’aide des chercheurs de l’Observatoire Internet de Stanford, nous avons identifié quelques domaines dans lesquels nous pouvons renforcer la protection de nos données”, a fait savoir l’application ce vendredi. “Au cours des prochaines 72 heures, nous allons mettre en place des modifications pour ajouter un chiffrage et des blocs supplémentaires afin d’empêcher les clients du Clubhouse de transmettre des pings aux serveurs chinois. Nous prévoyons également d’engager une société externe de sécurité des données pour examiner et valider ces changements”, a également indiqué sa direction.

Lancée au début de 2020, l’application a vu son effectif d’utilisateurs exploser au début du mois après que le très populaire PDG de Tesla, Elon Musk se décide à y partager une discussion surprise avec Vlad Tenev, le PDG de Robinhood, en pleine affaire Gamestop. De quoi drainer des masses de nouveaux utilisateurs, notamment en provenance de Chine, qui ont pu prendre part sur cette plateforme à des sujets sensibles pour Pékin, à l’exemple de Hong Kong ou du drame que vivent actuellement les Ouïghours.

publicité

3,6 millions d’utilisateurs

L’accès des utilisateurs chinois de Clubhouse a toutefois été bloqué la semaine dernière, alimentant les craintes de ces derniers à l’idée d’une répression des autorités chinoises. Des craintes qui pourraient en partie être justifié, comme le fait savoir l’Observatoire Internet de Stanford, qui relève que le back-end de Clubhouse a été fourni par la société technologique chinoise Agora, société qui aurait pu fournir un accès aux données utilisateurs au gouvernement chinois.

Ce n’est pas tout. L’Observatoire aurait également observé que les métadonnées des salles de discussions pourraient être stockées en Chine, de la même façon que les données audio, ce qui rendrait une intrusion de Pékin possible. Un porte-parole d’Agora a déclaré que la société n’avait aucun commentaire sur une quelconque relation avec Clubhouse, mais qu’Agora n’a pas accès aux données personnelles ni ne les stocke, et n’achemine pas en Chine le trafic vocal ou vidéo généré par des utilisateurs hors de Chine.

La société d’analyse de données Sensor Tower a déclaré que Clubhouse, pour l’heure uniquement disponible sur iOS, comptait environ 3,6 millions d’utilisateurs dans le monde au 2 février, dont 1,1 million enregistrés au cours des six jours précédents.

Leave a Reply

%d bloggers like this: