Explosions à Beyrouth : Le Hezbollah « nie totalement » avoir tout « entrepôt d’armes » dans le port de la capitale libanaise – 20 Minutes

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La zone autour de l’explosion de Beyrouth, qui a provoqué au moins 135 morts et plus de 5.000 blessés — Lamaa/ Magnus News/SIPA

Le chef du mouvement libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a « nié catégoriquement » vendredi que son organisation possédait un « entrepôt d’armes » dans le port de Beyrouth, secoué par une explosion meurtrière et destructrice.

« Je nie totalement, catégoriquement, qu’il y ait quoi que ce soit à nous dans le port, ni entrepôt d’armes, ni entrepôt de missiles (…) ni une bombe, ni une balle, ni nitrate » d’ammonium, a martelé le chef du Hezbollah dans une allocution télévisée, après des accusations dans les médias ou au sein de l’opinion publique pointant du doigt l’influent mouvement chiite libanais.

La visite d’Emmanuel Macron saluée

L’explosion dans le port de Beyrouth mardi a fait plus de 150 morts et 5.000 blessés. Elle a été provoquée selon les autorités par plusieurs tonnes de nitrate d’ammonium stockées depuis six ans dans un entrepôt « sans mesures de précaution », de l’aveu même du Premier ministre.

En visite à Beyrouth jeudi, le président français Emmanuel Macron a réclamé une enquête internationale « transparente ». Il a rencontré des représentants des principales forces politiques, dont le Hezbollah, et appelé à « changer le système » et arrêter « la division du Liban ».

Une visite que le leader de l’organisation chiite libanaise a saluée. « Nous regardons positivement toute assistance et toute expression de sympathie envers le Liban, et toute visite au Liban ces jours-ci, surtout si elle s’inscrit dans le contexte de l’aide du Liban et du rassemblement », a souligné Hassan Nasrallah.

De nouvelles arrestations

Une source judiciaire a rapporté vendredi cinq nouvelles arrestations parmi les fonctionnaires des douanes et du port, notamment des ingénieurs, portant à 21 le nombre total de personnes placées en détention provisoire.

« Si l’armée a la confiance de tous les Libanais et des forces politiques et des leaders politiques, allez-y, chargez l’armée libanaise de mener l’enquête et d’annoncer les résultats, si vous dites que vous avez confiance en elle », a souligné vendredi Hassan Nasrallah.

« Si dans ce dossier, l’Etat libanais et la classe politique, que ce soit le pouvoir ou l’opposition, ne réussissent pas à obtenir de résultat dans l’enquête et n’arrivent pas à traduire en justice » les responsables, « cela signifie qu’il n’y a pas d’espoir de construire un Etat » au Liban, a-t-il poursuivi. Ce vendredi, le président du Liban Michel Aoun a rejeté l’idée d’une enquête internationale sur l’explosion.

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