Explosion à Bordeaux : une femme tuée, son compagnon toujours dans un état grave – Libération

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Une femme de 88 ans a été retrouvée morte samedi après-midi tandis que son compagnon de 89 ans se trouvait toujours dans un état grave après l’effondrement «apocalyptique» selon un témoin, de leur immeuble du centre de Bordeaux soufflé samedi matin par une violente explosion, probablement due au gaz. La préfecture de la Gironde a confirmé à l’AFP le décès de la victime activement recherchée depuis plusieurs heures par les pompiers, dans des conditions d’accès difficiles et dangereuses.

Le bilan qui faisait état au départ de deux personnes disparues et de trois blessés a finalement évolué dans la matinée. La violente explosion, entendue peu après 8 heures, a littéralement soufflé le bâtiment situé rue Borie, dans le quartier des Chartrons, qui comprend un parking automobile au rez-de-chaussée et deux étages partiellement habités. Quelque 75 pompiers assistés de cinq équipes cynophiles et d’une unité de déblaiement et de consolidation, ont été dépêchés sur les lieux bouclés par un important périmètre de sécurité. Les premières constatations suggèrent une explosion d’origine accidentelle due au gaz, qui a été coupé dans le secteur, selon les secours et la préfecture. D’après l’opérateur Regaz, l’immeuble sinistré n’était «plus raccordé au gaz depuis avril 2013», mais sur place «des bouteilles de gaz ont été sorties» par les pompiers.

Sous l’effet du souffle, «les adresses adjacentes ont en partie été atteintes par l’explosion initiale avec des dégradations importantes», a précisé le lieutenant-colonel des pompiers. Dans ce quartier central de petits immeubles anciens, plusieurs vitrines de commerce ont volé en éclat et des centaines de tuiles émiettées parsemaient la rue. Onze personnes, choquées, ont été évacuées des immeubles voisins et seront relogées par des proches ou se verront proposer des «solutions de relogement», a indiqué le maire écologiste Pierre Hurmic. Delphine Balsa, la directrice de cabinet de la préfète, a également souligné : «On aurait pu avoir une catastrophe beaucoup plus grave dans un quartier dense comme les Chartrons où les rues sont très étroites.»

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