EXCLU LA DEPECHE. Disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn : “Elle nous manque terriblement” témoignent s – LaDepeche.fr

Spread the love
  • Yum

l’essentiel Didier et Elisabeth, oncle et tante de Delphine Jubillar, ont souhaité pour la première fois s’exprimer, auprès de La Dépêche du Midi, depuis la disparition de leur nièce, 33 ans, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines. Ils souhaitent la vérité dans cette affaire éprouvante pour eux mais aussi pour toute leur famille.
 

La Dépêche du Midi : Quel est votre état d’esprit après ces six mois d’enquête sur la disparition de votre nièce, Delphine Jubillar ?

On est encore dans l’incertitude par rapport à la disparition de Delphine. Après six mois d’enquête on ne sait pas ce qui s’est passé. Ce sont six mois de souffrance pour toute notre famille. On est tout de même satisfait du placement des enfants de Delphine auprès de sa sœur, au moins pendant un an. Les enfants, ce sont eux le plus important. Il faut qu’ils arrivent à se construire malgré le drame qu’ils vivent. On espère pouvoir les revoir très prochainement car depuis le 21 décembre nous ne les avons pas vus. Ils nous manquent. Avant la disparition de Delphine, ils venaient à la maison. Ils jouaient ici et tout se passait très bien.

A lire aussi : Disparition de Delphine Jubillar : la mère de son mari Cédric est “complètement perdue”

Comment avez-vous réagi à sa disparition ?

Delphine n’aurait jamais laissé ses enfants. Elle n’aurait jamais quitté la maison sans eux. Donc pour nous, la disparition de notre nièce est incompréhensible. Il s’est forcément passé quelque chose. Cette attente nous est pénible et douloureuse, aussi bien pour nous que pour notre famille très unie. Partir en pleine nuit, pendant un couvre-feu, ne correspond pas du tout à la personnalité de Delphine qui avait plein de projets en tête à dix jours des fêtes de Nöel.

[L’oncle prend la parole] Nous avions l’habitude d’échanger avec Delphine car je travaillais moi aussi de nuit à Toulouse et nous communiquions par SMS, entre oncle et nièce, c’étaient des moments conviviaux et fraternels. Quand elle venait à la maison, nos liens étaient chaleureux et on avait toujours un immense plaisir à la retrouver ici, à Brens.

A lire aussi : Disparition de Delphine Jubillar : comment l’enquête sur un crime sans aveux a tourné au bras de fer

Son mari Cédric est mis en examen pour le meurtre de votre nièce. Comment réagissez-vous ?

Cette mise en examen nous a surpris mais au final, ne nous a pas étonnés. On avait observé chez lui, lors de la disparition de Delphine, un comportement parfois incohérent ou pas adapté à la situation. Comme par exemple, le fait qu’il cherche Delphine sans réelle conviction. On sait qu’il clame son innocence. Il y a encore des zones d’ombre dans cette affaire qui n’est pas terminée. Il faut laisser la justice faire son travail. Le plus important aujourd’hui, c’est le bien-être et la reconstruction de notre famille qui est durement éprouvée. Il y a beaucoup de tristesse, de peine mais aussi beaucoup d’amour autour de nous qui nous aide à tenir. Au-delà du père de Louis et Elyah, il y a une volonté d’arriver à la vérité sur ce qui s’est passé dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 qui a créé un véritable choc dans notre famille. Cette disparition a eu un effet dévastateur sur notre santé et celle de nos proches. Car se dire aujourd’hui que l’on ne reverra plus Delphine, ni son sourire et sa gentillesse nous paraît irréel et terrible.

A lire aussi : Disparition de Delphine Jubillar : les cinq indices clés d’une enquête fouillée

Pourquoi avoir souhaité prendre la parole maintenant ?

L’enquête a avancé, il s’est passé beaucoup de choses et nous ressentons le besoin de ne pas oublier Delphine et ses enfants qui nous sont chers. Notre famille souffre de l’absence de notre nièce. Ne pas savoir ce qui lui est arrivé nous est insupportable. Nous restons unis et soudés pour l’amour des enfants, Louis et Elyah qui ont 7 ans et 2 ans. Il ne faut pas les oublier.

Leave a Reply

%d bloggers like this: