États-Unis : un policier mort lors d’une attaque contre le Capitole, à Washington – Le Figaro

Spread the love
  • Yum

Le suspect, qui a foncé en voiture sur plusieurs agents, été tué par les forces de l’ordre. L’attaque ne paraît pas liée au «terrorisme», a précisé la police. Joe Biden a ordonné la mise en berne des drapeaux de la Maison-Blanche.

Un policier est mort et un autre a été blessé devant le Capitole à Washington lorsqu’un suspect leur a foncé dessus en voiture, avant de brandir un couteau et d’être tué, moins de trois mois après l’assaut meurtrier du siège du Congrès américain. L’attaque ne paraît pas liée au «terrorisme», a précisé la police. Le président américain Joe Biden s’est dit «dévasté». Il a ordonné la mise en berne des drapeaux de la Maison-Blanche.

Les élus du Congrès sont en vacances parlementaires cette semaine, mais certains membres de leurs équipes, des employés du Congrès, des journalistes et des policiers étaient présents lors de ces faits, survenus en début d’après-midi. Tous ces habitués du Congrès sont encore traumatisés par l’attaque du 6 janvier menée par des manifestants pro-Trump, qui avait fait cinq morts dont un policier du Capitole.

Boucliers à la main, des militaires de la Garde nationale ont rapidement pris position vendredi autour de l’imposant bâtiment blanc et près de barrages de police qui bloquaient la route. Ils avaient été déployés à Washington après l’assaut de janvier. Sur une grande avenue toute proche du Capitole, un véhicule bleu était écrasé contre une barrière de police. «Le suspect a percuté deux de nos agents avec sa voiture», avant de heurter une barrière, a expliqué la cheffe de la police du Capitole à Washington, Yogananda Pittman. «A ce moment-là, le suspect est sorti du véhicule avec un couteau à la main» et «a commencé à s’avancer vers les agents», qui lui ont «tiré» dessus.

«Extrêmement difficile»

Un des deux policiers blessés «a succombé», a-t-elle indiqué, la voix brisée, lors d’une conférence de presse. Il s’agit de William Evans, qui travaillait pour la police du Capitole depuis 18 ans, a-t-elle révélé plus tard dans un communiqué. Le suspect est décédé vers 13H30, d’après les forces de l’ordre. «La police du Capitole traverse une époque extrêmement difficile depuis les événements du 6 janvier et après les faits qui se sont produits ici aujourd’hui», a confié Yogananda Pittman. Dans l’après-midi, les forces de l’ordre ont levé l’alerte tout en maintenant un cordon de sécurité autour de «la scène du crime». «L’enquête se poursuit», a précisé la police.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a ordonné de mettre les drapeaux en berne après la «mort tragique et héroïque» de William Evans, qu’elle a qualifié de «martyr pour notre démocratie». «Aujourd’hui, encore une fois, ces héros ont risqué leurs vies pour protéger le Capitole et notre pays, avec le même dévouement et la volonté de servir que nous avions vues le 6 janvier», a-t-elle poursuivi dans un communiqué. «J’ai le coeur brisé pour l’agent tué aujourd’hui pendant qu’il défendait notre Capitole, et pour sa famille», a réagi le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

«Nous valons mieux que cela»

L’enceinte du Capitole avait été placée sous très haute protection après l’attaque du 6 janvier. Certaines des barrières avaient été retirées récemment, et le périmètre de sécurité resserré autour du siège du Parlement américain. Les faits se sont produits près d’un point de contrôle du côté du Sénat, là où entrent les parlementaires lorsque le Congrès est en séance. «Je passe à travers ce point de passage en voiture et salue les agents qui le gardent presque tous les jours lorsque je suis à Washington», a tweeté Angie Craig, une élue démocrate de la Chambre des représentants. «Amérique, nous valons mieux que cela.»

Plusieurs milliers de partisans de Donald Trump s’étaient jetés à l’assaut du siège du Congrès le 6 janvier, au moment où les élus certifiaient la victoire de son rival démocrate Joe Biden à la présidentielle. Cinq personnes sont mortes au cours de cette attaque, et plus de 300 personnes ont été arrêtées jusqu’ici en lien avec leur participation à l’assaut. Les autorités américaines ont inculpé le 15 mars deux hommes accusés d’avoir aspergé d’une substance chimique un policier du Capitole, Brian Sicknick, dont la mort après le violent assaut reste inexpliquée. Le policier, 42 ans, était mort à l’hôpital le lendemain. Accusé d’«incitation à l’insurrection» par la Chambre des représentants, l’ancien président Donald Trump avait été acquitté par le Sénat à l’issue d’un procès mené tambour battant en février.

Leave a Reply

%d bloggers like this: