États-Unis : ce vote historique pourrait permettre la création d’un syndicat chez Amazon

Spread the love
  • Yum

L’entrepôt Amazon de Bessemer dans l’Alabama n’a à priori rien de particulier et ressemble à s’y méprendre aux centaines d’autres centres de distribution de la firme de Jeff Bezos disséminés dans le monde entier. Il revêt toutefois une importance particulière pour l’entreprise puisque les 5800 employés qui y travaillent sont appelés à dire s’ils souhaitent ou non rejoindre un syndicat. L’élection se déroule jusqu’au 29 mars prochain et c’est la première fois que des salariés sont appelés à se prononcer sur un tel sujet.

Un vote suivi de près par toute la Silicon Valley

La direction a d’ailleurs tenté de demander un report du vote. Cette requête a finalement été rejetée par le conseil national des relations du travail (NRLB), l’agence fédérale en charge des syndicats vendredi dernier. Si les dirigeants de la compagnie s’opposent à cette initiative, c’est qu’elle pourrait donner des idées aux centaines de milliers d’autres employés américains du géant du commerce en ligne.

Interrogée sur le sujet en novembre dernier, Lisa Levandowski, la porte-parole d’Amazon avait déclaré : « Nos employés choisissent de travailler chez Amazon parce que nous offrons certains des meilleurs emplois disponibles partout où nous embauchons, et nous encourageons quiconque à comparer notre salaire global, nos avantages sociaux et notre environnement de travail à toute autre entreprise avec des emplois similaires. »

Aujourd’hui, Heather Knox, une porte-parole d’Amazon contactée par l’AFP, précise : « Nous sommes déçus de la décision de la NLRB de ne pas avoir choisi le mode de scrutin le plus juste et effectif, qui aurait permis d’obtenir une participation maximale des employés. »

Notons qu’Amazon n’a pas très bonne réputation en matière de conditions de travail. Pour ne citer qu’un seul exemple, nous revenions en septembre dernier sur cette enquête de Vice selon laquelle l’entreprise surveille les discussions de ses livreurs indépendants sur les réseaux sociaux. Selon le média américain, et bien que la compagnie s’en défende, il pourrait s’agir d’un moyen d’observer les conversation gênantes et de repérer les travailleurs qui tentent de mettre en place des mobilisations collectives.

Le vote devrait aussi être scruté de près du côté de Google où un nouveau syndicat a récemment vu le jour. Les fondateurs de l’Alphabet Workers Union entendent se battre pour améliorer les conditions de travail mais aussi aborder des problématiques éthiques et sociétales.

4.5 / 5

2,5 M avis

Leave a Reply

%d bloggers like this: