En Ile-de-France, « le virus n’est pas sous contrôle », selon le directeur général de l’AP-HP – Le Monde

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Un an après l’entrée en vigueur du premier confinement dans toute la France, le 17 mars 2020 à midi, la situation sanitaire inquiète particulièrement en Ile-de-France. Le premier ministre, Jean Castex, avertissait déjà sur BFMTV mardi : « Le moment est venu pour prendre des dispositions en région parisienne. » Pourquoi ? « Parce que le virus n’est pas sous contrôle », a répondu indirectement, mercredi 17 mars, Martin Hirsch.

Interrogé par RTL, le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), a ainsi rappelé que le taux d’incidence dans cette région avait dépassé, lundi 15 mars, les 400 nouveaux cas par semaine pour 100 000 habitants, soit le seuil considéré par Jean Castex comme critère de confinement local. De plus, il y a « autant de malades en réanimation aujourd’hui qu’il y en avait au pic de la deuxième vague, a ajouté le directeur général. Nous sommes dans une phase d’accélération. » D’autant que le variant britannique, majoritaire en Ile-de-France, et plus contagieux que la souche traditionnelle du virus, est également plus dangereux. « Il rend plus malade, les gens qui sont en réanimation sont plus lourdement atteints », a ainsi expliqué Rémi Salomon, président de la commission médicale de l’AP-HP, sur RMC/BFM TV.

Les premiers transferts massifs de malades, par TGV, vers des régions moins en tension devaient reprendre cette semaine, mais ils ont été suspendus à cause du nombre insuffisant de patients à la fois « dans un état relativement stable » et « dont les familles acceptent l’évacuation vers une autre région », expliquait, mardi, Bruno Riou, directeur médical de l’AP-HP. « Chaque jour, on fait plus de place [en service de réanimation] », a, de son côté, assuré Martin Hirsch, les transferts ponctuels ayant toujours lieu selon les besoins des hôpitaux franciliens.

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« Entre 1 700 et 2 100 patients » en réanimation à la fin de mars

Selon les projections, le directeur général de l’AP-HP estime qu’il y aura « entre 1 700 et 2 100 patients » atteints du Covid-19 en réanimation d’ici à la fin du mois, et jusqu’à 2 800 au 6 avril, soit « ce que l’on a eu du mal à gérer il y a un an ». Hors pandémie, les hôpitaux de l’AP-HP ont besoin d’environ mille places dans ce service pour traiter l’ensemble des maladies.

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Un nouveau conseil de défense doit décider, mercredi matin, de mesures sanitaires restrictives supplémentaires. Selon Martin Hirsch, le choix doit se faire entre deux scénarios : « Soit un confinement le week-end, qui doit être accompagné d’autres mesures de précaution et d’une très grande vigilance la semaine, soit un confinement plus large et plus strict. » De son côté, Rémi Salomon, estime que « ça n’aurait pas de sens » de ne renforcer les mesures que le week-end. « Il faut agir, il faut faire quelque chose pour la semaine aussi, réduire les contacts sept jours sur sept » a-t-il appelé. L’exécutif s’est entretenu, cette semaine, avec l’ensemble des directeurs d’hôpitaux franciliens pour prendre une décision.

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Le Monde

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