En France, Google n’aura plus le droit d’attribuer des étoiles aux hôtels

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La décision peut paraître paradoxale au regard de l’actualité. Alors que les hôtels ont vécu une année très difficile en raison de la pandémie de Covid-19, ils se retrouvent au coeur d’un bras de fer entre l’Etat français et Google. La justice vient de trancher contre le géant américain qui va devoir régler une amende de 1,1 million d’euros. Une goutte d’eau pour l’entreprise dirigée par Sundar Pichai mais c’est avant tout la dimension symbolique de l’affaire qui est intéressante.

Le système français versus Google

C’est une amende de 1,1 million d’euros qui vient donc être infligé par à Google par le Procureur de la République de Paris pour “pratique commerciale trompeuse”, explique RTL. Où est donc le problème ? Tout se passe autour d’un système mis en place par Google qui a établi et affiche son propre classement des hôtels avec des étoiles. DEs données accessibles dans le moteur de recherche, l’application Google Maps mais aussi le module de réservation touristique mis en avant lors de recherches.

Si la pratique peut sembler anodine, tant on a l’impression de voir cette même logique sur de nombreux sites web, elle est en fait très encadrée en France. Le seul classement officiellement autorisé dans l’Hexagone est celui d’Atout France, une agence de développement touristique de la France (sous contrôle de l’Etat).

Celle-ci a notamment pour fonction de “garantir la qualité des prestations offertes aux visiteurs”, à travers des classements, immatriculations et labels, précise son site web. Or, l’Etat estime visiblement que le système de Google, sans doute basé sur des critères différents, n’est pas une alternative autorisée. Pire encore, selon une enquête des services de la répression des fraudes (DGCCRF), le système d’étoiles mis en place par Google ne correspondrait pas à la réalité dans 30% des cas.

A noter que les sanctions se cumulent en France ces derniers temps pour Google. Il y a quelques semaines, l’entreprise américaine se voyait déjà infliger 100 millions d’euros d’amende par la CNIL à cause de ses cookies. En décembre 2019, l’addition se révélait encore plus salée avec une amende de 150 millions d’euros infligée par l’autorité de la concurrence pour abus de position dominante à cause du règlement de Google Ads.

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