EN DIRECT – Procès du 13-Novembre: Abdeslam blâme l’intervention de la France contre l’État islamique – BFMTV

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” Je reconnais ma participation aux attentats”, dit Mohammed Abrini

Accusé d’avoir participé au financement des attaques et à la fourniture d’armes, Mohamed Abrini a pris la parole en avant-dernier.

“Je reconnais ma participation aux attentats. Comme l’a dit M. Attar, je ne suis pas Oussama Attar. Dans ce malheur qui a touché la France je ne suis pas le commanditaire ni le cerveau des opérations”, a déclaré celui que la presse a surnommé “l’homme au chapeau”.

Mohamed Abrini a fait savoir qu’il répondrait à toutes questions de la cour et “espère pouvoir amener toutes les réponses aux questions que les gens pourraient se poser”.

Certains accusés clament leur innocence

Chaque accusé s’est levé pour prendre la parole. A commencer par ceux qui comparaissent libre. “A aucun moment j’ai voulu faire du terrorisme”, a déclaré Hamza Attou, l’un des deux hommes venus chercher Salah Abdeslam à Paris le soir des attentats.

“On m’a collé une étiquette de terroriste, je ne suis pas un terroriste”, a fait valoir Mohamed Amri, le deuxième compagnon de route de Salah Abdeslam.

La plupart des accusés ont “condamné fermement” les attentats. Je condamne ces attrocités. je souhaite beaucoup de courage aux victimes”, a estimé Yassine Attar, insistant pour qu’on le distingue de son frère Oussama Attar, considéré comme l’ordonnateur des attentats du 13-Novembre, jugé en son absence.

“J’ai à coeur de m’expliquer, je suis innocent encore une fois”, a-t-il précisé.

Des propos difficiles à entendre pour les parties civiles

Le moment est difficile pour les parties civiles. Dans la salle, certaines tremblent et se serrent dans les bras pendant que les accusés prennent la parole.

Salah Abdeslam justifie les attentats par l’intervention militaire de la France contre l’État islamique

Salah Abdeslam, qui a à plusieurs reprises perturbé le début du procès, vient de commencer à prendre la parole. “On a visé la France, la population, les civils mais on n’a rien de personnel contre ces gens-là”, déclare-t-il. “On a visé la France et rien d’autre.”

“Les avions français qui bombardent l’État islamique ne font pas la distinction entre l’homme, la femme et les enfants”, poursuit-il, affirmant avoir voulu “faire subir à la France la même douleur que nous subissons”.

L’accusé met en cause l’ancien président de la République François Hollande. “Quand il a pris la décision d’attaquer l’État islamique, il savait que sa décision comportait des risques”, affirme-t-il. “Il savait que des Français et des Françaises allaient rencontrer la mort.”

“Je sais que certains de mes propos peuvent choquer, heurter les âmes sensibles”, ajoute-t-il. “Mon but est d’être sincère envers ces gens qui subissent une douleur incommensurable. Le minimum qu’on peut leur donner c’est d’être sincère. Je ne veux pas leur mentir.”

La cour d’assises donne la parole aux accusés

Présents dans le box depuis une semaine, les 14 accusés vont avoir la parole. Le président de la cour d’assises a accédé à la demande des avocats de la défense qui estimaient que leurs clients s’exprimeraient trop tard lors de ce procès.

La cour souhaiterait connaître le “positionnement” de chacun par rapport aux faits et à leur implication dans la préparation des attentats. Ceux qui le souhaitent pourront s’exprimer.

La’audience se poursuivra ensuite avec l’audition des enquêteurs de la brigade criminelle, les premiers à avoir réalisé des constations sur les lieux des attentats.

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