EN DIRECT – L’assassinat du général Qassem Soleimani exacerbe les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis | LCI – LCI

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EN DIRECT – L’assassinat du général Qassem Soleimani exacerbe les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis | LCI

































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Guerre des nerfs entre l’Iran et les Etats-Unis

PROCHE-ORIENT – Le général iranien Qassem Soleimani, figure majeure du régime et personnalité très populaire en Iran, a été tué par des frappes américaines dans la nuit du 2 au 3 janvier à l’aéroport de Bagdad. Une escalade militaire qui inquiète la communauté internationale. Suivez les dernières informations.

Brusque montée de fièvre entre l’Iran et les Etats-Unis. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, des frappes américaines ont visé un convoi à Bagdad, en Irak, tuant le général Qassem Soleimani, figure majeure du régime de Téhéran. Voici les principaux éléments à retenir : 

-Une frappe ciblée 

Sur ordre de Donald Trump, le raid américain a bombardé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport international de Bagdad, tuant au moins 9 personnes au total, selon des responsables des services de sécurité irakiens. Outre le général Soleimani, l’autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis, véritable chef opérationnel du Hachd al-Chaabi et lieutenant du général pour l’Irak depuis des décennies.

-Une figure majeure du régime iranien 

Chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, Qassem Soleimani était chargé des opérations extérieures de la République islamique d’Iran. Cet homme de 62 ans a notamment joué un rôle important dans le combat contre Daech. Il est aussi l’homme clé de l’influence iranienne au Moyen-Orient où il a renforcé le poids diplomatique de Téhéran, notamment en Irak et en Syrie, deux pays où les Etats-Unis sont engagés militairement.

-Quelles conséquences ?

“On se réveille dans un monde plus dangereux. L’escalade militaire est toujours dangereuse”, a estimé ce vendredi la ministre française des Armées, Florence Parly. Le président iranien Hassan Rohani a ainsi promis que “l’Iran et les autres nations libres de la région” prendraient “leur revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre”. 

Voir aussi

Suivez les dernières informations dans notre module live ci-dessous :

ROYAUME-UNI

Londres appelle à “la désescalade” après la frappe américaine à Bagdad, qui a tué le général iranien Qassem Soleimani. 

IRAN

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par Téhéran, ont appelé vendredi à des “représailles rapides et directes” après l’assassinat du puissant général iranien Qassem Soleimani.  “Nous condamnons cet assassinat”, a déclaré Mohammed Ali al-Houthi, un haut responsable de la direction politique des rebelles.

IRAN

“Il n’y a aucun doute sur le fait que la grande nation d’Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l’Amérique criminelle”, a promis le président Hassan Rohani, dans un communiqué. Le “martyr” du général Soleimani “a endeuillé le cœur de la nation iranienne et de toutes les nations de la région”, a-t-il ajouté.

Sa mort “a redoublé la détermination de la nation iranienne et des autres nations libres de la région de se dresser contre les intimidations de l’Amérique et de défendre les valeurs islamiques”, selon le président iranien. “Cet acte vil et lâche est un autre signe du désespoir et de la faiblesse de l’Amérique dans la région”, a-t-il assuré.

IRAN

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a menacé de “venger” la mort de Soleimani et décrété un deuil national de trois jours. “Le martyr est la récompense de son inlassable travail durant toutes ces années (…). Si Dieu le veut, son oeuvre et son chemin ne s’arrêteront pas là, et une vengeance implacable attend les criminels qui ont empli leurs mains de son sang et de celui des autres martyrs”, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

IRAK

Le grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique irakienne, a qualifié dans son sermon du vendredi d'”attaque injustifiée” l’assassinat dans un raid américain à Bagdad du puissant général irakien Qassem Soleimani et du principal homme fort de l’Iran en Irak.

IRAN

La dirigeante des Moudjahidine du peuple, un groupe de l’opposition iranienne en exil, a appelé vendredi à “expulser les mollahs de la région”, après la mort en Irak du général iranien Qassem Soleimani, tué dans un raid américain, selon un communiqué du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

Selon ce communiqué du CNRI, sa présidente Maryam Radjavi a qualifié l’opération “de coup irréparable pour le régime des mollahs”. “Mme Radjavi a souligné que le moment était venu d’expulser les mollahs de la région, en particulier d’Irak, de Syrie et du Liban, et d’expulser le Corps des Gardiens de la révolution de ces pays”, est-il indiqué dans le texte, qui fustige le “joug du fascisme religieux au pouvoir en Iran”.

LIBAN

Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, grand allié de l’Iran, a promis vendredi “le juste châtiment” aux “assassins criminels” responsables de la mort du général iranien Qassem Soleimani. “Apporter le juste châtiment aux assassins criminels (…) sera la responsabilité et la tâche de tous les résistants et combattants à travers le monde”, a promis dans un communiqué le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui utilise généralement le terme de “Résistance” pour désigner son organisation et ses alliés.

IRAK/ÉTATS-UNIS

L’ambassade américaine à Bagdad, attaquée mardi par des pro-Iran, a appelé vendredi ses ressortissants à quitter l’Irak “immédiatement”, quelques heures après l’assassinat du puissant général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain.

La chancellerie appelle les Américains en Irak à partir “par avion tant que cela est possible”, alors que le raid a eu lieu dans l’enceinte même de l’aéroport de Bagdad, “sinon vers d’autres pays par voie terrestre”. Les principaux postes-frontières de l’Irak mènent vers l’Iran et la Syrie en guerre, alors que d’autres points de passage existent vers l’Arabie saoudite et la Turquie. 

ISRAËL

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a interrompu vendredi son voyage officiel en Grèce afin de rentrer en Israël, a indiqué son bureau à l’AFP. M. Netanyahu, arrivé à Athènes jeudi, devait rester dans ce pays jusqu’à samedi, mais a écourté son voyage après l’annonce du décès de Qassem Soleimani, chef des forces iraniennes al-Qods, souvent accusées par Israël de préparer des attaques contre l’Etat hébreu.

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