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Des manifestants «gilets jaunes» se sont mis à genoux à Paris, porte Maillot, pour adopter une posture rappelant celles dans laquelle plusieurs jeunes des interpellés à Mantes-la-Jolie, jeudi, ont été filmés. La vidéo de cette scène a suscité de très vives réactions.

Un syndicat lycéen a indiqué ce matin avoir déposé une plainte en lien après ces arrestations survenues dans des conditions controversées.

Nos journalistes sur place constatent que les allers-retours se multiplient entre le périphérique et les zones des portes Maillot et Dauphine. À plusieurs reprises, des «gilets jaunes» se sont dirigés vers le périphérique avant de refluer vers l’intérieur parisien.

Après plusieurs tentatives infructueuses, il semblerait qu’une partie des «gilets jaunes» se dirige vers la place de l’Étoile.

Le Figaro / ©Mapbox ©OpenStreetMap
Le Figaro / ©Mapbox ©OpenStreetMap

Ces derniers chiffres ont été donnés par Edouard Philippe lui-même, depuis le ministère de l’Intérieur. Le premier ministre était «venu faire le point sur le dispositif exceptionnel» mis en place par les autorités ce jour. «Nous veilleront à ce que cette journée de samedi puisse se dérouler dans les meilleures conditions» a laconiquement indiqué le chef du gouvernement.
Rue Vieille du Temple, dans le IIIe arrondissement de Paris, notre journaliste sur place souligne le contraste entre des «gilets jaunes» défilant dans la rue et des passants se rendant aux boutiques des environs. Les commentaires sont virulents.«Encore un truc de bourges qui bouffent bio et achètent des manteaux à 1500 euros !» lance une jeune femme. «Salauds !» crie une autre. La rencontre donne lieu à une confrontation entre un passant qui dénonce l’action des «gilets jaunes» et les manifestants.

Les CRS viennent de charger afin de déloger les manifestants qui se trouvaient sur le boulevard périphérique parisien. 

Des «gilets jaunes» se rassemblent dans de nombreuses villes en France. Des opérations de péages gratuits ou escargot sont menées, d’autres opérations sont encore en train de se mettre en place. La plupart des rassemblements se fait en petits groupes, dans le calme.

À Somain (Nord), ce matin, des “gilets jaunes” se rassmblen sur un rond-point.REUTERS/Pascal Rossignol

Parmi quelques actions notables rapportées par la presse régionale à cette heure, on peut mentionner en Auvergne-Rhône-Alpes, le blocage de l’accès à une plate-forme logistique Amazon à Montélimar (Drôme) par une vingtaine de «gilets jaunes», selon Le Dauphiné.

Plusieurs rendez-vous sont planifiés dans certaines grandes villes : des «gilets jaunes» défilent dans le calme et sous le soleil à Marseille ; des manifestations sont prévues à Lens à 10h, cet après-midi à Lille et Toulouse, ou encore à Bordeaux.

Les «gilets jaunes», qui venaient de se faire déloger du périphérique, ont réussi à très vite y retourner. La circulation est actuellement bloquée.
Nos deux journalistes Roman Geyer et Vincent Rozeron, envoyés place de la Bastille ont pu constater une centaine de «gilets jaunes». Vers 10h15, ils se dirigeaient vers la République en empruntant le boulevard Beaumarchais. 
Les CRS sont intervenus pour débloquer le boulevard périphérique parisien, où une trentaine de manifestants perturbaient la circulation. 

Un peu plus tôt, les manifestants s’allongeaient sur la route au milieu du trafic : 

Place de la Bastille à Paris, Georgette, Parisienne de 62 ans, cuisinière à la retraite et mère de trois enfants, ne «touche que 900 euros par mois». «J’avais voté Macron et je suis très déçue.» Ce qu’elle demande ? «Une augmentation de toutes les petites retraites.»Le Figaro / Marie-Estelle Pech
par Marie-Estelle Pech

Au moins 354 personnes ont été arrêtées préventivement depuis ce matin par les forces de l’ordre. Parmi elles, 127 ont été placées en garde à vue.
Les forces de l’ordre viennent de tirer des gaz lacrymogènes dans la rue Arsène Houssaye, près de la place de l’Étoile. 
Nos reporters de Figaro Live suivent la journée, et c’est également à retrouver sur la STORY du compte Instagram du Figaro : @lefigarofr
Les forces de l’ordre ont saisi des battes de baseball et des boules de pétanque lors de contrôles effectués à des péages autoroutiers. 
Le premier ministre Édouard Philippe s’est rendu à 10h au ministère de l’Intérieur, place Beauvau. Le chef du gouvernement doit «faire un premier point de situation»  avec le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, le préfet de police et l’ensemble des préfets de zone de défense, indique Matignon.
Images : Wladimir Garcin-Berson / Le Figaro

Ces «gilets jaunes» qui voulaient rejoindre le périphérique pour y manifester, sont restés bloqués un premier temps près de la porte Maillot, ne sachant pas comment se rendre sur le boulevard.

Lorsqu’ils trouvent finalement leur cible, ils ont hésité quelques minutes à y aller, craignant les voitures en mouvement.

Il finissent tout de même par se lancer, s’allongeant même sur la route.  

Le périphérique parisien est donc partiellement bloqué par une trentaine de personnes près de la Porte Maillot. 

Manu est Porte Maillot. Patron de bar tabac à Lillebonne, en Seine-Maritime et Marne, il en est à sa troisième manifestation dans Paris. «Il n’y aura pas de violence aujourd’hui. Nous avons laissé nos masques à la police. Mais j’ai l’impression que les cartes sont truquées», explique-t-il à notre journaliste sur place.Le Figaro / Christophe Cornevin
«Mais nous sommes la voix du peuple. Aujourd’hui, ce sont les gilets jaunes, en 1789 c’était les bonnets phrygiens. Nous allons inviter Macron à s’entourer de gens plus compétents. Un ministre qui ne ne connaît pas le montant du Smic, c’est insupportable.»

par Christophe Cornevin

Quelques centaines de personnes ont défilé dans le calme sur une partie des Champs-Elysées avant de s’arrêter au niveau d’un cordon de forces de l’ordre. 

VIDÉO – «Gilets jaunes» : Des manifestants font face aux policiers avec une Marseillaise
La préfecture de police de Paris a fait état de 320 interpellations, un chiffre très supérieur au samedi 1er décembre à la même heure.
Nous en parlions plus bas dans ce live, de nombreux commerçants ont barricadé leurs enseignes en prévision d’éventuels heurts à Paris. De belles et grandes palissades ont donc été posées hier et toute la nuit sur de nombreuses vitrines.Ce matin, au moins l’une d’entre elles a déjà été taguée, faute d’orthographe comprise : 

Bertrand GUAY / AFP

L’occasion de lire (ou relire) ces trois articles que nous avons récemment publiés : 

» Ce que les slogans des «gilets jaunes» racontent du mouvement
» Chaos, insurrection, guérilla urbaine : pourquoi ces mots s’imposent avec les «gilets jaunes»
» Pancartes, tags, slogans: ce que disent les mots des «gilets jaunes»

Plusieurs portions d’autoroute sont fermées dans plusieurs régions en raison de la mobilisation.

À Bordeaux, l’A10 est fermée dans les deux sens entre les échangeurs d’Ambès au nord de Bordeaux et de Blaye-Montendre. Cette fermeture est due à des feux de palettes déclenchés par des “gilets jaunes” dans la nuit, rapporte France Bleu.

L’aturoute A7 est également bloquée par des manifestants aux niveaux de Valence sud et Valence nord. Plusieurs échangeurs sont fermés.

La circulation sur l’autoroute A6 est également coupée entre Mâcon et Villefranche-sur-Saône, indique Le journal de Saône-et-Loire.

Sur l’A9, entrée et sortie sont interdites au niveau de Narbonne sud. L’A28 est également perturbée au niveau du Mans.

Le site de Vinci Autoroutes signale par ailleurs les présences de manifestants aux péage.

Une partie des manifestants qui s’étaient regroupés près de l’Arc de Triomphe ont descendu les Champs-Élysées. Ils ont été stoppés par les forces de l’ordre présentes en masse pour protéger ce lieu sensible situé à quelques centaines de mètres du palais de l’Élysée. 
Le parquet de Paris a annoncé samedi l’ouverture d’une enquête après la divulgation sur internet d’un document de la préfecture de police détaillant le dispositif de sécurité prévu dans la capitale pour la journée de manifestations des «gilets jaunes». Ce document, censé rester confidentiel, a commencé à circuler vendredi.
Les nombreuses interpellations recensées ce matin sont faites à l’occasion des contrôles d’identité et de fouilles. Elles se font principalement sous le motif d’une participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction et en vue de dégradation de biens.Cette photo diffusée par la préfecture de police montre par exemple des objets découverts lors d’un contrôle au péage, sans préciser le lieu de cette fouille. Un tel contrôle peut donner lieu à une interpellation préventive.

Préfecture de police

De nombreuses stations et lignes de métro sont perturbées à Paris depuis la prise de service à 5h30.

Nous résumons tout dans cet article : 

» Métro, RER, Velib’… D’importantes perturbations dans les transports à Paris

Les forces de l’ordre procèdent à une fouille systématique de toute personne souhaitant se rendre sur l’avenue des Champs-Élysées ou la place de la Bastille. Elles confisquent tout le matériel pouvant servir aux émeutes : lunettes de ski ou de natation, casques, sérum physiologique contre les gaz lacrymogène. 

VIDÉO – Aux abords de Porte Maillot, les forces de l’ordre confisquent le bâton d’un drapeau, les bouteilles et canettes de soda des manifestants.

Les interpellations se multiplient avant même le début concret de la mobilisation. Le nombre d’interpellations s’élevait ainsi à 278 à 8h40. La préfecture de police de Paris a prévu une capacité de 800 gardes à vue.
Les premiers «gilets jaunes» se sont regroupés en haut de l’avenue des Champs-Élysées pour ce quatrième samedi de manifestations alors que les forces de l’ordre se préparent pour cette nouvelle mobilisation à haut risque.
Le ministre de l’Intérieur, Chirstophe Castaner, accompagné du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a rendu visite aux forces de l’ordre, tôt ce matin, près des Champs-Élysées. Christophe Castaner a dû faire face à de nombreuses critiques après les violences des trois derniers samedis. 
Les interpellations se poursuivent à Paris : la préfecture de police annonce que 177 personnes avaient été interpellées à 8h15. L’objectif des forces de l’ordre est d’empêcher au maximum que des groupes de contestation violente ne se forment et que des violences éclatent.
Très rarement utilisés en métropole, une douzaine de blindés à roues de la gendarmerie nationale sont déployés samedi à Paris. Au moins l’un d’entre eux a été aperçu place de la Bastille tôt ce matin.Lucas Barioulet / AFP

Les VBRG, véhicules blindés à roue de la gendarmerie, font parties de l’arsenal du maintien de l’ordre français depuis 1975. Cet engin bleu à quatre roues motrices «protège des tirs d’armes légères d’infanterie à 100 mètres», selon le site du ministère des Armées. De quoi sécuriser le transport de gendarmes mobiles.

Ce blindé «possède des équipements lui permettant le contre-tir sous tourelle, le tir de grenades lacrymogènes sous tourelle, la diffusion de gaz lacrymogène», indique également le site. Certaines versions sont équipées d’une lame qui permet de dégager les axes de circulation d’éventuels obstacles et barricades.
Principalement utilisés outre-mer, ils sont rarement déployés en métropole: la dernière fois, c’était lors de l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils avaient également été engagés lors des émeutes dans les banlieues en 2005. Ce type de blindés a également été engagé «en opérations interarmées au Kosovo» pour du maintien de l’ordre et pour des «évacuations de ressortissants» en Côte-d’Ivoire.
Dans le cadre des contrôles sur réquisitions opérés sur la capitale, la préfecture de police de Paris vient de dresser un premier bilan. À 7h30 : 121 personnes ont été interpellées (65 versifications d’identité et 32 gardes à vue), essentiellement pour participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction et dégradation de biens.

Le périphérique parisien devrait être l’un des lieux de rassemblement aujourd’hui. Telle est la dernière consigne passée par Éric Drouet, l’initiateur du mouvement. Sur ses pages Facebook, ce leader indique ainsi vouloir se démarquer des casseurs. «Nous allons aller sur le périphérique […]. Si une institution, un monument, un magasin est pris pour cible, ce ne sera pas les “gilets jaunes”», écrit-il.

Ce matin, les panneaux de signalisation indiquait qu’il était recommandé d’éviter le boulevard parisien pour l’ensemble de la journée.

En invitant les manifestants à se tenir à distance des rues parisiennes, Éric Drouet espère ainsi déjouer le piège que tend, selon lui, le gouvernement, en voulant faire passer «les “gilets jaunes” pour des radicaux». Influent et jusque-là très écouté, Éric Drouet devrait voir son mot d’ordre respecté par nombre de manifestants qui le suivent sur les réseaux sociaux. Avant de rejoindre le périphérique, les contestataires sont invités à se rassembler porte Maillot entre 9h et 11h30. En parallèle, d’autres «gilets jaunes» devraient se regrouper sur divers sites de la capitale, dont l’avenue des Champs-Élysées.

Mais pas sûr qu’Éric Drouet puisse se rendre à Paris. Il pourrait en effet être entendu par la police. Du moins il s’y attend. Cette audition est liée à une enquête qui, depuis jeudi soir, le vise pour «provocation à la commission d’un crime ou d’un délit» et «organisation d’une manifestation illicite». 

Ces démêlés avec la justice sont liés à sa prestation sur BFMTV mercredi soir, où il avait lancé un appel au putsch, annonçant son but d’investir l’Élysée samedi. 
Dans le cadre de cette enquête ouverte sur décision du parquet de Paris, après le signalement de la préfecture de police, le domicile en Seine-et-Marne d’Éric Drouet a été perquisitionné vendredi. Son épouse a été auditionnée. par Angélique Négroni

De nombreux commerces ont choisi de fermer leurs portes aujourd’hui à Paris ou de protéger leurs vitrines à l’aide de palissades. Ce qui donne un paysage surprenant et de possibles terrains d’expression. Ces images sont créditées Charles Platiau de Reuters  et Alain Jocard de l’AFP : 
Le chef de l’Etat devrait rester à l’Elysée ce samedi en restant informé de la situation, indiquent plusieurs médias. Comme annoncé hier par le président de l’Assemblée nationale, il ne devrait s’exprimer que dans les prochains jours.

Pour en savoir plus, nos articles : 
» Emmanuel Macron face à un tournant de son quinquennat 
» Guillaume Tabard: «Du bon moment pour reparler aux Français»

Des fourgons de gendarmerie ont été aperçus peu avant 7h place de la Concorde à Paris, ainsi que porte Maillot et sur l’avenue des Champs-Elysées. Les blindés utilisés aujourd’hui sont en position place de la Bastille. 36 stations de métro sont fermées dans la capitale.

Lucas BARIOULET / AFP

Pour en savoir plus sur les perturbations dans les transports, voici notre article.

» Métro, RER, Velib’… De nombreuses perturbations dans les transports à Paris

Échaudé par l’éruption du 1er décembre, le gouvernement veut à tout prix éviter des scènes du même genre aujourd’hui.

Ce jour-là, plus de cent véhicules ont brûlé dans les beaux quartiers de Paris, des vitrines d’agences bancaires et de commerces ont volé en éclat et des centaines de manifestants ont participé aux affrontements avec les forces de l’ordre à Paris mais aussi dans d’autres villes du pays. Bilan du ministère de l’Intérieur : 136.000 manifestants en France, dont 10.000 à Paris, 263 blessés, dont 133 à Paris, 682 personnes interpellées avec, là encore, des chiffres particulièrement élevés dans la capitale (412).

Vendredi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dit s’attendre à quelques milliers de personnes à Paris, parmi lesquelles «des gens ultra violents».

Pour en savoir plus, voici deux articles (Premium) : 
» «Gilets jaunes» : enquête sur une dérive violente

Voici une sélection de quelques-uns de nos articles à lire avant cette nouvelle journée de mobilisation : 

» «Gilets jaunes» : la France redoute un nouveau samedi noir
» Métro, RER, Velib’… De nombreuses perturbations dans les transports samedi à Paris
» «Gilets jaunes»: Bernard Tapie confie ce qu’il a «sur le cœur»
» La carte des zones sensibles des manifestations de samedi à Paris
» «Macron démission», «colère», «peuple» : ce que les slogans des «gilets jaunes» racontent du mouvement
» «Gilets jaunes» : des grenades GLI-F4 sont contestées, on vous explique de quoi il s’agit
» DATA – Gilets jaunes : donnez votre avis à plus d’un mois de mobilisation

• La France barricadée
Nous l’avons vu ce matin dans les rues de Paris : commerces fermés, spectacles annulés, matches de foot reportés, programme du Téléthon et parcours de la marche pour le climat changés: partout dans l’Hexagone, des dispositions exceptionnelles sont en vigueur pour se prémunir d’une nouvelle flambée de violences.

«Gilets jaunes» : la France redoute un nouveau samedi noir

• Dispositif de police exceptionnel
Un dispositif policier «exceptionnel» sera déployé sur tout le territoire avec 89.000 membres des forces de l’ordre, dont 8000 à Paris. Dans la capitale, pour la première fois depuis des décennies, l’État engagera des VBRG, ces véhicules blindés à roue de la gendarmerie.

«Gilets jaunes» : la carte des zones les plus sensibles des manifestations de samedi à Paris

• Des «gilets jaunes» lancent des appels au calme

Éric Drouet, un des initiateurs du mouvement, visé par une enquête après avoir appelé à entrer dans l’Élysée, a appelé à laisser «Paris aux casseurs» et d’aller manifester «sur le périphérique» parisien à la place.

Un des représentants des «gilets jaunes libres», Benjamin Cauchy, a appelé à ne pas aller manifester à Paris, estimant que ce rendez-vous était «un traquenard». Il a été reçu avec une délégation de «gilets jaunes» pendant une heure et demie vendredi soir à Matignon par le premier ministre, «conscient de la gravité de la situation», selon lui. «Le premier ministre nous a écoutés et promis de porter nos revendications au président de la République. Maintenant nous attendons M. Macron. J’espère qu’il va parler au peuple de France comme un père, avec amour et respect et qu’il prendra des décisions fortes», a déclaré à la sortie Christophe Chalençon, un autre porte-parole du mouvement.

Métro, RER, Velib’… De nombreuses perturbations dans les transports samedi à Paris

• Une vingtaine d’éléments «radicaux» interpellés par précaution

Le chef de l’État s’est rendu dans la soirée au fort de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) pour y rencontrer des gendarmes mobiles qui seront déployés aux Champs-Élysées. Une vingtaine d’interpellations ont eu lieu vendredi contre des éléments radicaux, a affirmé la ministre de la Justice Nicole Belloubet. «Nous cherchons absolument à éviter les violences et les heurts», a-t-elle déclaré sur BFMTV.
• Interdiction de manifester dans huit communes du Nord
Le gouvernement a multiplié les appels au calme, constatant que l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants n’a pas suffi à apaiser la colère. 68 % des Français soutiennent la mobilisation des “gilets jaunes”, selon un sondage OpinionWay pour LCI publié vendredi, un chiffre stable par rapport à l’enquête de la semaine dernière. L’exécutif craint une alliance entre ultradroite, ultragauche, «gilets jaunes» les plus remontés et jeunes de banlieues. En régions, une interdiction de manifester a été décrétée dans huit communes du Nord tandis qu’à Montauban, 28 cocktails Molotov et trois bombes artisanales ont été saisis sur un rond-point occupé par des «gilets jaunes».

• Un risque d’extension de la mobilisation à d’autres secteurs
Une extension de la mobilisation des «gilets jaunes» à d’autres secteurs est également crainte, notamment chez les agriculteurs et dans l’éducation où la situation est très tendue. Quelques milliers de lycéens ont défilé vendredi à Paris aux cris de «Macron démission». Dans les transports routiers toutefois, la CGT, après FO, a levé son appel à faire grève de manière illimitée à partir de dimanche soir.

Bonjour à tous, nous suivons dans ce live cette journée du 8 décembre 2018. Une 4e mobilisation du mouvement des «gilets jaunes» est annoncée. Les autorités redoutent des violences. Nous vous proposerons ici les dernières informations, des vidéos et des liens.