13h00. Le dispositif de sécurité encadrant la manifestation des gilets jaunes a fuité sur internet. Vendredi soir, une note dévoilant une partie du dispositif de sécurité, mis en place ce samedi, a été divulguée et partagée sur un forum. Si la préfecture s’est voulue rassurante, évoquant des informations « minimes » sur les équipes les plus légères et mobiles, le procureur de la République a tout de même été saisi. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris et confiée à la BEFTI (Brigade d’enquête sur les fraudes aux technologies de l’information), a indiqué une source judiciaire à BFMTV.

12h45. Face à l’imposant dispositif des forces de l’ordre, certains « gilets jaunes » font part de leur frustration. Une manifestante estime auprès du Figaro que cet étau policier les « empêche de manifester ». Les quelque rares touristes a avoir osé s’aventurer dans les rues de la capitale aujourd’hui sont relativement sereins. Sur BFMTV, le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, décrit « une situation plutôt calme ». Celle-ci pourrait toutefois s’envenimer dans les heures à suivre, plusieurs journalistes faisant état du dépavage de l’avenue des Champs-Élysées.

Quelques actes de vandalisme ont été recensés, notamment au métro Richelieu-Drouot, à cheval entre le 2e et le 9e arrondissement de Paris, où des casseurs s’en sont pris à un établissement bancaire. Des violences condamnées par les « gilets jaunes » présents sur place. « Nique le système, nique le système bancaire ! », répond l’un des casseurs.

12h20. Sur Twitter, la gendarmerie nationale affirme avoir procédé à de « nombreuses interpellations d’individus violents porteurs d’objets dangereux » et au contrôle de plus de 5 000 personnes sur les axes routiers et aux péages. 

À Paris, le boulevard Haussmann est bloqué par les CRS. Des centaines de manifestants remontent les grands boulevards à partir de la place de la République. On compte désormais 548 interpellations dans la capitale.

12h10. Comme le week-end dernier, les manifestations de « gilets jaunes » dépassent les frontières hexagonales. À Bruxelles, en Belgique, les autorités ont procédé à quelque 70 interpellations, a fait savoir  Ilse Van De Keere, porte-parole de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles. Le quartier européen a été bouclé par les forces de l’ordre.

Selon l’agence Belga, des « gilets jaunes » bloquent l’autoroute E17 vers Rekkem, une ville de Flandre occidentale, située près de la frontière avec la France. Les manifestants ont également érigé un barrage a également sur la E40, au niveau de la frontière franco-belge, à hauteur d’Adinkerque, dans le nord du pays.

12h00. On compte à la mi-journée 514 interpellations et 272 gardes à vue, selon la préfecture de police. Marine Le Pen a pris la parole sur Twitter. Elle salue des « manifestations largement pacifistes » et dénonce « une campagne gouvernementale d’intimidation, de diabolisation » à l’égard des « gilets jaunes ». 

Le conjoint de la présidente du Rassemblement national, Louis Aliot, a quant à lui diffusé sur Twitter des images de la mobilisation des « gilets jaunes » à Perpignan,  dans les Pyrénées-Orientales, département dont il est député.

11h30. Retour à Paris, où la situation reste tendue, mais sans commune mesure avec le week-end dernier, où de franches violences avaient déjà eu lieu à ce moment de la journée. Quelques accrochages ont eu lieu avec les forces de l’ordre dans la capitale, mais la situation reste globalement pacifique. Des grenades lacrymogènes ont été lancées ça et là, mais le face-à-face entre les manifestants et les policiers n’ont pas tourné à l’affrontement violent. On compte désormais 492 interpellations.

Des « gilets jaunes » se sont mis à genoux, à Paris et en différents endroits dans l’Hexagone, en référence à la posture que les forces de l’ordre ont fait adopter à des lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie (Yvelines) jeudi. La vidéo, très relayée sur les réseaux sociaux, avait suscité la polémique. 

Du côté du périphérique, des manifestants continuent de vouloir perturber le trafic automobile. Sur place, les journalistes du Figaro constatent des allers-retours entre le boulevard et les zones des portes Maillot et Dauphine, régulièrement chassés par les autorités vers l’intérieur parisien.

11h15. Partout en France, les « gilets jaunes » se mobilisent. À Grenoble (Isère), la situation s’est tendue depuis l’interpellation de l’une des figures locales du mouvement, Julien Terrier, tout comme près de Rouen (Seine-Maritime), à Tourville-la-Rivière, où plusieurs incendies ont été provoqués aux abords d’un centre commercial. Des manifestants se massent également à Caen (Calvados), Laval (Mayenne), au Puy-en-Velay (Haute-Loire), à Bordeaux (Gironde) ou encore à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le trafic autoroutier est perturbé dans de nombreuses régions.

11h00. De son côté, Édouard Philippe est arrivé aux alentours de 10 heures au ministère de l’Intérieur, place Beauvau, afin de suivre les événements. Après « un premier point de situation avec le ministre [de l’Intérieur Christophe Castaner], le préfet de police et l’ensemble des préfets de zone de défense », selon Matignon, il a annoncé que 481 interpellations avaient eu lieu, et que 211 personnes avaient été placées en garde à vue. Emmanuel Macron, quant à lui, devrait rester au palais de l’Élysée ce samedi, d’où il se tiendra informé des manifestations. Comme annoncé hier par le président de l’Assemblée nationale, il ne devrait s’exprimer que dans les prochains jours.

10h40. La situation commence à se tendre dans le secteur des Champs-Élysées. Un mouvement de foule dans une rue adjacente a conduit les forces de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogène. 

À l’appel du « gilet jaune » Éric Drouet, qui souhaitait ce faisant se distinguer des casseurs, quelques dizaines de manifestants ont mené une action sur le boulevard périphérique parisien, à hauteur de la porte Maillot, avant d’être délogés par les CRS, dans le calme.

Selon le porte-parole de la direction de la police nationale, Camille Chaize, interrogé sur franceinfo, plusieurs centaines d’actions des «gilets jaunes » se déroulent actuellement en France « dans le calme ». La Voix du Nord rapporte que des barrages avaient lieu ce matin dans le Boulonnais, à proximité de Capécure (Pas-de-Calais). où plusieurs camions sont bloqués. Pour autant, la zone portuaire n’est pas paralysée.

10h20. Malgré le calme relatif qui règne dans le secteur des Champs-Élysées, de nombreuses interpellations ont eu lieu dès le début de journée, lors des opérations de filtrage, et la tension a monté d’un cran. On comptait 121 interpellations à 8 heures, et 343 à 10 heures, la plupart d’entre elles pour « participation à un groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou dégradation de biens », selon la préfecture de police. Les policiers procèdent à la saisie des masques de protection et des objets susceptibles d’être projetés sur les fonctionnaires. 127 personnes ont été placées en garde à vue. Une partie des manifestants ont redescendu l’avenue en direction de la place de la Concorde, également bouclée par les forces de l’ordre. 

10h02. Bonjour à tous et bienvenue sur ce live qui suivra la journée de mobilisation des « gilets jaunes », samedi 8 décembre, en direct. Pour cet acte IV du mouvement, près quelque 1 500 « gilets jaunes », selon la préfecture de police, sont de retour sur les Champs-Élysées, aux cris de « Macron démission », où les forces de l’ordre ont été déployées en nombre, soutenues par deux véhicules blindés de la gendarmerie nationale. Quelque 8 000 fonctionnaires de police, contre 4 600 le week-end dernier, sont mobilisés ce samedi pour sécuriser les 14 secteurs de la capitale considérés comme étant des zones à risques. 90 000 policiers et gendarmes sont mobilisés dans tout le pays.

Les commerces ont profité de la nuit dernière pour placarder des palissades en bois sur leur devanture afin de protéger leurs vitrines. Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, se montre aux côtés des policiers, à l’aube de cette journée de mobilisation.