A 19h10 : un porte-parole de l’armée de l’Air a donné une conférence de presse, au ministère de la Défense à Paris. Il a enjoint à “rester prudent et d’éviter les rumeurs, les familles (des deux occupants) étant toujours dans l’attente”.

Le Mirage 2000D disparu effectuait une opération “à basse altitude, qui ne nécessitait pas qu’on voie le sol”, a-t-il indiqué. Le brouillard n’a pas forcément joué un rôle dans l’accident, d’après lui. Les deux passagers : “un pilote et un navigateur”, revenaient quant à eux d’opérations extérieures, a-t-il précisé. Le porte-parole a aussi assuré qu’il était encore impossible de déterminer si le parachute retrouvé dans les arbres était “un parachute de freinage ou appartenant à l’équipage”.

Seule certitude, qui ne présage rien de positif : aucune balise de détresse n’a été déclenchée avant l’impact, ni par les occupants, ni au moment de l’éjection des sièges.

À 18h45 : les recherches se poursuivent sur le site de la Combe Noire. Le secteur est toujours bloqué. Les gendarmes de l’air sont sur place, soutenus par les militaires de l’armée de l’air.

À 17 h 10 : deux gérants des pistes de ski de fond auraient trouvé le lieu du crash. Ils ont observé des débris sur plusieurs hectares.

Les débris de l'aéronef se situeraient sur la Combe Noire. Photo capture Google Maps Les débris de l’aéronef se situeraient sur la Combe Noire. Photo capture Google Maps
Photo Maxime Courché
Photo Maxime Courché
Photo Maxime Courché
A 16 h 50 : le commandant du groupement de gendarmerie du Jura est à la tête des opérations. Toujours selon nos informations, le groupe montagne et secours périlleux du SDIS 39 est sur place.

A 16 h 30 : les gendarmes bloquent actuellement la route, la D55, menant à Mouthe depuis Mignovillard. Le secteur de recherches est toujours interdit au public.

Une conférence de presse devrait avoir lieu à 18 heures, à Paris, au ministère des Armées. Une premier communiqué presse a été envoyé par le Ministère, confirmant les informations suivante : la perte du contact radio de l’appareil parti de Nancy Ochey, le lieu et les moyens de recherches mis en place. 
Les gendarmes bloquent l'accès à la D55 en direction de Mouthe. Photo Mathilde Garnier Les gendarmes bloquent l’accès à la D55 en direction de Mouthe. Photo Mathilde Garnier
Les gendarmes bloquent l'accès à la D55 en direction de Mouthe. Photo Mathilde Garnier Les gendarmes bloquent l’accès à la D55 en direction de Mouthe. Photo Mathilde Garnier
Le PC de Mignovillard. Photo Maxime Courché Le PC de Mignovillard. Photo Maxime Courché
Le PC de Mignovillard. Photo Maxime Courché Le PC de Mignovillard. Photo Maxime Courché
A 15 h 45 : selon les propriétaires du chalet de la Bourre, un hélicoptère de l’armée s’est posé sur les lieux. Des secours ont rejoint en nombre la zone où les débris ont été retrouvés afin de retrouver les deux occupants du Mirage. Le lieu du crash se précise, dans les hauteurs de Mignovillard, vers la Combe noire.
Le crash d'un avion en février 2018, à La Chailleuse, avait fait trois morts. L'avion volait trop bas et avait percuté le relief. Le crash d’un avion en février 2018, à La Chailleuse, avait fait trois morts. L’avion volait trop bas et avait percuté le relief.

Les précédents accidents mortels de Mirage 2000 en France

> Le 3 octobre 2012, le Mirage 2000-5F no 68, appartenant à l’Escadron de chasse 1/2 Cigognes, s’écrase peu après son décollage de la base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur, tuant son pilote.

> Le 1er mars 2011 vers 21 h 20, au cours d’un vol d’entraînement, le Mirage 2000N no 309 / 116-AO non armé de l’Escadron de chasse 2/4 La Fayette basé sur la base aérienne 116 dans la Haute-Saône disparaît des radars au-dessus de la Creuse. Un capitaine et un lieutenant décèdent dans l’accident.

> Le 12 juillet 2007, un Mirage 2000N no 337 de la Base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur heurte en vol un avion de tourisme léger lors d’un vol d’entraînement à la navigation à vue ; l’avion de tourisme s’écrase au sol et son pilote est tué.

> Le 19 février 2007, le Mirage 2000C no 116/12-KH de la Base aérienne 103 Cambrai-Épinoy s’abîme en mer au large de Bonifacio ; son pilote est décédé.

> Le 23 août 2004, le Mirage 2000N no 362/4-CU de la Base aérienne 125 Istres-Le tubé percute en vol un ULM au-dessus de l’Auvergne. Les deux occupants de l’ULM sont tués.

> Le 7 octobre 1992, le Mirage 2000N K2 no 352 de l’EC 02.003 Champagne, basé à Nancy, en patrouille avec 3 autres 2000, percute le mont Chapeloune à 2 km à l’ouest du Puy Mary dans le Cantal ; les deux membres d’équipage, le commandant Olivier Festas, pilote et chef de l’EC 02.003 (leader de la patrouille de France en 1990), et le lieutenant Nicolas Rachwalski, meurent dans le crash.

> Le 9 avril 1991, le Mirage 2000N no 328 de l’Escadron de chasse 3/4 Limousin entre en collision avec un hélicoptère de la Marine au-dessus du département du Puy-de-Dôme ; le bilan est de dix morts : les huit occupants de l’hélicoptère, qui s’est écrasé sur la commune de Cros, et les deux occupants du Mirage.

> Le 8 janvier 1990, le Mirage 2000C no 10/2-LB de l’Escadron de chasse 3/2 s’écrase à Dijon ; le pilote est tué.

A 15h30 : La forêt de Mignovillard représente environ 2500 hectares avec un relief accidenté. Le point le plus haut culmine à 1050 m d’altitude. Un conseiller municipal de Mignovillard a vu une voiture de pompiers emprunter le col de la Bourre. Selon l’édile, le secteur est régulièrement survolé par des avions de chasses : “c’est un couloir aérien, il en passe chaque semaine, il y a même des vols de nuit. Les aéronefs passent entre 50 et 100 mètres d’altitude “.

La base aérienne 133 de Nancy-Ochey

Photo DR
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Selon Wikipédia, la base aérienne 133 Nancy-Ochey de l’Armée de l’air française est située sur les communes d’Ochey et de Thuilley-aux-Groseilles, au sud de Toul et à l’ouest de Nancy dans le département de Meurthe-et-Moselle, région Lorraine.

Créée en 1915 après l’expropriation de 150 hectares de terres cultivées, il s’agit d’une des bases aériennes françaises les plus anciennes.

La base abrite aujourd’hui la 3e Escadre de chasse dont les escadrons volent tous sur le chasseur spécialisé dans l’attaque au sol Mirage 2000D : escadron de chasse 1/3 Navarre, escadron de chasse 2/3 Champagne, escadron de chasse 3/3 Ardennes, escadron de transformation Mirage 2000D 4/3 Argonne. On y trouve aussi L’escadron de soutien technique aéronautique 15.003 « Malzéville ».

A 15 h 20 : l’hélicoptère tourne toujours sur la zone. La visibilité est catastrophique. Le Mirage se serait crashé dans la Combe Noire. Les recherches se concentrent sur une zone réduite.

Les pilotes, un homme et une femme, sont toujours introuvables.

A 14 h 50 : les premiers débris ainsi qu’un parachute ont été retrouvés sur les hauteurs de Mignovillard. Sur une route forestière à la frontière entre le Doubs et le Jura.

L’hypothèse du crash semble donc se confirmer d’autant que plusieurs témoins confirment avoir entendu une explosion.

Les débris ont été retrouvés dans la Combe noire

Les chemins de randonnée autour de Mignovillard. Les chemins de randonnée autour de Mignovillard.
A 14 h 25 : un poste de commandement a été installé en mairie de Mignovillard. Les VLPC, véhicule poste de commandement, sont arrivés. Des VLHR, véhicule de liaison tout-terrain sont sur la route en renfort.

Un hélicoptère tourne actuellement sur la zone. Les gendarmes sont équipés d’un appareil (notre photo) qui permet de localiser une balise de signal de détresse. 

Les recherches sont compliquées en raison de la neige. 

Zone de recherches

A 14 h 15 : Un dispositif, le Wolf hound, avait permis de retrouver une joggueuse perdue dans le haut Jura il y a plusieurs semaines. A Foncine plus précisément, pas très loin des lieux de recherches. 

Sur Facebook, la gendarmerie du Jura annonce que les gendarmes du Jura et du Doubs “effectuent en ce moment même des recherches actives en vue de localiser les deux militaires qui pilotaient l’appareil”.

Les recherches se concentrent dans un secteur allant de Mouthe (Doubs) à Mignovillard (Jura)

A 14 heures : Actuellement, des gendarmes et secours se trouvent à Mignovillard pour effectuer des recherches suite à ce possible crash. C’est le point de rendez-vous. Toujours aucune trace du Mirage.

A midi : L’avion de l’armée, un mirage 2000 D, est, selon la Préfecture du Doubs,  ” non armé et ne possède pas de réservoir supplémentaire”. Il a décollé pour une opération courante et aurait disparu des radars entre haut Doubs et haut Jura. Un crash est suspecté. Il sont deux dans l’appareil, muni de sièges éjectables.

A l’heure actuelle, on ne sait pas si les occupants de l’aéronef ont pu activer ce système. Les deux militaires n’ont pour l’heure, donné aucun signe de vie.

Les COD, centres opérationnels départementaux du Jura et du Doubs, ont été activés en préfecture. Le plan SATER, Sauvetage Aéro-Terrestre, a été déclenché.