EN DIRECT – Covid-19: le pic de la deuxième vague dépassé en réa, Macron toujours sous pression – BFMTV

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Dans les Hauts-de-France, le pic de la première vague est dépassé en réanimation

Dans les Hauts-de-France, le pic de la deuxième vague est désormais dépassé dans les services de réanimation. Celui de la première aussi, note ce mardi matin sur BFMTV Patrick Goldstein, chef des urgences du CHU de Lille et patron du Samu du Nord. “Nous avons encore une petite marge de réserve”, commente-t-il, avec un taux d’occupation des lits de 88%.

Pour l’instant, il n’y a pas de tri dans son établissement. “Un certain nombre d’interventions vont être déprogrammées, mais en aucun cas des urgences ou des interventions qui ne peuvent pas attendre comme pour des cancers”, explique-t-il. “Des décisions difficiles pourraient être prises mais nous n’en sommes pas là.”

Pour autant, Patrick Goldstein estime que “les mesures prises aujourd’hui sont probablement insuffisantes”, d’autant que l’impact sur les services hospitaliers ne se ressent que plusieurs semaines après leur entrée en vigueur.

“La réanimation, ce n’est pas ça qui va éteindre l’épidémie”, commente le soignant. “La seule chose qui peut nous permettre aujourd’hui de tenir le choc, ce sont les mesures barrières en attendant la vaccination.”

Un réanimateur francilien s’attend à “600 morts par jour” dans deux semaines

Le professeur Jean-François Timsit ne cache pas son inquiétude dans les colonnes de Libération ce mardi. “Je peux le dire sans être grand clerc, dans deux semaines, on aura 600 morts par jour”, estime le chef du service de réanimation de l’hôpital Bichat, à Paris.

En l’absence de restrictions fortes, des projections de l’AP-HP estiment qu’il pourrait y avoir près de 4500 patients en réanimation fin avril, note le journal. “En clair, on serait 400% au-dessus de notre capacité ordinaire de réanimation”, s’alarme un hospitalier interrogé par le journal.

Les Français ont moins lu en 2020, la faute à la crise sanitaire?

86% des Français ont lu au moins un ouvrage en 2002, contre 92% l’année précédente, selon une étude réalisée par Ipsos pour le Centre national du Livre (CNL), dévoilée par Le Parisien. Pour le CNL, cette baisse du lectorat est “certainement liée aux contraintes imposées par la crise sanitaire”, qui a pu réduire les moments propices à la lecture, par exemple dans les transports en commun.

“Pas d’éléments extrêmement positifs dans l’immédiat”: l’analyse de notre consultant Alain Ducardonnet

“Qu’est-ce qu’on fait dans les 15 jours qui viennent?”, interroge notre consultant santé Alain Ducardonnet ce mardi matin. C’est la question à laquelle est confrontée l’exécutif face à la saturation des services de réanimation, où la troisième vague a désormais dépassé la deuxième.

Car le problème est global. Comme le souligne Alain Ducardonnet, l’incidence “continue de monter régulièrement inexorablement et pas que dans les régions qui sont sous restrictions”. “La France globalement est en train de rougir voire de se noircir”, note-t-il.

Par ailleurs, en réanimation, “c’est évident aujourd’hui qu’on est dans une saturation”. Peut-on “pousser les murs” jusqu’à accueillir 7000 patients Covid, comme lors de la première vague? Oui, “mais à l’époque il n’y avait quasiment plus d’autres pathologiques, y avait plus de traumatologie routière par exemple”, en raison du confinement, rappelle Alain Ducardonnet.

Aux patients Covid il faut donc ajouter les malades en réanimation pour d’autres pathologies – en les incluant, près de 9 lits sur 10 sont désormais occupés en France. Et les patients Covid traités sont “plus jeunes”, donc “vont rester plus longtemps”, “même s’il y aura probablement moins de décès”.

La météo printanière de ces prochains jours va-t-elle nous donner de l’air? Elle jouera “à la marge”, note Alain Ducardonnet, d’autant que le week-end de Pâques s’annonce glacial. Et les vaccins? “C’est un espoir, mais pour la mi-mai”.

“Il n’y a pas d’éléments extrêmement positifs dans l’immédiat”, résume notre consultant santé, qui note que la France est face à “un problème de temporalité”.

Dans l’archipel français de Wallis et Futuna, près de 40% de la population adulte est déjà vaccinée

Près de 40% de la population adulte a été vaccinée dans le petit archipel de Wallis et Futuna, où l’épidémie de Covid-19 a fait quatre morts depuis le 6 mars, a indiqué mardi l’Administration supérieure.

“Au dixième jour de la campagne, nous en sommes exactement à 38,5% de la population majeure (3190 personnes), qui a reçu la première injection de vaccin (Moderna)”, a déclaré Hervé Jonathan, administrateur supérieur.

Une campagne massive de vaccination de toute la population majeure a été lancée le 20 mars dans cet archipel français du Pacifique sud, où 18.000 doses de vaccin ont été acheminées.

À la faveur d’une protection drastique de ses frontières, le territoire était parvenu à rester exempt de Covid-19 pendant un an, avant la détection le 6 mars d’un premier cas, qui n’a pas été considéré comme le patient zéro.

Cultes: le Conseil d’Etat écarte toute modification du couvre-feu pour Pâques

Le Conseil d’Etat a écarté ce lundi toute modification du couvre-feu pendant la semaine de Pâques, réclamée par deux associations catholiques qui souhaitaient que les fidèles puissent célébrer la veillée pascale après 19 heures.

“L’impossibilité de se rendre dans un lieu de culte pendant le couvre-feu, y compris pendant la semaine de Pâques, ne porte pas une atteinte manifestement disproportionnée à la liberté de culte au regard de l’objectif de préservation de la santé publique”, a estimé la plus haute juridiction administrative, saisie par les associations Civitas et VIA La Voie du peuple, dans un communiqué accompagnant sa décision.

Le Conseil d’État observe notamment que “de nombreuses paroisses ont adapté leurs horaires”, avec des cérémonies qui ont lieu plus tôt dans l’après-midi, et que la conférence des évêques de France a “proposé des aménagements liturgiques permettant de célébrer la veillée pascale du 3 avril, en tenant compte des restrictions liées au couvre-feu”.

Macron envisage de s’exprimer dès cette semaine ou la suivante

Face à la troisième vague, l’exécutif n’a “pas de tabou”, insiste-t-on dans l’entourage du président. D’après nos informations, Emmanuel Macron envisage de s’exprimer, dès cette semaine ou la suivante.

Le président de la République est convaincu que le pays est engagé avant tout dans une course de vitesse, dans laquelle se jouent à la fois la lutte contre les variants du Covid-19 et l’accélération de la campagne vaccinale.

“Plus tu avances sur le vaccin, plus les personnes sont protégées, plus les mesures sont efficaces, plus l’épidémie est sous contrôle”, égrène une source proche du chef de l’État auprès de BFMTV.

Mais en attendant, face à la flambée de l’épidémie dans certains territoires, de quels leviers dispose l’exécutif? Au-delà de la question des écoles, qui se trouve au cœur des réflexions, il y a la possibilité de renforcer – une fois de plus – les mesures de contrôle. Il reste également une “marge” en matière de télétravail.

“Mais c’est vrai que pour avoir un gros impact vite, il ne reste plus 50.000 options”, reconnaît un macroniste de poids.

Le pic de la deuxième vague dépassé en réa, 90% des lits occupés

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Emmanuel Macron, partisan d’un confinement en tout dernier recours, fait toujours face à la pression du monde médical, qui réclame depuis des semaines un nouveau tour de vis sanitaire face à une flambée des contaminations.

Avec 4974 malades du Covid-19 recensés ce lundi en réanimation, le pic de la deuxième vague de l’épidémie à l’automne a été dépassé, selon les chiffres quotidiens publiés par l’agence sanitaire Santé publique France. En comptant les patients atteints d’autres pathologies, près de 9 lits de réanimation sur 10 sont actuellement occupés en France, selon d’autres chiffres communiqués à l’AFP par le ministère de la Santé.

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