EN DIRECT – Bousculade mortelle aux obsèques de Soleimani : la TV d’Etat iranienne décompte 35 morts | LCI – LCI

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EN DIRECT – Bousculade mortelle aux obsèques de Soleimani : la TV d’Etat iranienne décompte 32 morts | LCI

































International

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Guerre des nerfs entre l’Iran et les Etats-Unis

ESCALADE – Après le raid américain qui a tué le général iranien Qassem Soleimani, figure majeure du régime et personnalité très populaire en Iran, Donald Trump assure ne pas “chercher la guerre” mais menace les Iraniens en cas de représailles. La communauté internationale redoute désormais une escalade. Suivez les dernières informations.

BILAN 

Les autorités précisent le bilan de la bousculade à Kerman. Au total, 32 personnes ont été tuées lors des funérailles du général Qassem Soleimani, auxquelles participe une foule monstre.

“Malheureusement […] 32 de nos compatriotes ont perdu la vie à ce stade sur le chemin” du cercueil qui avance vers la dernière demeure du général au milieu d’une marée humaine, a déclaré sur la télévision d’Etat Pir Hossein Koulivand, chef du service national des urgences iraniens. Il a ajouté que 190 personnes avaient été blessées.

IRAN

L’inhumation du général Soleimani dans la ville de Kerman est suspendue, annonce la télévision d’Etat, suite à la bousculade.

Le centre de Kerman, ville natale de l’officier qui doit y être enterré dans l’après-midi, était envahi mardi par une marée humaine semblable à celles ayant déferlé dimanche et lundi à Téhéran et dans les autres villes où les cercueils du général et de ses compagnons d’armes tués avec lui ont transité pour un hommage populaire.

Urgent

Selon les médias iraniens, une bousculade s’est déroulée aux funérailles de Qassem Soleimani. Le bilan serait lourd, plus de 30 morts auraient déjà été dénombrés.

“Malheureusement, un certain nombre de personnes […] ont perdu la vie”, a déclaré sur la télévision d’Etat, Pir Hossein Koulivand, chef du service national des urgences iraniens. Un premier bilan est avancé sur la télévision d’Etat : 35 morts et 48 blessés.

REACTION

Quand François Hollande tacle Donald Trump. “La décision qu’a prise Donald Trump est plus que malencontreuse, elle est grave et à un moment il faut le dire, on ne peut pas être dans la solidarité à l’égard de ce qui vient de se produire, qui est une escalade extrêmement dangereuse”, a critiqué l’ancien président au micro de France Culture.

“Le rôle de la France, c’est aussi à un moment de dire les responsabilités. Celle de l’Iran, elle est là, elle est lourde, mais aussi de dire aux États-Unis qu’on ne commet pas des actes de cette nature sans en mesurer les conséquences”, a-t-il ajouté.

TERRORISME

Que signifie le vote iranien déclarant “terroristes” les forces américaines impliquées dans la mort de Soleimani ? Il s’agit avant tout d’une mesure de réciprocité dans la mesure où Washington a classé comme terroristes les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. 

Il faut donc y voir un symbole, de la part de l’Iran, qui déclare “le régime des Etats-Unis comme un Etat parrain du terrorisme”.

ALLEMAGNE 

L’armée allemande a annoncé mardi le retrait d’une partie de ses soldats actuellement stationnés en Irak pour des missions de formation et leur transfert en Jordanie et au Koweït en raison des tensions dans la région.

Le contingent allemand basé à Bagdad et à Taji au nord de la capitale irakienne, fort d’une trentaine de personnes, va être “provisoirement réduit” et les soldats concernés seront transférés dans le Koweït voisin et en Jordanie, a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère de la Défense.

“TERRORISME”

Le Parlement iranien a adopté mardi en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme “terroristes” après l’assassinat en Irak du général Qassem Soleimani par une frappe américaine.

Les députés ont amendé une loi récente qui déclarait “terroristes” les forces américaines déployées de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale en passant par le Moyen-Orient. Le nouveau texte étend cette dénomination au Pentagone, à toutes les forces américaines et à toute personne impliquée dans la mort de Soleimani.

HOMMAGE

Une foule massive s’est réunie, ce mardi matin, à Kerman, au sud-est de l’Iran, où doit être enterré, à partir de 10h30, heure française, le général Soleimani, tué vendredi par une frappe américaine. Une mobilisation comparable à celle de dimanche et lundi à Téhéran. Le général Salami, leader des Gardiens de la Révolution, a rendu hommage au “martyr” : “Soleimani est plus puissant et vivant maintenant qu’il est mort”, a-t-il déclaré devant la foule, qui ne l’a interrompu que pour scander “Mort à l’Amérique”.

IMBROGLIO

Les Etats-Unis ont fait une gaffe en envoyant à l’Irak une lettre annonçant le retrait de leurs troupes. Mais cette lettre a été envoyée par erreur, et le retrait n’est en fait pas d’actualité, comme l’a déclaré dans la foulée Washington.

La boulette des Etats-Unis, qui ont annoncé “par erreur” leur retrait d’Irak, avant de démentir

FRONTIÈRE

Dans le contexte de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, des dizaines de ressortissants iraniens ou possédant la double nationalité iranienne et américaine affirment avoir été stoppés à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, et longuement questionnés par des policiers, notamment sur leurs opinions politiques.  Beaucoup d’entre eux se seraient vus refuser l’entrée sur le territoire américain, la police des frontières n’étant pas en mesure de les placer en rétention pour les interroger.

Des responsables de la police des frontières et des douanes ont toutefois réfuté ces informations, assurant que les longs délais enregistrés aux points d’entrée étaient dus à une circulation accrue en lien avec les fêtes de fin d’année et à un manque d’effectifs.

VENEZUELA

Le gouvernement de Nicolas Maduro a appelé lundi les Vénézueliens à “condamner” la mort du général iranien Soleimani, et les a invités à signer un livre de condoléances à l’ambassade d’Iran, à Caracas. Avec la Russie, la Chine et Cuba, l’Iran est l’un des principaux alliés de Nicolas Maduro.

ONU

Lundi, l’Irak a demandé dans une lettre de trois pages adressée l’ONU que le Conseil de sécurité condamne le raid, mené sur son territoire vendredi dernier par les Etats-Unis, qui a tué le général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, afin que “la loi de la jungle” ne domine pas les relations internationales. 

Pour  Bagdad, cette opération représente “une agression contre le peuple et le gouvernement de l’Irak, une violation flagrante des conditions liées à la présence des forces américaines en Irak, et une escalade dangereuse qui pourrait conduire à une guerre dévastatrice en Irak, dans la région et le monde”.

ÉTATS-UNIS

“Cette lettre est un brouillon, c’était une erreur, elle n’a pas été signée, elle n’aurait pas dû être publiée…”, a indiqué le général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée américaine.

ÉTATS-UNIS

Contrairement à ce qu’indiquait la lettre du commandement militaire américain – envoyée par erreur -, les États-Unis n’ont pas pris de décision sur un retrait de leurs troupes d’Irak, a affirmé lundi le chef du Pentagone Mark Esper. “Aucune décision n’a été prise de quitter l’Irak. Point”, a déclaré à la presse le ministre américain de la Défense. “Cette lettre ne correspond pas à notre état d’esprit aujourd’hui”.

ÉTATS-UNIS

L’armée américaine a indiqué lundi soir au numéro deux du commandement militaire irakien “repositionner” les forces de la coalition anti-djihadistes dans le but d'”un retrait de l’Irak de manière sécurisée et efficace”, dans une lettre dont l’AFP a pu consulter une copie.

Deux responsables militaires américain et irakien ont confirmé à l’AFP l’authenticité de cette lettre signée du général William H. Seely, commandant des opérations militaires américaines en Irak. “Nous respectons votre décision souveraine qui ordonne notre départ”, ajoute la missive, au lendemain d’un vote au Parlement exhortant le gouvernement à expulser les troupes étrangères d’Irak après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani et de l’homme de l’Iran en Irak, Abou Mehdi al-Mouhandis, vendredi à Bagdad.

LE DRIAN

L’Iran doit “renoncer à des représailles”, a indiqué sur BFMTV le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. “La position de la France est d’aboutir à une désescalade”, a-t-il indiqué, jugeant que “l’accord nucléaire iranien se détricote tous les deux 2 mois par de mauvaises décisions iraniennes et américaines”.

Urgent

IRAN

“Ne menacez jamais la nation iranienne”, a déclaré le président de la République islamique d’Iran Hassan Rohani en réponse aux déclarations martiales du président américain Donald Trump, qui a menacé samedi de viser 52 cibles iraniennes. “Ceux qui font référence au nombre 52 devraient également se souvenir du nombre 290. #IR655”, écrit Rohani dans une référence à la tragédie de l’Airbus du vol Iran Air 655, abattu en juillet 1988 par un navire américain au-dessus du Golfe et ayant coûté la vie à 290 personnes.

ONU

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi les dirigeants du monde à la “retenue maximale” et à “renouer le dialogue” pour “stopper l’escalade” des tensions internationales. “Les tensions géopolitiques sont à leur plus haut niveau du siècle et ces turbulences augmentent”, a affirmé Guterres dans une déclaration solennelle au siège des Nations unies, lors de laquelle il a souhaité que “l’année 2020 soit bien meilleure que 2019”.

“Ce chaudron de tensions mène de plus en plus de pays à prendre des décisions imprévisibles, aux conséquences imprévisibles et avec des forts risques de mauvais calculs”, a-t-il dit, sans explicitement mentionner les tensions extrêmes au Moyen-Orient entre l’Iran et les États-Unis.

OTAN

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a appelé lundi l’Iran à éviter “davantage de violence et de provocations”, à l’issue d’une réunion extraordinaire des ambassadeurs de l’Alliance atlantique sur la crise entre Washington et Téhéran.

“Lors de notre réunion aujourd’hui, les alliés ont appelé à la retenue et à la désescalade. Un nouveau conflit ne serait dans l’intérêt de personne, donc l’Iran doit s’abstenir de davantage de violence et de provocations”, a déclaré M. Stoltenberg à la presse.

RAPPEL À L’ORDRE

L’Unesco rappelle à l’ordre Donald Trump après ses menaces de frapper des sites culturels en Iran

EUROPE

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a jugé lundi qu’un apaisement des tensions entre Téhéran et Washington était “dans l’intérêt de l’Iran et de l’Irak”. “Il est aussi dans l’intérêt de l’Iran et particulièrement dans l’intérêt de l’Irak de choisir la voie de la pondération et non la voie de l’escalade”, a indiqué Ursula von der Leyen en marge d’une réunion des conservateurs bavarois de la CSU à Seeon.

EUROPE

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne vont se retrouver vendredi à Bruxelles pour discuter de la crise iranienne, a appris l’AFP lundi de sources diplomatiques. Cette réunion extraordinaire se tiendra à partir de 14h alors que l’UE cherche à apaiser les tensions entre l’Iran et les États-Unis.

UNESCO

La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a rappelé lundi que les États-Unis avaient ratifié deux conventions protégeant les biens culturels en cas de conflit, après des menaces de Donald Trump contre des sites culturels iraniens.

Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur iranien Ahmad Jalali, elle a souligné que les États-Unis et l’Iran avaient “ratifié ces deux conventions” – de 1954 et 1972 – sur la protection des biens culturels et du patrimoine mondial, selon un communiqué de l’Unesco. 

TRUMP

Le président américain Donald Trump a réaffirmé lundi qu’il ne laisserait pas l’Iran se doter de l’arme nucléaire, au lendemain de l’annonce par Téhéran de sa décision de s’affranchir de toute limite sur l’enrichissement d’uranium. “L’Iran n’aura jamais d’arme nucléaire!”, a tweeté le président américain, qui a retiré en 2018 les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) plus l’Allemagne.

Iran : les images aériennes de la marée humaine rassemblée à Téhéran en hommage au général Soleimani

MANIFESTATION

Mués par un anti-impérialisme toujours aussi fort, les Iraniens ont appelé à venger Qassem Soleimani, lundi 6 janvier. “Voici notre message pour l’Amérique: nous vous frapperons, nous vous ferons payer pour le sang versé par votre faute”, a indiqué un manifestant à l’AFP.

“Mort à l’Amérique”, célèbre slogan en Iran, a ainsi résonné à de nombreuses reprises, au moment de la manifestation.

UNION EUROPEENNE

L’UE “regrette profondément” la dernière annonce de l’Iran sur le nucléaire, la République islamique promettant de se retirer intégralement de l’accord de 2015. “La mise en œuvre complète de l’accord sur le nucléaire par tous est maintenant plus importante que jamais, pour la stabilité régionale et la sécurité mondiale”, a en outre déclaré Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne. 

LASSITUDE

L’exécutif allemand recadre poliment Donald Trump. Le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas a jugé lundi que les menaces de Trump de sanctions de l’Irak au cas où le parlement local déciderait de voter l’expulsion des troupes américaines “ne sont pas d’une très grande aide”. 

OTAN

Les ambassadeurs des pays de l’OTAN vont se réunir lundi pour discuter de la crise entre les USA et l’Iran, a indiqué un porte-parole de l’Organisation. 

Samedi, l’Otan a annoncé suspendre ses opérations d’entraînement en Irak, après la mort du général iranien Qassem Soleimani dans une attaque américaine à Bagdad. La mission de l’Otan en Irak, qui compte quelques centaines de soldats, entraîne depuis octobre 2018 les forces de ce pays à la demande du gouvernement irakien pour empêcher le retour de l’Etat islamique. 

TEHERAN

Quelques images de la foule rassemblée ce lundi matin dans la capitale.

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TEHERAN

Le guide suprême iranien a présidé lundi une courte prière à l’Université de Téhéran devant le cercueil du général Qassem Soleimani.

Entouré du président iranien Hassan Rohani, du président du Parlement Ali Larijani, du chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami et du chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi, l’ayatollah Ali Khamenei a prononcé une prière en arabe peu après 9h30 heure locale avant de quitter les lieux.

TEHERAN

Le centre de Téhéran est toujours noir de monde lundi matin en hommage au général Soleimani. La foule compacte agite moult drapeaux rouges (couleur du sang des “martyrs”) ou iraniens, mais aussi des drapeaux libanais ou irakiens.

Les rues résonnent par intermittence de slogans “Mort à l’Amérique”, “Mort à Israël” sur fond de mélopée funèbre chantée par des voix mâles diffusées par haut-parleurs.

LES IRANIENS SE RÉUNISSENT

Le centre de Téhéran est noir de monde lundi matin en hommage au général iranien Qassem Soleimani. La foule s’est amassée bien avant 08h00 (04h30 GMT) aux abords de l’Université de Téhéran, où le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, doit présider dans la matinée une prière en l’honneur du soldat le plus populaire d’Iran.

AVERTISSEMENT

Le président américain Donald Trump menace l’Irak de “très fortes” sanctions si les troupes américaines doivent partir.

LA COALITION ENTRE LA FRANCE, L’ALLEMAGNE ET LES BRITANNIQUES 

L’Elysée appelle à l’apaisement dans le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis afin de rétablir la “stabilité” dans la région. Dans un communiqué, le service de presse a condamné les récentes attaques et “le rôle négatif joué pour l’Iran”. 

“La désescalade est maintenant nécessaire. Nous appelons toutes les parties à agir avec retenue et responsabilité. Le cycle actuel de violences en Irak doit s’arrêter”, peut-on lire dans un communiqué paru ce dimanche soir.

“Nous appelons en particulier l’Iran à s’abstenir de toute action violente ou de prolifération et lui demandons instamment de revenir en pleine conformité avec ses engagements dans le cadre du Plan d’action global commun (JCPoA).” 

“Nous rappelons notre attachement à la souveraineté et à la sécurité de l’Irak. Nous réaffirmons également notre engagement à poursuivre le combat contre Daech, qui reste prioritaire.”

WASHINGTON REGRETTE LA DÉCISION DU PARLEMENT IRAKIEN

Le parlement irakien a adopté ce dimanche une résolution (non contraignante) demandant au gouvernement d’ordonner le départ de toutes les forces étrangères d’Irak. Une nouvelle que les Etats-Unis ont regretté dans un communiqué visant à apaiser, tant bien que mal, les tensions.

“Alors que nous attendons des clarifications supplémentaires sur la nature juridique et l’impact de la résolution adoptée aujourd’hui, nous exhortons fortement les dirigeants irakiens à reconsidérer l’importance de la relation économique et sécuritaire actuelle entre nos deux pays et de la présence continue de la coalition internationale pour vaincre l’État islamique, a déclaré Morgan Ortagus, porte-parole du département d’Etat, dans un communiqué.

LE QUAI D’ORSAY EN COMMUNICATION AVEC L’IRAK

Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a délivré un communiqué pour prévenir que son ministre, Jean-Yves Le Drian, “a eu un entretien téléphonique avec le Premier ministre irakien, Adel Abdel-Mahdi.”

Une discussion de formalité, qui n’a servi qu’à assurer à l’Irak que la France souhaite “poursuivre le dialogue” et souhaite “souligner l’importance de la poursuite de la lutte contre Daech en Irak et en Syrie dans le cadre de la Coalition internationale contre Daech, dans le plein respect de la souveraineté irakienne”.

L’IRAN MENACE DE S’EN PRENDRE A ISRAËL

Un haut responsable iranien a menacé de s’en prendre à Israël et de réduire “en poussière” Tel-Aviv et Haïfa si les Etats-Unis mettaient à exécution les dernières menaces de leur président Donald Trump, qui dit être prêt à frapper 52 sites iraniens.

“Vous avez tweeté que vous attaqueriez de nouveau si l’Iran se venge ?” a écrit Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil de discernement, un poste clé du système politique iranien, sur le réseau social Telegram. “Soyez certain que l’Iran réduira [alors] Haïfa et les centres [urbains] israéliens en poussière d’une façon telle qu’Israël serait rayé de la surface du globe”, a-t-il ajouté. “Si l’Amérique prend la moindre mesure après notre riposte militaire, nous réduirons Tel-Aviv et Haïfa en poussière”.

TRUMP MAINTIENT SES INTENTIONS DE RIPOSTE

Le président américain a tweeté en ce début de soirée (15h30 à l’heure américaine) que les multiples articles de presse documentant l’escalade entre l’Iran et les Etats-Unis “serviront de notification au Congrès des États-Unis que si l’Iran frappait toute personne ou cible américaine, les États-Unis riposteraient rapidement et complètement, et peut-être de manière disproportionnée.” Donald Trump a ensuite ajouté “Une telle mention légale n’est pas requise, mais est néanmoins donnée !”

En direct

IRAK

Au moins deux roquettes viennent de s’abattre près de l’ambassade américaine, à Bagdad, selon des témoins cités par l’AFP.

Depuis fin octobre, 14 attaques à la roquette ont visé des intérêts américains en Irak. Si elles n’ont jamais été revendiquées, plusieurs ont été attribuées par Washington aux brigades du Hezbollah, une faction pro-Iran qui a appelé samedi les soldats irakiens à s’éloigner des troupes américaines avant dimanche 14H00 GMT, laissant présager des attaques.

Urgent

EMMANUEL MACRON

Paris appelle l’Iran à éviter “toute escalade militaire susceptible d’aggraver encore l’instabilité régionale”. Emmanuel Macron a par ailleurs assuré Donald Trump de “son entière solidarité avec les alliés” 

“Face à la montée des tensions en Irak et dans la région”, Emmanuel Macron a aussi “exprimé sa préoccupation concernant les activités déstabilisatrices de la force Al Qods sous l’autorité du Général Qassem Soleimani”, tué vendredi par les Etats-Unis, et “rappelé la nécessité que l’Iran y mette maintenant un terme”, selon un communiqué de l’Elysée. 

IRAN

Téhéran annonce ce qu’il a présenté comme la “cinquième et dernière phase” de son plan de réduction de ses engagements en matière nucléaire, affirmant qu’il ne se sentait désormais plus tenu par aucune limite “sur le nombre de ses centrifugeuses”.

Dans un communiqué, le gouvernement de la République islamique indique néanmoins que “la coopération de l’Iran avec l’AIEA [l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui soumet son programme nucléaire à un strict contrôle, NDLR] se poursuivra comme avant”.

MENACES DU PARLEMENT IRAKIEN 

Le Parlement irakien demande, ce dimanche, au gouvernement de “mettre fin à la présence des troupes étrangères” en Irak en commençant par “retirer sa demande d’aide” adressée à la communauté internationale pour combattre le groupe Etat islamique (EI).

Lors d’une séance extraordinaire retransmise exceptionnellement en direct à la télévision d’Etat et en présence du Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi, les députés ont approuvé une décision qui “contraint le gouvernement à préserver la souveraineté du pays en retirant sa demande d’aide”, a indiqué le chef du Parlement, Mohammed al-Halboussi.

L’IRAK PORTE PLAINTE AUPRÈS DE L’ONU

Le ministère irakien des Affaires étrangères annonce avoir porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU après “des attaques américaines contre des bases irakiennes” et “l’assassinat de commandants militaires irakiens et amis”.

L’Irak considère comme une “violation de sa souveraineté” le tir de drone qui a tué vendredi à l’aéroport de Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani et Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité.

LE HEZBOLLAH MENACE 

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah prévient : l’armée américaine “va payer le prix” de la mort de Qassem Soleimani, selon l’AFP. Hassan Nasrallah, a aussi appelé l’Irak à se libérer de l'”occupation” américaine, quelques jours après la mort du général iranien Qassem Soleimani et d’un haut commandant irakien dans un raid des Etats-Unis. 

“C’est l’armée américaine qui les a tués, et c’est elle qui va en payer le prix”, a mis en garde dans une allocution télévisée, le chef du Hezbollah, un mouvement pro-iranien. “Le juste châtiment, (visera, ndlr) la présence militaire américaine dans la région”, a-t-il averti. “Les bases militaires américaines, les navires militaires, chaque officier et soldat dans la région”.

Le chef du Hezbollah a averti qu’il ne fallait pas s’en prendre aux “citoyens américains”, c’est à dire “les hommes d’affaires, ingénieurs, journalistes et médecins” américains dans la région.

COALITION ANTI-EI A L’ARRÊT 

La coalition antijihadistes emmenée par les Etats-Unis indique “suspendre” l’entraînement des forces irakiennes et le combat contre le groupe Etat islamique (EI), car elle est “désormais totalement dédiée à protéger les bases irakiennes qui accueillent (ses) troupes”.

Depuis plus de deux mois, 13 attaques à la roquette, attribuées par Washington aux factions irakiennes pro-Iran, ont visé des intérêts américains en Irak, notamment des bases militaires. Samedi, une puissante faction pro-Iran a donné jusqu’à dimanche soir aux soldats irakiens pour s’éloigner de ces bases, faisant redouter plus d’attaques.

BRUXELLES 

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a invité le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, à Bruxelles, selon un communiqué. Il exhorte, une nouvelle fois à la “désescalade” des tensions au Moyen-Orient.

IRAK 

Le ministère irakien des Affaires étrangères a annoncé dimanche avoir convoqué l’ambassadeur américain pour dénoncer des “violations de la souveraineté de l’Irak” après un raid sur des bases des pro-Iran et l’assassinat sur son sol du puissant général iranien Qassem Soleimani.

Il a été dit à l’ambassadeur Matthew Tueller que “ces opérations militaires illégitimes menées par les Etats-Unis sont des attaques et des actes condamnables qui peuvent mener à une escalade des tensions dans la région et qu’elles constituent une violation de la souveraineté” du pays, indique un communiqué du ministère.

IRAN / USA – LA GUERRE EST-ELLE DÉCLARÉE ?

Nos explications.

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Brusque montée de fièvre entre l’Iran et les Etats-Unis. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, des frappes américaines ont visé un convoi à Bagdad, en Irak, tuant le général Qassem Soleimani, figure majeure du régime de Téhéran. Voici les principaux éléments à retenir : 

-Une frappe ciblée 

Sur ordre de Donald Trump, le raid américain a bombardé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport international de Bagdad, tuant au moins 9 personnes au total, selon des responsables des services de sécurité irakiens. Outre le général Soleimani, l’autre grande figure tuée est Abou Mehdi al-Mouhandis, véritable chef opérationnel du Hachd al-Chaabi et lieutenant du général pour l’Irak depuis des décennies.

-Une figure majeure du régime iranien 

Chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, Qassem Soleimani était chargé des opérations extérieures de la République islamique d’Iran. Cet homme de 62 ans a notamment joué un rôle important dans le combat contre Daech. Il est aussi l’homme clé de l’influence iranienne au Moyen-Orient où il a renforcé le poids diplomatique de Téhéran, notamment en Irak et en Syrie, deux pays où les Etats-Unis sont engagés militairement.

-Quelles conséquences ?

“On se réveille dans un monde plus dangereux. L’escalade militaire est toujours dangereuse”, a estimé ce vendredi la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin. Le président iranien Hassan Rohani a ainsi promis que “l’Iran et les autres nations libres de la région” prendraient “leur revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre”. 

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