En Australie, l’heure est aux menaces pour Google

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En Australie, l'heure est aux menaces pour Google

Google passe au stade de la menace. Alors que les autorités australiennes sont en train de finaliser un texte de loi pour remédier aux déséquilibres fondamentaux du pouvoir de négociation entre les médias d’information australiennes et les grandes plateformes numériques, le géant américain a menacé de rendre son moteur de recherche inaccessible dans le pays si jamais ses exigences ne sont pas entendues. Aux côtés de Facebook, le géant américain est engagé dans une bataille acharnée contre ce nouveau texte de loi depuis le mois d’août dernier.

Pour la direction, ce texte de loi est “injuste” et met en danger la “manière dont les Australiens effectuent leurs recherches”. Google estime qu’il contient un processus d’arbitrage injuste qui “ignore la valeur réelle que Google offre aux éditeurs de nouvelles et s’ouvre à des demandes énormes et déraisonnables”. Auditionné par le Parlement australien ce vendredi, la directrice générale de Google Australie et Nouvelle-Zélande, Mel Silva, a déclaré que sa société est très préoccupée par l’obligation mise en place par le code de payer pour les liens et les extraits de recherche.

Cette dernière explique que cette exigence créerait un précédent insoutenable pour son entreprise et l’économie numérique. “Le principe de la liberté de lien entre les sites web est fondamental pour la recherche et, associé au risque financier et opérationnel ingérable, si cette version devenait loi, elle ne nous donnerait pas vraiment d’autre choix que de cesser de rendre Google Search disponible en Australie”, affirme-t-elle. Et d’expliquer qu’il s’agirait là “d’un mauvais résultat pour nous, mais aussi pour le peuple australien, la diversité des médias et les petites entreprises qui utilisent nos produits”.

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L’Australie dénonce un chantage

Selon elle, “le service gratuit que nous offrons aux utilisateurs australiens et notre modèle commercial reposent sur la possibilité de se connecter librement… c’est un élément essentiel de l’internet. Le retrait de nos services de l’Australie est la dernière chose que moi ou Google souhaitons voir se produire, surtout lorsqu’il existe une autre solution”. Autant de remarques qualifiées de chantage par les élus australiens, ce que n’a pas nié la directrice générale de Google Australie et Nouvelle-Zélande, évoquant avec le retrait de Search le “pire scénario”.

“Nous avons évalué l’impact de cette législation sur notre entreprise et c’est un risque insoutenable pour nos opérations en Australie”, se justifie-t-elle. Et de proposer des modifications techniques qui lui permettraient de payer les éditeurs pour la valeur, sans pour autant casser la recherche. Cela passerait notamment, comme en France, par l’autorisation de l’onglet News Showcase. Une option viable pour Google, qui affirme que cela garantirait la rémunération des médias d’information en désignant News Showcase – dont le lancement en Australie a été interrompu – et des offres similaires présentant un contenu d’actualité sous licence.

En France, Google a conclu un accord avec un groupe d’éditeurs français
ayant accepté un cadre qui permettra au géant de la recherche de négocier des accords de licence individuels. Selon l’Associated Press, Google a déjà négocié quelques accords de paiement individuels avec certains éditeurs de presse français tels que le quotidien Le Monde et le magazine l’Obs. L’entreprise a été contrainte de négocier avec des éditeurs et des agences de presse pour la réutilisation de leur matériel en ligne après l’entrée en vigueur d’une loi sur les “droits voisins” et qui fait de la France a été le premier pays à adopter les nouvelles règles de l’UE en matière de droits d’auteur.

Source : ZDNet.com

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