Emmanuel Macron veut profiter de l’amélioration de la situation sanitaire pour relancer la « modernisation » du pays – Le Monde

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Emmanuel Macron, à Saint-Cirq-Lapopie, dans le Lot, le 2 juin 2021.

Ce n’était donc qu’une pause, et non un arrêt définitif. Si le coronavirus l’a contraint, à partir de mars 2020, à troquer son costume de président « transformateur » pour celui de gestionnaire de la crise, Emmanuel Macron entend bien profiter de l’amélioration de la situation sanitaire pour relancer le train des réformes dans la dernière ligne droite de son quinquennat. « Ça ne sera pas un été en pente douce », a-t-il prévenu jeudi 3 juin, lors de son déplacement dans le Lot, qui marquait la première étape de son « tour de France ». Avant d’indiquer qu’il devra « prendre des décisions difficiles dans les semaines à venir ».

Pas question de procrastiner et de tomber dans l’immobilisme. D’ici à l’élection présidentielle de 2022, la dernière année de son mandat doit être « utile », a-t-il souligné, afin de tourner la page du Covid. Fin avril, il avait déjà affiché sa volonté de gouverner « jusqu’au dernier quart d’heure » et de « reprendre le cours des réformes de modernisation ».

Replacer le débat sur le terrain économique et social

Mais pas n’importe lesquelles. Alors que les sujets régaliens occupent le devant de la scène médiatique depuis plusieurs semaines, M. Macron a l’intention de replacer le débat sur le terrain économique et social. Un domaine jugé plus « favorable » pour l’ex-ministre de l’économie, selon son entourage.

Plutôt que de se retrouver sur la défensive face à la droite et l’extrême droite, qui ne cessent de l’accuser de faire preuve de laxisme sur la sécurité ou l’immigration, le locataire de l’Elysée veut reprendre la main, en imposant son propre agenda. « Il faut sortir de la juxtaposition des faits divers, estime un de ses conseillers. Il est vain de courir après Marine Le Pen ou Xavier Bertrand sur le régalien car ils iront toujours plus loin que nous sur ce terrain. »

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Dans la majorité, plusieurs élus estiment que « le nécessaire a été fait » pour combler un point faible présumé de M. Macron, notamment avec l’adoption de plusieurs textes, comme celui sur la « sécurité globale », le « séparatisme », ou la lutte contre le terrorisme. A leurs yeux, il est désormais temps de revenir aux fondamentaux du macronisme. « C’est sur la promesse de modernisation du pays que l’on a été élus », souligne le délégué général de La République en marche (LRM), Stanislas Guerini.

Prendre « le pouls du pays » d’abord

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