Emmanuel Macron formule des « vœux d’espoir » pour 2021 – Le Monde

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Emmanuel Macron a présenté ses vœux aux Français, jeudi 31 décembre.

S’il fallait de nouvelles preuves du changement de pied d’Emmanuel Macron face à la crise sanitaire, ses vœux pour la nouvelle année achèvent de confirmer sa mue politique. Il y a un an, le chef de l’Etat assurait que la réforme des retraites serait menée à son terme et exhortait les Français à la responsabilité en puisant dans un répertoire à la Kennedy. « Rappelons-nous toujours que nous avons à l’égard de la France plus de devoirs que de droits », disait-il. Depuis, la pandémie a fait son œuvre. Emmanuel Macron a endossé, jeudi 31 décembre, les habits d’un président protecteur plutôt qu’offensif, assis dans un fauteuil, au coin d’un feu de cheminée, comme Valéry Giscard d’Estaing en son temps.

Au cours de ces quinze minutes d’allocution, plutôt que de demander effort et responsabilité aux Français, le chef de l’Etat a multiplié les éloges et les remerciements. « Soyons fiers. Fiers d’être nous, les Français, la France. Mes chers compatriotes », a-t-il déclaré. Plutôt que de surplomber, le président de la République a égrené l’histoire d’une poignée de Français ordinaires – une infirmière, un éboueur, un entrepreneur, une libraire ; il a aussi convoqué le souvenir des trois gendarmes tués lors d’une intervention dans le Puy-de-Dôme et des trois militaires tués au Mali, en hommage aux « milliers d’anonymes qui, engagés et solidaires, ont tenu notre pays dans l’épreuve ».

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Au fil de l’épidémie, Emmanuel Macron aura tour à tour été chef de guerre, conseiller en confinement (« Lisez ! »), défenseur du retour des « jours heureux », ou dirigeant pragmatique n’hésitant pas à prodiguer des conseils sanitaires. Jeudi soir, il est resté dans une certaine proximité, sans pour autant s’immiscer dans les questions sanitaires posées par le réveillon des Français. « J’ai pleinement conscience, par les décisions que j’ai eu à prendre, des sacrifices que je vous ai demandés », a-t-il lancé, avant de s’en justifier et de remercier les Français de leur « civisme ». « Je suis sincèrement convaincu que nous avons fait les bons choix, au bon moment. »

« Chaque Français qui le souhaite doit pouvoir se faire vacciner »

Le chef de l’Etat n’a pas manqué d’aborder un des dossiers sanitaires les plus brûlants du moment, la stratégie vaccinale, critiquée pour sa lenteur par des scientifiques comme dans l’opposition. « Je ne laisserai personne jouer avec la sûreté et les bonnes conditions dans lesquelles la vaccination doit se faire, a assuré le chef de l’Etat, je ne laisserai pas davantage, pour de mauvaises raisons, une lenteur injustifiée s’installer. Chaque Français qui le souhaite doit se faire vacciner. » Quelques heures avant son allocution, le ministre de la santé, Olivier Véran, a commencé à désamorcer la polémique en annonçant que les soignants de 50 ans et plus pourraient être vaccinés « dès lundi » et que des centres de vaccination ouvriraient en ville « avant le début février » pour commencer à vacciner les personnes âgées de 75 ans et plus, puis les 65 ans et plus.

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