Emmanuel Macron assume le choix de « vivre avec » le Covid-19 – Le Monde

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Le président Emmanuel Macron (au centre), à l’Elysée, le 1er mai.

Il y a un peu plus d’un an, Emmanuel Macron avait déclaré la « guerre » au Covid-19. Après des mois de privations, de contraintes et de faux espoirs, face à un virus aussi sournois qu’imprévisible, le chef de l’Etat s’est résolu à « vivre avec » son « ennemi », sans l’éradiquer tout à fait.

En annonçant le calendrier du déconfinement, dont la première étape débute le 3 mai, le président a assumé cette stratégie visant à laisser circuler le virus à un niveau relativement élevé, tout en espérant que le respect des gestes barrière et l’avancée de la vaccination éviteront une situation hors de contrôle.

Quand bien même les données sanitaires continuent d’affoler une partie du milieu médical, l’exécutif entend insuffler un agenda positif à une France usée par la pandémie. L’ouverture hautement symbolique des terrasses, mais aussi celle des commerces, des théâtres et des cinémas, le 19 mai, doit y contribuer. « A partir du 19 mai des étapes successives vont nous conduire ensemble à définir un nouveau modèle de croissance et de prospérité », s’est avancé Emmanuel Macron samedi 1er mai, lors de la traditionnelle cérémonie du muguet à l’Elysée.

Lire aussi Un déconfinement en quatre étapes, du 3 mai au 30 juin, sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire dans chaque département

« Le choix de la raison »

Des précautions ont été prises et des « freins » peuvent être activés dans les territoires où le virus circulerait trop mais la légère baisse observée ces derniers jours, tant dans le taux d’incidence de la maladie que dans le taux d’occupation des services de réanimation, dégage l’horizon. « Tout ça est un mélange d’humilité, de pragmatisme et de détermination. Il faudra voir dans quinze jours si la baisse a perduré et dans quelle proportion. Il faut aussi que l’accélération de la vaccination se maintienne voire s’accentue », signale un proche du chef de l’Etat. Sur ce dernier point, « on tiendra nos objectifs », a assuré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dimanche sur Europe 1 rappelant que 30 millions de Français, parmi les cibles prioritaires, devraient avoir reçu une première dose de vaccin à la mi-juin ouvrant ensuite la vaccination à l’ensemble de la population.

En permettant aux Français de renouer peu à peu avec leur « art de vivre », tout en immunisant, en parallèle, la majeure partie des personnes fragiles, le gouvernement espère transformer les effets du coronavirus en ceux d’une sorte de grippe. Certes le virus serait encore présent mais il ne conduirait plus à engorger les hôpitaux et leurs services de réanimation. « Oui on devra vivre avec un virus mais dont la virulence, la contagiosité et la dangerosité seront limitées au fur et à mesure que les personnes vulnérables auront été vaccinées. C’est le choix de la raison face à des alternatives pas très enthousiasmantes », estime Roland Lescure, député des Français de l’étranger (La République en marche, LRM)

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