Elections régionales : le conseil scientifique renvoie à l’exécutif la responsabilité d’un nouveau report – Le Monde

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Le gouvernement a tenté de déminer le champ du calendrier des élections régionales et départementales.

L’avis du conseil scientifique sur la tenue des élections régionales et départementales prévues les 13 et 20 juin était attendu. Il a été rendu lundi 29 mars au premier ministre, Jean Castex, qui lui-même va le transmettre au Parlement. Selon l’avis, dont Le Monde a pris connaissance, « l’état de la pandémie en juin 2021 est difficile à anticiper ». « Il dépendra de la stratégie du gouvernement et de l’efficacité des mesures de freinage qui seront mises en œuvre », est-il précisé. Mais surtout, selon cet avis, « il incombe aux seules autorités politiques » d’arbitrer sur l’organisation des élections.

Le conseil scientifique ne veut pas être l’otage ou l’alibi du pouvoir politique. Dès lors, il envisage plusieurs scénarios, dont aucun n’est conclusif. Très clairement, le conseil scientifique laisse au pouvoir la responsabilité du choix de la date de tenue des élections régionales et départementales.

Or, pour ce dernier, un peu plus d’un an après le premier confinement lié au Covid-19, décidé au lendemain du premier tour des élections municipales de mars 2020, le traumatisme reste entier. Comment organiser des élections dans de bonnes conditions sans risquer l’accusation de brader la sécurité sanitaire ? Ou, inversement, comment envisager de les reporter en raison de la situation sanitaire sans se faire accuser de brader la démocratie ? Ou, pis, sans se voir soupçonné de sournoises arrière-pensées politiciennes.

L’exécutif cherche désespérément la martingale

Depuis l’épisode des municipales, l’exécutif recherche désespérément la martingale, sachant que les oppositions, aussi diverses soient-elles, et peu loquaces quant à leurs propositions, s’accordent pour le pilonner et ne lui accorderont aucune clémence. D’autant qu’à droite plusieurs présidents sortants de conseils régionaux – Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, Valérie Pécresse en Ile-de-France, Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes –, en lice pour leur réélection, briguent, ou pourraient briguer, l’investiture à la présidentielle de 2022.

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Le gouvernement a donc tenté de déminer le champ du calendrier des régionales et départementales qui devaient se tenir en mars 2021. Dans un premier temps, le premier ministre, Jean Castex, a réuni à Matignon, le 21 octobre 2020, les chefs de parti et les présidents des groupes parlementaires pour tenter de dégager un ­consensus quant à l’organisation du processus électoral. En vain. Il a alors confié à l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré la mission de « conduire une analyse juridique et pratique de la situation, et de faire des propositions après avoir consulté largement l’ensemble des parties prenantes ».

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