Elections municipales à Paris : Dati remplace Griveaux comme rival numéro un d’Hidalgo – Le Monde

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Rachida Dati, candidate investie par Les Républicains (LR) à Paris, en novembre 2019.

Dehors, sur le boulevard Sébastopol, les touristes passent emmitouflés. A l’intérieur du petit local de campagne, c’est l’étuve. Ce samedi 18 janvier, les têtes de listes et de nombreux militants se sont amassés pour s’approcher de leur vedette, Rachida Dati.

« Qui parle, là ? », demande une vieille dame chic, coincée au milieu de la foule. « C’est Rachida », l’instruit sa voisine. Avant d’entamer la galette, la candidate à la Mairie de Paris motive ses troupes. Certes, « il y a eu quelques états d’âme », reconnaît-elle. Mais les différends sont réglés, et « Paris, c’est vraiment à notre portée, vu l’équipe actuelle à la mairie », assure-t-elle. Soudain, un homme entonne une Marseillaise, reprise par tous. Une choriste de l’opéra rend le chant encore plus vibrant. Salve d’applaudissements.

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Près de vingt ans après avoir perdu la Mairie de Paris, la droite peut-elle en retrouver les clés en mars, avec Rachida Dati ? Peu y croient vraiment. Le parti part de si loin… Mais la galette est à peine finie que les chiffres du sondage IFOP à paraître le lendemain dans le Journal du dimanche (JDD) commencent à circuler, et à raviver l’espoir. Pour la première fois, la candidate investie par Les Républicains (LR) s’y retrouve à la deuxième place, avec 19 % des intentions de vote au premier tour. Certes toujours derrière la socialiste Anne Hidalgo (25 %), elle distance désormais le candidat de La République en marche (LRM) Benjamin Griveaux (15 %), l’écologiste David Belliard (14 %) et le macroniste dissident Cédric Villani (13 %).

« La peau de chagrin de la droite à Paris est finie »

Après la claque essuyée par LR aux européennes, certains considéraient les municipales parisiennes comme un combat perdu d’avance pour la droite classique, surtout avec pour figure de proue la tranchante Rachida Dati. La voici désormais concurrente numéro un de la maire sortante. Au moins, « la peau de chagrin de la droite à Paris est finie », juge le député Claude Goasguen.

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy est d’autant plus satisfaite qu’après de multiples passes d’armes, elle dispose désormais de têtes de listes dans presque tous les arrondissements. Même le cas du 16e, « une affaire de famille très compliquée », dit-on à droite, a été résolu. La liste sera finalement conduite par l’avocat vedette Francis Szpiner.

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Reste à trouver une solution dans le 15e, le plus grand arrondissement de Paris. Jugeant que Rachida Dati a peu de chances de gagner seule, le maire LR sortant Philippe Goujon refuse de s’engager à voter pour elle lors de l’élection du maire de Paris. Il veut pouvoir soutenir Benjamin Griveaux ou Cédric Villani si l’un d’eux est mieux placé pour battre Anne Hidalgo. Résultat : il risque fort de se voir opposer une liste « 100 % Dati » dans son arrondissement.

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