LE SCAN POLITIQUE – Sans renoncer aux prochaines élections, l’aide-soignante de 31 ans, créatrice du Ralliement d’initiative citoyenne (RIC), assure vouloir repartir sur des «bases lisses», après plusieurs initiatives lancées par les «gilets jaunes» en vue des prochaines élections.

Chez les «gilets jaunes», les initiatives en vue des élections européennes se multipliaient ces dernières semaines. La liste Ralliement d’initiative citoyenne (RIC), menée par l’aide-soignante Ingrid Levavasseur, a vite battu de l’aile, voyant notamment son directeur de campagne, Hayk Shahinyan, et son porte-parole, Christophe Chalençon créer le «mouvement alternatif citoyen» (MAC). De son côté, Francis Lalanne, premier à s’être lancé dans la course aux élections, n’écartait pas un rapprochement. Le Niçois Patrick Cribouw espérait voir son «Union jaune» aller au bout, tandis que l’acteur social du Calvados Thierry-Paul Valette préférait faire cavalier seul.

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Mercredi soir, lors de «La Grande explication» sur LCI, Le Figaro et RTL, Ingrid Levavasseur a annoncé qu’elle renonçait à être tête de liste aux européennes. Sans pour autant dire adieu au scrutin. «Je repars sur de bonnes bases, des bases lisses, avec nos concitoyens et nos concitoyennes, qu’ils soient “gilets jaunes” ou non. On repart à zéro», a-t-elle expliqué. Ce choix est-il dû à une nouvelle dispute au sein du «RIC»? «Absolument pas. J’ai des compagnons qui me suivent», a-t-elle promis.

Rassemblement «nécessaire»

Cette décision, symbole des divisions au sein des «gilets jaunes» s’inscrit dans la lignée des dernières déclarations de l’aide-soignante de 31 ans. Dans une interview au Figaro, elle n’avait pas écarté de potentiels rapprochements entre les différentes listes. «Personnellement, je pense que ce rassemblement est nécessaire. S’il doit y avoir un mélange entre toutes les listes, je n’ai d’ailleurs pas vocation à m’imposer comme tête de liste. Je n’entends pas faire carrière. Notre seul objectif est de changer les choses et que les citoyens retrouvent leur place dans nos institutions», avait-elle déclaré.

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Les membres du «RIC» ont créé la polémique, la semaine dernière, après avoir rencontré le dirigeant du M5S et vice-président du Conseil italien, Luigi di Maio. «Cette nouvelle provocation n’est pas acceptable entre pays voisins et partenaires au sein de l’Union européenne», avait critiqué le quai d’Orsay, sur fond de tensions récurrentes entre Rome et Paris. La France avait en conséquence rappelé son ambassadeur en Italie.