Elections américaines : « Nous allons gagner cette élection », affirme Joe Biden, alors que le dépouillement continue – Le Monde

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L’intervention de Joe Biden, qui s’estime proche de la victoire, avec à ses cotés Kamala Harris, a duré sept minutes, vendredi 6 novembre soir, à Wilmington (Delaware).

Joe Biden s’est abstenu, lors d’une allocution prononcée dans la nuit de vendredi 6 à samedi 7 novembre, de revendiquer formellement la victoire à l’élection présidentielle des Etats-Unis, mais il n’a laissé aucun doute quant à ses certitudes d’être sur le point de battre le président sortant, Donald Trump.

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  • Confiance et patience dans le décompte

« Mes chers Américains, nous n’avons toujours pas de déclaration finale d’une victoire, mais les chiffres offrent un tableau clair et convaincant : nous allons gagner cette élection », a affirmé le candidat démocrate, qui pense être en mesure de remporter plus de 300 des 538 grands électeurs formant le collège électoral – 270 sont suffisants pour ouvrir les portes de la Maison Blanche.

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M. Biden a souligné l’avancée du comptage en sa faveur lors des dernières vingt-quatre heures, en rappelant qu’il était depuis passé devant Donald Trump dans les dépouillements encore en cours dans les Etats-clés de Pennsylvanie et de Géorgie. Il a affirmé qu’il allait remporter ces deux Etats. Et plus encore. « Nous gagnons dans l’Arizona. Nous gagnons dans le Nevada », a-t-il ajouté.

Comme la veille, il a toutefois appelé à la patience, risquant même une pointe d’humour en parlant du goutte-à-goutte de résultats qui tombent depuis mardi et fascine, ou irrite, les Américains. « Je sais que regarder ce comptage de vote augmenter doucement à la télévision peut être abrutissant », a-t-il lâché, avant de reprendre un ton présidentiel, interrompu par quelques bafouillages :

« Mais n’oubliez jamais, ces dépouillements ne sont pas que des chiffres, ils représentent des votes. Des hommes et femmes qui ont exercé leur droit fondamental. »

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  • Un ton rassembleur

Quelques heures avant cette intervention, Donald Trump avait estimé, dans un tweet, que Joe Biden ne devrait pas revendiquer la victoire de façon « illégitime ». « Je pourrais moi aussi la revendiquer. Les procédures judiciaires ne font que commencer ! »

A l’inverse, M. Biden a choisi, lors de son intervention de sept minutes, de se poser en rassembleur d’une Amérique dont les divisions apparaissent au grand jour depuis plusieurs mois, à l’image de cette élection présidentielle dans laquelle son rival multiplie les accusations de fraudes et les recours. 

« Il est temps de nous rassembler » pour « mettre la colère et la diabolisation derrière nous », a déclaré l’ancien vice-président de Barack Obama, avant d’appeler à l’unité de la nation.

« Nous pouvons être des adversaires, nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes tous Américains. »

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Soulignant aussi le lourd bilan de la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis, avec plus de 235 000 morts, il a promis de mettre en œuvre dès le « premier jour » de sa présidence son plan d’action contre le virus.

« Cela ne pourra pas sauver les vies qui ont été perdues, mais cela sauvera des vies ces prochains mois », a-t-il affirmé. Sa colistière Kamala Harris se tenait à ses côtés, masquée, mais n’a pas prononcé de discours comme la veille.

Joe Biden a dit espérer pouvoir s’exprimer de nouveau samedi, comme un rendez-vous pour une annonce plus officielle.

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Et aussi :

Le Monde avec AFP et Reuters

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