Elections américaines : face au déni de Donald Trump, les républicains entre malaise et soutien – Le Monde

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Des partisans de Donald Trump font face à des pro-Biden devant le centre de dépouillement, à Philadelphie (Pennsylvanie), le 7 novembre.

Depuis que Joe Biden a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, le 7 novembre, Donald Trump a choisi de se murer dans le déni des résultats et le Parti républicain est resté pour l’essentiel muet, tributaire des états d’âme de celui qui reste son chef.

Dimanche, Donald Trump a quitté comme la veille la Maison Blanche, où se sont rassemblées à nouveau des centaines de personnes, après la liesse populaire de la veille pour se rendre à son golf de Virginie. Le souci de profiter d’un temps exceptionnellement radieux à Washington pour pratiquer son sport favori a tranché avec le ton alarmant des messages publiés auparavant sur son compte Twitter où il a dénoncé une nouvelle fois une « élection volée ».

La veille, il s’est accroché à l’espoir de recours devant les tribunaux qui provoqueraient le plus spectaculaire renversement de l’histoire politique des Etats-Unis. « J’AI GAGNÉ CETTE ÉLECTION, DE BEAUCOUP », a-t-il répété en lettres majuscules sur son compte Twitter avant d’informer les fidèles de la tenue imminente d’une conférence de presse en Pennsylvanie.

Donald Trump joue au golf, au lendemain de l’annonce de sa défaite à sa réélection, au Trump National Golf Club de Sterling (Virginie), le 8 novembre.
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Une erreur d’adresse a cependant transformé en gag l’annonce attendue. Son avocat personnel, Rudy Giuliani ne s’est pas présenté en effet dans un hôtel cossu de Philadelphie comme prévu, mais devant l’entrepôt d’un magasin de jardinage, coincé entre un crématorium et une boutique consacrée à une littérature pour adultes. L’ancien maire républicain de New York s’est montré incapable de présenter des éléments étayant les accusations d’une fraude massive dont le directeur du FBI, Chris Wray, avait assuré avant l’élection ne pas avoir trouvé les prémisses. Et la ligne d’urgence mise en place par l’équipe de campagne du président pour collecter des informations concernant d’éventuelles irrégularités est noyée sous les appels fantaisistes, selon la presse américaine.

En 2016, Donald Trum avait déjà dénoncé une tricherie d’ampleur pour expliquer l’avance de voix dont avait bénéficié son adversaire démocrate, Hillary Clinton, même si cette dernière avait perdu l’élection au sein du collège électoral. Il avait mis sur pied une commission pour identifier cette fraude, dissoute après seulement quelques mois sans avoir pu produire le moindre élément de preuve.

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Appels aux dons pour les frais de justice

En dépit de ces débuts difficiles, la campagne du président a poursuivi son effort de mobilisation de ses fidèles. Elle a multiplié notamment les appels aux dons pour financer les frais de justice comme d’éventuelles opérations de recomptage, généralement onéreuses. Les précédents de 2016 montrent que ces vérifications qui sont de droit lorsque les écarts sont serrés ne jouent qu’à la marge au niveau des résultats. Les recours engagés jusqu’à présent se sont soldés majoritairement par des défaites pour les républicains. Contrairement à l’élection de 2000 arbitrée par la Cour suprême, aucun Etat n’est en outre décisif comme avait pu l’être la Floride pour l’issue de celle de 2020.

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