Elections américaines : dans son discours de victoire, Joe Biden promet de « guérir » l’Amérique – Le Monde

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Joe Biden embrasse son petit-fils, après s’être adressé à la nation depuis le Chase Center, à Wilmington (Delaware), le 7 novembre.

Un Joe Biden transfiguré par la victoire s’est présenté devant les Etats-Unis, samedi soir 7 novembre. Le plus vieux président élu, âgé de 77 ans, avait été déclaré vainqueur dans l’Etat décisif de Pennsylvanie en fin de matinée, et ce succès lui avait ouvert les portes de la Maison Blanche au terme d’un décompte des voix aussi long que serein.

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Unique mais conséquente entorse à un rituel établi, Joe Biden n’avait pas reçu comme le veut la coutume un appel de son adversaire, le président sortant Donald Trump, dans lequel ce dernier aurait reconnu sa défaite. Au contraire, ce dernier s’est accroché à des contestations des résultats enregistrés depuis le 3 novembre, assurant sur son compte Twitter avoir remporté l’élection, contre toute évidence. Samedi soir, dans sa ville de Wilmington (Delaware), le démocrate est passé outre. Il n’a même pas évoqué le comportement de celui auquel il succédera le 20 janvier.

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L’ancien vice-président, après quarante-sept ans de vie publique, s’est montré à sa manière révolutionnaire. Pendant toute sa campagne, il n’a cessé de parler d’unité, martelant des formules répétées samedi soir : la promesse d’être « un président qui rassemble et non pas qui divise », ou encore l’invitation lancée à ses concitoyens de ne pas traiter leurs « opposants comme des ennemis ». « Je travaillerai aussi dur pour ceux qui n’ont pas voté pour moi, que pour ceux qui m’ont choisi », a-t-il rappelé.

Le président élu Joe Biden, lors de son discours à la nation, à Wilmington (Delaware), le 7 novembre.

Il a insisté dans cette voie samedi en souhaitant que se termine « cette sombre ère de diabolisation en Amérique, et qu’elle se termine ici et maintenant ». « Le refus des démocrates et des républicains de coopérer les uns avec les autres n’est pas dû à une force mystérieuse indépendante de notre volonté. C’est une décision. C’est un choix que nous faisons. Et si nous pouvons décider de ne pas coopérer, nous pouvons alors décider de coopérer. Et je pense que cela fait partie du mandat du peuple américain. Ils veulent que nous coopérions. C’est le choix que je vais faire. Et j’appelle le Congrès – démocrates et républicains – à faire ce choix avec moi », a assuré le président élu.

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« Il est temps de s’écouter à nouveau »

Après quatre ans de polarisation extrême, ce choix de la main tendue a régulièrement été critiqué pendant la campagne. Joe Biden a dû assurer ne pas être « naïf », ou bien vivre dans les temps révolus de ses années passées au Sénat, lorsque les compromis n’étaient pas synonymes de compromission.

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