Elections américaines 2020 : les partisans de Donald Trump dans le déni après l’élection de Joe Biden – Le Monde

Spread the love
  • Yum
Jennifer ne veut pas que son pays « devienne comme la Corée du Nord ou la République populaire de Chine ».

Samedi 7 novembre, quatre jours après la clôture des bureaux de vote pour l’élection présidentielle américaine, les grands réseaux de télévision américains et l’agence Associated Press (AP) ont annoncé que Joe Biden avait été élu président des Etats-Unis. En guise de réponse, Donald Trump a publié un Tweet en lettres capitales, mettant en cause le résultat : « J’AI GAGNÉ L’ÉLECTION, J’AI OBTENU 71 000 000 DE VOTES LÉGAUX. » Dans la foulée, Twitter a publié un avertissement, affirmant qu’une partie du message est « contestée ».

Lire aussi Elections américaines 2020 en direct : Joe Biden revendique la victoire et s’engage à être « un président qui rassemble et non qui divise »

Pour contourner ce qu’il perçoit comme une censure de la part des réseaux sociaux, son équipe de campagne a envoyé un courriel à ses abonnés, affirmant que « cette élection est loin d’être terminée » « Joe Biden n’a été certifié vainqueur dans aucun Etat, et encore moins dans les Etats très contestés où l’on se dirige vers un nouveau décompte obligatoire ». Le message se termine par un retentissant : « CE SONT LES VOTES LÉGAUX QUI DÉCIDENT QUI EST PRÉSIDENT, ET NON LES MÉDIAS. »

Des partisans encore mobilisés

C’est munis de ces éléments de langage simples que les partisans du président, souvent sans masque, se sont réunis dans plusieurs endroits du pays – Lansing, Michigan, Austin, Texas, Phoenix, Indianapolis – pour manifester et contester le résultat.

A Atlanta, ils s’étaient donné rendez-vous à la State Farm Arena et autour du Capitole de l’Etat de Géorgie pour un « Stop The Steal Rally » (« arrêtez de nous voler la victoire »). Ils étaient environ 200, accompagnés de gros pick-up. Face à eux, des contre-manifestants, parfois armés. Au milieu, la police.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Président Trump, an IV : le prisonnier en son déni

Le cheveu souple et une barbe Van Dyke, Joachim Ferguson, 35 ans, de Peachtree City, une petite ville à l’ouest d’Atlanta, admet que c’est « sa toute première fois ». « Je ne suis jamais allé à un rassemblement ou à une manifestation. Mais là, je suis venu pour défendre le président Donald Trump et le processus démocratique », raconte-t-il.

L’incompréhension face au système électoral

Ce fervent catholique, chapelet en main, ne s’explique pas pourquoi, au soir de l’élection, le président était en tête avec plusieurs centaines de milliers de voix en Pennsylvanie, dans le Michigan, le Wisconsin, la Géorgie. « Et soudain, au milieu de la nuit, ils ont arrêté le dépouillement des bulletins. » Il a veillé, en vain, jusqu’à 3 heures du matin pour connaître le résultat de l’élection. Pour lui, « en Amérique, on ne compte pas les bulletins à la sauvette, au milieu de la nuit ».

Il vous reste 57.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Leave a Reply

%d bloggers like this: