Sanctionner les familles d’élèves violents en cessant de leur verser leurs allocations, c’est l’une des pistes envisagées par le gouvernement pour faire diminuer les violences en milieu scolaire, selon Le Parisien

Cette mesure ferait partie d’un rapport qui sera remis au ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer en milieu de semaine prochaine. Le groupe de travail à l’origine de ce plan d’action a été constitué juste après l’agression d’une enseignante par un lycéen muni d’une arme factice à Créteil, le 18 octobre dernier. “On n’a pas de tabou. Il ne faut pas rester inerte. Pas après tout ce qu’il s’est passé”, confient des proches du ministère à nos confrères. 

Ce n’est pas la première fois que l’idée de sanctionner les parents d’élèves est mise sur la table. En 2011, la loi Ciotti permettait aux inspecteurs d’académie de couper les allocations aux familles des élèves trop absents. Une mesure supprimée par le parlement en janvier 2013.

Une sanction équivalente au montant des dommages

Mais comment pourrait se traduire la suspension d’allocations aux parents d’élèves violents ? Les établissements feraient remonter les cas de violences à l’inspection académique, qui demanderait ensuite à la Caisse d’allocations familiales de suspendre le versement de ces aides sociales, explique Le Parisien, qui ajoute que “la sanction serait équivalente au montant des dommages en cas de dégradations matérielles”.

Cette mesure ne surprend pas tant le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer n’avait cessé d’évoquer “la responsabilisation des familles” après l’agression de Créteil, parlant même d'”amendes” pour les parents des enfants impliqués dans tout acte de violences scolaires.

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