Doomsday Room : une simulation géopolitique ambitieuse et captivante

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Et si vos décisions impactaient directement le destin de l’humanité ? C’est le point de départ du jeu de stratégie, Doomsday Room, signé Doubleton Game Studio, qui est sorti en janvier dernier. Cette simulation politique vient justement de faire l’objet d’une version française, un vrai plus pour ce titre qui n’était jusque là disponible qu’en anglais.

Doomsday Room démarre en 1947 dans un monde alternatif. Ravagée par la dernière guerre, la planète compte alors sept nations très différentes. Cela va de Transatlanta, une pays dont la présence militaire très marquée impose le respect, à Colonia, un État quasi failli qui croule sous les problèmes : corruption, inégalités sociales, et cartels de la drogue. D’autres puissances savent aussi recourir à des moyens détournés pour faire avancer leur propre agenda, c’est le cas de Norland, dont la puissance s’est construite dans un climat d’espionnage et d’assassinats politiques.

Des choix moraux difficiles et une vraie rejouabilité

Bref, le monde de Doomsday Room est tout sauf pacifique et la mission qui incombe au joueur est pourtant bien de ramener l’harmonie entre les nations. Nous voici bombardé représentant de Borelia dans un Conseil qui réunit les sept superpuissances, un peu comme une sorte d’ONU revisitée.

Au fil des quatre années passées à ce poste, et au rythme d’un tour par mois, il vous sera demandé de réaliser certains objectifs. Le premier d’entre eux est bien sûr d’éviter un affrontement entre les pays qui pourrait bien déboucher sur une guerre nucléaire. On apprécie aussi la possibilité de pouvoir embarquer dans la conquête spatiale. Autant de problématiques qui se trouvaient au cœur de la guerre froide.

Pour y parvenir, plusieurs chemins s’offrent à vous. Il est bien sûr possible d’agir en respectant une certaine éthique en signant des accords internationaux ou en aidant certaines nations plus pauvres à s’en sortir. Mais il est également envisageable de faire preuve d’un réalisme glacial en affaiblissant ses rivaux, planifiant des coups d’État, ou en poussant vos adversaires vers la guerre.

Ce qui fait aussi la force de Doomsday Room, c’est qu’il bénéficie d’une assez bonne rejouabilité. Les événements rencontrés sont aléatoires et certaines stratégies utiles dans des parties peuvent se révéler néfastes dans d’autres. Autre élément positif : la présence d’un livret qui permet de se remémorer les différentes nations et personnages du jeu.

Bien sûr, tout n’est pas parfait dans ce titre et de nombreux détails restent encore à régler. On apprécie toutefois la réactivité des développeurs qui restent à l’écoute de leur communauté pour faire évoluer le jeu dans le bon sens.

À noter que certaines simulations politiques sorties récemment sur PC valent également le détour. On ne saurait par exemple que trop vous conseiller Suzerain, un jeu qui vous place à la tête d’un pays fictif, le Sordland, et vous permet de naviguer dans les méandres d’une nation passionnante.

Retrouvez Doomsday Room sur Steam.

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