Donald Trump annonce qu’il n’assistera pas à la prestation de serment de Joe Biden, une première depuis 1869 – Le Monde

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Seuls trois présidents sortants (John Adams en 1801, son fils John Quincy Adams en 1829 et Andrew Johnson en 1869) avaient refusé d’assister à l’investiture de leur successeur avant lui. Jusqu’au bout le président américain, Donald Trump, campe sur ses positions : dans l’un des Tweets laconiques dont il est coutumier, il a annoncé vendredi 8 janvier qu’il n’assisterait pas à la prestation de serment de son successeur, Joe Biden.

« A tous ceux qui ont demandé, je n’assisterai pas à la prestation de serment le 20 janvier », a-t-il écrit.

Deux jours après les violences qui ont endeuillé le Capitole, ébranlé l’Amérique et sidéré le monde, la présidence Trump était vendredi au bord de l’implosion. Appels à la démission, projets de procédure de destitution, déluge de critiques contre un président accusé d’avoir sapé les institutions et jeté de l’huile sur le feu : à douze jours de la fin de son mandat, Donald Trump, reclus dans la Maison Blanche, est extraordinairement seul.

Dans un message vidéo diffusé jeudi soir, le tempétueux milliardaire a enfin reconnu sa défaite, même s’il n’a à aucun moment cité – et encore moins félicité – son successeur démocrate.

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« Trop tard »

Dans cet exercice destiné à tenter de sauver la fin de son mandat, il a également dénoncé « une attaque odieuse » sur le Capitole, sans jamais évoquer sa responsabilité dans ce drame qui a durablement terni l’image de l’Amérique à travers le monde. « Trop tard », ont réagi à l’unisson nombre de responsables démocrates et républicains excédés, alors que les démissions au sein de son équipe rapprochée et de son gouvernement se multiplient.

Certains de ses détracteurs estiment que le plus simple serait que le 45e président se taise et laisse de facto le vice-président, Mike Pence, aux commandes jusqu’au 20 janvier, date à laquelle Joe Biden prêtera serment.

Pour Jeh Johnson, ancien ministre de la sécurité intérieure, toute personne ayant un peu d’influence sur Donald Trump devrait lui faire passer un message simple : « Montez dans Air Force One, partez à Mar-a-Lago et restez-y. » « Moins il en fera sur les douze derniers jours, mieux ce sera, a estimé en écho le sénateur républicain Ben Sasse. Donald Trump a menti aux Américains, et les mensonges ont des conséquences. »

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Empêcher Trump d’utiliser les codes nucléaires

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a quant à elle déclaré, vendredi, s’être entretenue avec l’armée américaine pour s’assurer que M. Trump, un « président déséquilibré », ne puisse pas utiliser les codes nucléaires, tout en menaçant d’agir au Congrès s’il ne quittait pas rapidement le pouvoir.

« Ce matin, j’ai parlé avec le chef d’état-major américain, Mark Milley, pour discuter des précautions disponibles afin d’éviter qu’un président instable ne lance des hostilités militaires ou n’accède aux codes de lancement et ordonne une frappe nucléaire », a ainsi écrit Mme Pelosi dans une lettre à ses collègues parlementaires.

Le Monde avec AFP

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