Disparition de Delphine Jubillar : son mari Cédric reste en détention – Le Figaro

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La cour d’appel de Toulouse a rejeté la demande des trois avocats de Cédric Jubillar, estimant que des indices «graves et concordants» montrent que Cédric Jubillar a pu participer au meurtre de son épouse.

Mardi dernier, les trois avocats de Cédric Jubillar s’étaient efforcés de répondre point par point à tous les éléments avancés par le procureur de la République de Toulouse, dénonçant des «incohérences». Leur plaidoirie n’a pas porté les fruits escomptés : la chambre de l’instruction de Toulouse a tranché ce jeudi, et Cédric Jubillar dormira encore en prison ce soir.

La cour d’Appel a justifié sa décision en indiquant que des indices «graves et concordants» montrent que Cédric Jubillar a pu participer au meurtre de son épouse. «Nous allons lire la motivation de l’arrêt. Seul un pourvoi en cassation est possible à présent», ont indiqué au Figaro les avocats.

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Aujourd’hui, la défense tombe des nues, dénonçant des «recherches minimalistes» et «la fabrication d’un coupable idéal». «Nous constatons aujourd’hui que les recherches se sont clairement concentrées sur Cédric Jubillar dès la première heure. À peine avait-il signalé la disparition de sa femme, qu’il fait l’objet d’une surveillance accrue et que tout est mis en place pour le confondre», s’indigne auprès du Figaro Me Jean-Baptiste Alary, l’un des avocats de Cédric Jubillar, dénonçant notamment le «broyage psychologique» dont la mère du suspect, Nadine Fabre, aurait, selon lui, fait l’objet. «Les enquêteurs l’ont broyée pour obtenir des aveux de la part de Cédric Jubillar. Leur acharnement n’a d’égal que leur incapacité à nous expliquer ce qui s’est passé», estime-t-il.

«Pour mettre une personne en examen, il faut des indices graves ou concordants, or, dans cette affaire, les charges sont beaucoup trop faibles. Cette accumulation d’éléments insignifiants ne donne pas assez de contenu au dossier», avait expliqué quelques jours plus tôt au Figaro le pénaliste, insistant sur le fait qu’«on ne peut pas en France incarcérer un homme parce qu’il a lancé une machine à laver à 4 heures du matin et que l’on trouve cela étrange».

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