Disparition de Delphine Jubillar : les gendarmes passent la maison du couple au peigne fin, dans le Tarn – actu.fr

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Jeudi 24 décembre, les enquêteurs de la gendarmerie passent la maison de Delphine et Cédric Jubillar au peigne fin, à Cagnac-les-Mines (Tarn)
Jeudi 24 décembre, les enquêteurs de la gendarmerie passent la maison de Delphine et Cédric Jubillar au peigne fin, à Cagnac-les-Mines (Tarn) (©Maxime Noix/Actu Toulouse)

C’est là qu’elle vit, avec son mari, Cédric, leur fils de 6 ans et leur fillette de 18 mois. C’est de là aussi qu’elle serait partie en pleine nuit, selon son époux, il y a désormais plus d’une semaine.

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Enquête criminelle

Au lendemain de la battue citoyenne qui a rassemblé 1 600 personnes à Cagnac-les-Mines (Tarn), et de l’ouverture d’une information judiciaire pour enlèvement et séquestration, les gendarmes de la Section de recherches de Toulouse ont effectué, jeudi 24 décembre 2020, une perquisition au domicile de Delphine Jubillar.

Une première perquisition avait déjà été effectuée sous l’autorité du Parquet d’Albi. Nous avons jugé qu’il fallait recommencer et approfondir, à la fois dans la maison, mais également aux abords de celle-ci.

Alix-Marie Cabot-ChaumetonProcureur de la République adjoint de Toulouse

L’enquête – qui a désormais basculé sur un volet criminel – requiert de la minutie. Et les deux juges d’instruction du pôle toulousain, désignés pour superviser les investigations, ont délivré leurs premières directives.

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Une maison passée au peigne fin

Passer la maison au peigne fin, en laissant le champs libre aux experts de la police scientifique, en est une. Que cherchent-ils ? D’hypothétiques traces de violences physiques. Du sang. Des indices.

Ce jeudi, la perquisition « poussée » s’est déroulée « en présence de l’époux de la disparue » :

Aucun élément nouveau ne permet de faire avancer la manifestation de la vérité. À ce stade, on en est au même point qu’hier (mercredi, ndlr).

Alix-Marie Cabot-Chaumeton

Un téléphone et un couteau trouvés la veille

Les TIC (Techniciens en identification criminelle) ont sans nul doute récupéré l’ADN de Delphine et des autres membres de la famille, afin d’engranger un maximum d’informations. Pour « refermer toutes les portes », les unes après les autres.

La veille, une dizaine d’objets hétéroclites avaient été exhumés des fourrés et des bois, dont un couteau et un téléphone portable qui doivent être expertisés. En l’état, rien n’indique qu’ils soient en lien avec la disparition de l’infirmière de 33 ans.

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20 gendarmes sur le terrain, 10 enquêteurs judiciaires

Pour l’heure, rien n’a filtré de ces actes, couverts par le secret de l’instruction. Interrogé mercredi, le lieutenant-colonel Thierry Blondet, commandant en second le groupement de gendarmerie du Tarn, affirmait « qu’une vingtaine d’hommes resteraient mobilisés sur les recherches » et « qu’une dizaine d’enquêteurs seraient désormais affectés à la partie judiciaire ».

En « instance de divorce » selon les mots mêmes de son mari, un artisan du bâtiment, Delphine Jubillar n’a plus donné aucun signe de vie depuis la nuit du mardi 15 au mercredi 16 décembre. Triste veille de Noël pour une famille dans la peine, soumise à une insupportable attente.

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