Disparition de Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines : la piste criminelle privilégiée – ladepeche.fr

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l’essentiel Le parquet de Toulouse a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour enlèvement et séquestration dans l’affaire de la disparition de Delphine Jubillar.

Après 7 jours de recherches infructueuses, la disparition de Delphine Jubillar, l’infirmière de 33 ans dont on est sans nouvelle depuis mercredi 16 décembre, prend une autre tournure. Le procureur de la République de Toulouse a décidé de l’ouverture d’une information judiciaire pour enlèvement, détention ou séquestration arbitraire.

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L’enquête qui jusqu’alors s’était bornée à une « disparition inquiétante », prend désormais une orientation criminelle et se voit confier à deux magistrats instructeurs « au vu de l’importance et de la complexité de cette affaire ».

Les opérations sur le terrain vont se poursuivre mais en lien direct avec les investigations judiciaires qui vont bénéficier de nouveaux moyens.

Cagnac-les-Mines : la piste criminelle pour la disparition de Delphine
Cagnac-les-Mines : la piste criminelle pour la disparition de Delphine

Jusqu’à présent, les recherches effectuées par la gendarmerie autour de Cagnac-les-Mines se devaient de répondre à toutes les hypothèses. Des moyens considérables ont été sollicités afin de trouver une trace de Delphine Jubillar. Jusqu’à cette « battue citoyenne » qui s’est déroulée ce mercredi. Elle a rassemblé plus de 1 000 personnes. Sous la direction du commandant Sophie Lambert, les gendarmes et des élus de la commune ont dirigé 21 équipes de 50 personnes pour quadriller une zone de recherche sur un rayon de 5 km autour du centre bourg de l’ancienne cité minière tarnaise.

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Pas trace de Delphine

Différents objets ont été retrouvés dont un couteau, un téléphone portable et des vêtements. Ils seront analysés afin de savoir s’ils ont un lien ou non avec la disparition de Delphine Jubillar.

Parmi les participants à cette « battue citoyenne », les membres de la famille du couple, en instance de divorce, étaient présents. Chacun de leur côté. Comme depuis le début de cette affaire, ils sont restés silencieux. Le frère de Delphine, un cousin, l’oncle et de nombreux amis venus de Gaillac forment un groupe.

Un peu plus loin, Cédric Jubillar, le mari de Delphine, est lui aussi entouré de proches. Il a arpenté le terrain le matin avant de s’abstenir de poursuivre les recherches dans l’après-midi sans doute en raison des regards soupçonneux qui pèsent sur lui.

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Dans les regroupements, des affaires précédentes de disparition remontent dans les conversations. Le nom de Jonathann Daval revient de façon incessante. Le mari de la disparue y a lui-même fait référence.

Recherches d’indices

Après 7 jours sans nouvelle de la maman de deux enfants de 18 mois et six ans, l’hypothèse criminelle trotte dans toutes les têtes. Mais sans qu’à ce jour, les éléments connus de l’enquête ne donnent le moindre indice dans ce sens.

Les gendarmes ont fouillé plusieurs maisons de Cagnac et interrogé le voisinage. Ils ont aussi demandé aux commerçants des zones de Lescure et Arthes notamment les images de vidéo surveillance externes des commerces. Hier, lors de la « battue citoyenne », il était également question de retrouver le portable de Delphine.
Mais le mystère reste entier sur ce qui est arrivé à la jeune infirmière dans la nuit de mardi à mercredi.

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Des moyens d’enquête importants

Le quadrillage a mené les gendarmes et les bénévoles sur des terrains difficiles.
Le quadrillage a mené les gendarmes et les bénévoles sur des terrains difficiles. DDM – MARIE PIERRE VOLLE

Dès l’alerte donnée par le mari de Delphine Jubillar, Cédric, le mercredi 16 décembre au petit matin, les gendarmes chargés de l’enquête ont mis d’importants moyens pour retrouver la disparue.

Mercredi 16 décembre déjà, un hélicoptère survolait le village de Cagnac-les-Mines, les bois et points d’eau environnants pour trouver une trace de la jeune femme.

Vendredi, 50 gendarmes, actifs comme de réserve étaient mobilisés sur le terrain, avec à partir de samedi le concours de plongeurs. Des chiens, dont des Saint-Hubert, ont été utilisés par les forces de l’ordre. Un télépilote, muni de son drone, a lui aussi fouillé le village et les nombreux bois qui l’entourent. Vendredi 18 décembre, la gendarmerie du Tarn a émis un appel à témoins, avant d’appeler la population à l’aide lundi soir, pour étendre au maximum les recherches. En vain jusqu’à présent. Jusqu’à ce mercredi, le parquet d’Albi avait ouvert une enquête pour disparition inquiétante.

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À partir de ce jeudi, le dispositif de recherche autour de Cagnac-les-Mines sera allégé en raison de la nouvelle tournure prise par l’enquête. Une quinzaine de gendarmes vont poursuivre le travail de terrain et le PC opérationnel est installé à la brigade de gendarmerie de Cagnac-les-Mines. Les recherches seront orientées par les éléments dont disposent les nouveaux enquêteurs dans le cadre de l’information judiciaire pour enlèvement et séquestration ouverte hier par le parquet de Toulouse. Des plongeurs doivent également poursuivre la fouille de différents points d’eau.

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