Disney+ craque face à la pression et repousse son lancement en France

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Disney+ craque face à la pression et repousse son lancement en France

Si vous espériez vous replonger dans les films Disney de votre enfance au cours de la prochaine semaine, c’est raté. Après Netflix ou Youtube, Disney+ a également cédé face à la pression des autorités françaises, qui demandent depuis le début du confinement aux grandes plateformes de vidéo en ligne de brider leurs débits pour ne pas faire exploser la bande-passante. Si Netflix et Youtube ont annoncé ces derniers jours des décisions de cet ordre, Disney+ a pour sa part indiqué que son lancement, qui était prévu cette semaine sera décalé de deux semaines supplémentaires.

« A la demande du gouvernement français, nous avons convenu de reporter le lancement jusqu’au mardi 7 avril 2020 », a ainsi fait savoir le géant américain dans un communiqué. Celui-ci a toutefois précisé que son lancement est maintenu dans les autres pays européen (le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la Suisse et l’Autriche) est maintenu ce mardi, même si des mesures vont être prises « pour réduire l’utilisation globale de la bande passante d’au moins 25 % », indique dans ce communiqué Kevin Mayer, qui supervise le département des activités internationales, streaming, distribution et marketing des contenus Disney.

Fort de ces « mesures proactives », le groupe a indiqué avoir ainsi répondu « à la demande du Commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton de soutenir l’effort collectif pour le bon fonctionnement des infrastructures haut débit ». « Dans les prochains jours, nous surveillerons le trafic Internet et travaillerons en étroite collaboration avec les fournisseurs d’accès pour, si nécessaire, réduire davantage les débits et nous assurer qu’ils ne sont pas surchargés par la demande des utilisateurs », a conclu sa direction.

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Youtube bride ses débits

Pour rappel, la nouvelle plateforme de SVOD de Disney revendique aujourd’hui déjà plus de 29 millions d’abonnés quelques mois après son lancement aux Etats-Unis, au Canada, au Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Celle-ci peut notamment s’appuyer sur son catalogue extrêmement fourni pour faire de l’ombre à Netflix, le véritable mastodonte du secteur et ses 167 millions d’abonnés dans le monde.

La décision de Disney+ de décaler son lancement en France s’inscrit dans le cadre de la lutte menée par les autorités contre l’explosion de la bande-passante consécutive au confinement de la population imposé par les autorités. Elle fait suite aux actions entreprises par Netflix et Youtube pour brider leurs débits respectifs. Vendredi, YouTube a déclaré que cela réduirait la qualité de la diffusion du streaming dans les pays de l’UE.

« Les gens viennent sur YouTube pour trouver des informations fiables, des contenus d’apprentissage et pour se connecter en ces temps incertains », a déclaré un porte-parole de YouTube à ZDNet. « Bien que nous n’ayons connu que quelques pics d’utilisation, nous avons mis en place des mesures pour ajuster automatiquement notre système afin d’utiliser moins de capacité réseau ».

« Suite à la réunion entre le PDG de Google, Sundar Pichai, le PDG de YouTube, Susan Wojcicki, et le commissaire Breton, nous nous engageons à mettre temporairement tout le trafic de l’UE en définition standard » a ajouté la société. « Nous continuerons à travailler avec les gouvernements des États membres et les opérateurs de réseau afin de réduire au minimum les contraintes sur le système, tout en offrant une bonne expérience aux utilisateurs ».

Netflix lance la danse

YouTube a indiqué que ces mesures seront en place pendant 30 jours. YouTube suit les traces de Netflix, qui s’est également engagé à prendre des mesures pour réduire les charges de trafic. Cette semaine, le fournisseur de contenu a déclaré que les débits seront réduits « sur tous nos flux en Europe pendant 30 jours ». La majorité des abonnés aux forfaits standard ne seront peut-être pas touchés, mais ceux qui paient pour des flux de haute qualité pourraient voir leur qualité légèrement diminuer. En prenant cette mesure, Netflix prévoit que le trafic Netflix sur les réseaux européens sera réduit d’environ 25 %.

« Suite aux discussions entre le commissaire Thierry Breton et Reed Hastings – et compte tenu des défis extraordinaires posés par le coronavirus – Netflix a décidé de commencer à réduire les débits sur tous nos flux en Europe pendant 30 jours », a déclaré un porte-parole de Netflix dans une déclaration envoyée à ZDNet. « Nous estimons que cela permettra de réduire le trafic de Netflix sur les réseaux européens d’environ 25 % tout en assurant un service de bonne qualité à nos membres ».

Un porte-parole a déclaré à ZDNet que la réduction des débits peut ou non avoir un impact sur la qualité des services que les clients obtiennent. La qualité peut dépendre de divers facteurs, tels que l’appareil utilisé et le niveau de l’abonnement. De plus, les changements de débit ne sont pas toujours perceptibles. Pour la diffusion en continu haute définition, les débits se situent souvent entre 3 500 kb/s et 5 000 kb/s.

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