DIRECT. Premiers incidents à Paris entre manifestants et forces de l’ordre – Le Parisien

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L’essentiel :

  • Des milliers de manifestants défilent ce samedi dans toutes les grandes villes de France contre le racisme et les violences policières .
  • Ces rassemblements sont d’autant plus sensibles que la gronde monte du côté des forces de l’ordre, qui s’estiment « jetées en pâture » par le gouvernement et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.
  • Le plus gros défilé a lieu à Paris. Il est organisé à l’appel du Comité Adama Traoré. Alors qu’il était censé relier la place de la République à celle de l’Opéra, la préfecture de police a finalement décidé de ne pas permettre le défilé, optant pour un rassemblement statique.

Pour parer tout débordement, le préfet de police de Paris Didier Lallement avait dans un premier temps ordonné la fermeture des commerces, débits de boissons et restaurants situés sur le parcours.

Suivez les manifestations minute par minute :

17h38. La préfecture de police appelle les manifestants à se disperser. Sur les réseaux sociaux, elle évoque « des troubles à l’ordre public causés par certaines personnes ». Elle recense « des tirs de mortier et des jets de projectiles » contre les forces de l’ordre au niveau de la rue du temple.

17h32. La police charge place de la République. Des gaz lacrymogènes ont été tirés alors que des manifestants faisaient face aux forces de l’ordre.

17h19. Douze militants interpellés à Paris, nous confirme-t-on de source policière, en marge du déploiement déploiement de la banderole contre le racisme anti-blanc. On ignore encore si tous sont des militants identitaires ou si des militant « antifa », également montés sur le toit, ont également été appréhendés.

17h06. Le point sur les manifestations en France.

  • A Bordeaux, le rassemblement a réuni environ 500 personnes, dans une ambiance bon enfant.
  • A Lyon, quelque 2.000 personnes se sont rassemblées samedi après-midi pour réclamer « vérité et justice », égrainant les noms de Mehdi, Bilal ou Wissam, des jeunes morts dans la région à la suite d’interpellations.
  • A Lille, les forces de l’ordre ont fait usage de bombes lacrymogènes après une légère montée de tensions.

16h58. Plusieurs interpellations derrière l’immeuble où la banderole identitaire a été déployée, constate un journaliste sur place.

16h53. La manifestation restera statique, confirme la préfecture de police sur les réseaux sociaux. « Toute sortie reste possible par les différents axes sauf le boulevard Saint-Martin », précise-t-elle, répondant ainsi au critiques.

16h46. La stratégie de la préfecture de police dénoncée par des manifestants, mais aussi par l’avocat Raphaël Kempf, présent sur place et qui accuse les autorités de mensonge. « Didier Lallement, vous mentez, écrit-il sur Twitter. J’y suis, le boulevard Magenta et la rue Beaurepaire (au moins) sont fermés. Les forces de l’ordre empêchent les manifestants de quitter la place. La nasse est une pratique condamnée par le Défenseur des droits. »

16h40. Assa Traoré appelle au sitting. Alors que les manifestants sont maintenus place de la République, la soeur d’Adama Traoré a demandé aux manifestants de s’asseoir au sol.

16h26. Légères tensions dans la capitale. Mais le rassemblement reste globalement calme, selon notre journaliste sur place. Quelques montées des tensions ont été vues au niveau des barrages policiers, sans refléter pour le moment le déroulé de la manifestation. Les forces de l’ordre ont fait usage de quelques grenades lacrymogènes.

16h18. Affrontements à Paris entre militants sur le toit où la banderole identitaire a été déployée. Elle a finalement été retirée.

16h07. Jean-Luc Mélenchon torpille le préfet Lallement. Interrogé par BFMTV, le chef de La France Insoumise a vivement critiqué le préfet de police de Paris. « Je m’attends à d’autres provocations du préfet Lallement (…), qui est en train d’organiser les choses pour que ça se passe mal, dénonce-t-il. » Il attaque de front le préfet de police, estimant que ce dernier n’est « pas dans un état mental normal qui correspond à ce qu’on attend du chef de la police ».

16h. Des manifestations en cours dans plusieurs villes de province. A Bordeaux, un rassemblement contre les violences policières et le racisme se tient place de la Bourse, selon Sud Ouest.

15h50. Vives tensions à Londres, où antiracistes et extrême droite manifestent dans une ambiance tendue. Plusieurs centaines de manifestants antiracistes se sont rassemblés dans le centre de de la ville, tandis que des militants d’extrême droite se sont regroupés de leur côté près du parlement autour de statues qu’ils entendent protéger.

15h40. Rassemblement à Rouen, où le cortège a pu s’élancer. Aucun incident majeur n’est à déplorer à ce stade en France.

15h32. La préfecture de police communique. Dans un message diffusé sur Twitter, la préfecture de police explique que « les personnes qui le souhaitent peuvent quitter la place par tous les axes à l’exception du boulevard Saint-Martin et rue du Temple ».

15h21. Les forces de l’ordre refusent de laisser défiler les manifestants. Une source policière explique cette décision par le fait que les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits sur la voie publique. « Le choix qui a été fait à ce stade est de ne pas accepter un départ du cortège vers la place de l’Opéra. Il y a simplement une tolérance d’un rassemblement statique », nous précise-t-on.

15h13. Début du rassemblement à Lille. Rendez-vous a été donné place de la République, encore une fois, par le comité Adama.

15h07. Hommage à George Floyd. Pendant que les identitaires se faisaient voir (et huer), un manifestant a grimpé sur la statue « liberté » de la place de la République, afin de lui enfiler un masque I can’t breathe (je ne peux pas respirer), les derniers mots prononcés par George Floyd avant de mourir, lors de son interpellation à Minneapolis.

15h01. Environ 10 000 personnes sur place, fait savoir au Parisien une source policière. La manifestation n’est toujours pas partie de la place de la République, 30 minutes après l’heure de départ officielle.

14h50. Jean-Luc Mélenchon réclame une police « obéissante à l’Etat républicain ». Le leader de la France insoumise a pris la parole en marge du rassemblement du jour.

14h41. Les entrées de la place de la République bloquées actuellement par les forces de l’ordre. Les organisateurs cherchent le soutien des manifestants pour contraindre les policiers à laisser la manifestation entamer sa marche.

14h35. Une banderole sifflée par les manifestants. Signée « Génération identitaire », elle a été déployée sur un toit de la place de la République, affichant le message suivant : « les victimes du racisme anti-blanc ». Les voisins, ciseaux à la main, ont finalement entrepris le découpage de la banderole, sous les acclamations de manifestants.

L’ambiance est assez confuse, relève notre journaliste. Dans la foule, dense, des sans papiers, des gilets jaunes et divers groupuscules aux mots d’ordre divers. La manifestation n’est toujours pas partie, et la foule se densifie à Paris.

LP/Benoit Hasse
LP/Benoit Hasse  

14h32. Forte présence policière dans les rues de la capitale, relève notre journaliste place de la République. Des cars de CRS et de gendarmerie mobile sont alignés par dizaines tout autour de la place. Un canon à eau est en position non loin de l’endroit où doit partir la manifestation.

14h27. La foule se rassemble place de la République, pendant qu’Assa Traoré prononçait son discours. « Depuis le 2 juin, la France reconnaît qu’il y a du racisme dans la police et la gendarmerie. C’est une victoire […] On parlera un jour d’un renversement, cette histoire n’est pas encore finie », a-t-elle déclaré au micro.

14h20. Des partis politiques présents à Paris. Parmi eux, Europe Ecologie-les Verts, le Parti communiste français et La France insoumise. « J’y serai et j’invite mes amis à y être nombreux » pour être « nombreux contre le racisme », lançait Jean-Luc Mélenchon vendredi.

14h11. À la gare de Beaumont, dans le 95, des manifestants partaient vers Paris en début d’après-midi. « Adama était mon meilleur ami, depuis 4 ans je vais aux manifs qui sont organisées pour lui dès que je peux », confie Mohamed. La mobilisation se veut pacifiste, l’objectif est de faire du bruit pour être entendu, notamment dans les médias. « Si je vois quelqu’un casser des trucs je vais lui dire d’arrêter pour ne pas salir l’image de notre pote, reprend le Beaumontois de 29 ans. On veut juste connaître la vérité, qu’il y ait une justice. Qu’on arrête de nous dire qu’il était malade du cœur et qu’on nous dise ce qui s’est vraiment passé. On a besoin de ça pour faire notre deuil. »

14h03. À Paris, toujours, une vente de t-shirts « justice pour Adama » est organisée, afin d’aider au paiement des frais de justice, nous fait savoir un membre du comité.

LP/Benoit Hasse
LP/Benoit Hasse  

13h57. Des prises de parole se succèdent à Paris. Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, est sur place, relève notre journaliste. « On n’est pas là seulement pour dire non aux violences policières. On est là aussi pour la paix de nos enfants dans les quartiers », lance-t-elle. On est là pour dénoncer la violence policière, la violence sociale, la violence raciale », poursuit-elle.

13h55. Entre 10 000 et 20 000 participants attendus. Selon une note de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, que nous avons pu consulter, les policiers s’attendent à une mobilisation de « 10 000 à 20 000 personnes ». La note met en garde contre des « risques d’incidents le long du parcours ainsi qu’à la dispersion », notamment en raison de la « participation de militants à la mouvance contestataire radicale (100 à 200 personnes), de Gilets jaunes (300 à 600 personnes, dont 100 à 200 ultras jaunes) et de jeunes issus de quartiers sensibles de la région parisienne ».

13h50. Une heure avant le début du défilé parisien, les manifestants se regroupaient déjà place de la République, selon notre reporter sur place. Entre 400 et 500 personnes étaient déjà sur place, un camion sono garé près de la statue.

LP/Benoît Hasse
LP/Benoît Hasse  

13h48. Bien qu’interdits du fait de l’état d’urgence sanitaire, ces rassemblements sont tolérés par les forces de l’ordre, pour reprendre les mots du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. D’importantes mesures de sécurité ont été prises pour encadrer les défilés.

13h45. Bonjour et bienvenue sur ce direct. Vous pourrez suivre tout au long de l’après-midi les manifestations contre le racisme et les violences policières.

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