DIRECT. Grève du 9 décembre : gare du Nord, une marée humaine – Le Parisien

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Face au projet de réforme du système de retraites, la grève des transports en commun lancée depuis jeudi dernier se poursuit ce lundi.

L’essentiel

  • Les reporters du Parisien sont mobilisés toute la journée pour vous informer au mieux de l’état du trafic sur les routes et des perturbations dans les transports, des éventuels incidents et des zones à éviter ce lundi 9 décembre.
  • Le trafic SNCF et RATP est de nouveau très perturbé, voire inexistant , ce lundi, après déjà quatre journées d’un mouvement de grève très suivi.
  • Édouard Philippe n’a plus que deux jours pour bâtir son projet, fondé sur deux points clés : la date d’application de la réforme et l’avenir des régimes spéciaux

» Suivez en direct la journée de perturbations dans les transports en Ile-de-France

12h50. Macron recevra la majorité mardi soir et non pas ce lundi. Emmanuel Macron et Edouard Philippe recevront finalement pour dîner mardi soir, et non pas déjeuner lundi, les ministres les plus concernés par la réforme des retraites ainsi que des dirigeants de la majorité, indique l’Elysée. « C’est plus efficace et cohérent de faire la réunion à l’issue du processus » des dernières consultations menées avant les annonces du Premier ministre mercredi. « C’est une rationalisation du calendrier de la séquence », souligne la présidence.

12h35. Les cheminots mobilisés. Selon la SNCF, 17 % de ses personnels sont en grève ce lundi : 77,3 % des conducteurs, 58,4 % des contrôleurs et 21,9 % des aiguilleurs.

12h20. Le covoiturage cartonne. Le site Klaxit a enregistré 14 fois plus de réservations que lundi dernier. Rien que dimanche, plus de 5 000 personnes se sont inscrites sur le site.

12h15. Toujours des bouchons. Il reste 150 km d’embouteillages cumulés en Ile-de-France, pratiquement trois fois plus qu’un lundi ordinaire à la même heure.

12 heures. Les étoiles et les petits rats inquiets. Jeudi, 120 des 154 danseurs de l’Opéra de Paris étaient dans la rue pour défendre leur régime spécial de retraite. S’ils partent à 42 ans, c’est à cause de la difficulté physique de leur métier, et de l’embauche à 16 ans, après, déjà, de nombreuses années d’exercice. À partir du moment où « on est embauché à 16 ans à l’Opéra, on fait une journée de 9 heures à 23h30… Plus on avance dans l’âge, plus on craint de ne pas aller au bout. À 40 ans, certains ont des hanches en titane », explique à l’AFP Alexandre Carniato, danseur et élu à la caisse des retraites de l’Opéra. Après 21 ans de maison, sa pension s’élèvera à 1 067 € par mois.

11h40. Pour alimenter le débat. La question de l’âge du départ à la retraite est l’une des premières sources d’interrogation de cette réforme. En Europe, cet âge diverge, selon les données de l’OCDE.

DIRECT. Grève du 9 décembre : 77,3 % des conducteurs de la SNCF ont débrayé

11h30. Bagnolet-Antony, 1h50. Julien avait pris soin de commencer sa journée de travail avant de prendre le chemin du bureau, en voiture. Il a mis près de deux heures pour atteindre la Croix de Berny. En métro et RER B, il lui faut d’ordinaire moitié de temps.

11h20. Comment aller à Disney. Perdue dans le labyrinthe de Châtelet, une famille anglaise, en vacances à Paris, cherche à rejoindre le parc d’attractions Disneyland. Elle ne peut plus prendre le RER A, dont le trafic est interrompu jusqu’à 15 heures environ. Des agents de la RATP conseillent le bus 38 jusqu’à Porte de La Chapelle, puis la ligne P à Gare de l’Est jusqu’à Meaux, et encore un bus. « Vous en avez pour près d’1 h 30 ».

11h15. 4 heures de bus pour rejoindre Paris. Une professeure irlandaise vivant au Japon s’agace sur Twitter : à bord du « bus direct », elle a mis quatre heures pour aller de l’aéroport de Roissy à la gare de Lyon. Elle juge les grévistes « pathétiques » à essayer de « protéger un régime de retraite ultra-confortable ».

11 heures. Une caisse de soutien à Angers. Depuis jeudi, contre la réforme des retraites, les agents collectant les déchets à Angers sont en grève. Une caisse de solidarité a été lancée sur Internet. Elle a permis de collecter pour l’instant 295 €.

10h50. Dépôts de bus, le point. Huit des 25 centres bus de la RATP étaient bloqués par des grévistes, empêchant les autobus non grévistes de sortir. Les piquets ont été levés vers 9 heures, les dépôts de Lagny (Seine-et-Marne) et d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ont été levés sans incident par les forces de l’ordre.

10h45. L’A1 ne s’arrange guère. Entre La Courneuve et la porte de la Chapelle, 6 km, parcourus en 40 minutes au lieu de 15 actuellement. Entre Roissy et le périphérique, il faut compter 1h15. Un lundi ordinaire à cette heure, 23 minutes sont habituellement nécessaires.

10h40. Parole d’usager. Couturière au Lido sur les Champs-Élysées, Fabienne emprunte d’habitude la ligne P Paris-Provins. Elle s’est rabattue sur le RER A. « Mon mari qui travaille à Chanteloup-en-Brie me dépose en voiture à Bussy-Saint-Georges, explique cette habitante de Chaumes-en-Brie. Mais il y a du monde sur la route et beaucoup d’attente à chaque station ». Heureusement « il y a des RER, c’est assez régulier aux heures de pointe. » Au lieu d’un peu plus d’une heure de trajet en temps normal, Fabienne a mis ce lundi matin plus d’une heure et demie pour rallier les Champs-Élysées. « Je suis partie à 7h30 et là, je viens tout juste d’arriver à mon terminus, dit-elle essoufflée dans les escalators de la station. Je ferai pareil demain. »

10h35. Prévisions conformes. La SNCF avait bien mesuré l’ampleur de la grève et assure le trafic était conforme à ses prévisions. Circulent un TGV et un Transilien (RER SNCF et trains de banlieue) sur cinq, trois liaisons TER sur dix (essentiellement assurées par bus), un train Intercités sur cinq. Le trafic international est, lui, « très perturbé ». Le trafic RATP était « extrêmement perturbé », avec neuf lignes de métro sur seize fermées lundi, et une circulation extrêmement réduite pour cinq autres.

10h30. Blocage à Rouen. Le marché d’intérêt national a été bloqué pendant trois heures, de 6 à 9, par environ 150 militants CGT. « On va continuer toute la semaine des opérations de blocage économique et continuer le tour des entreprises pour renforcer la grève », a déclaré à l’AFP Gérald Le Corre, de la CGT 76.

10h20. Parole de gréviste. « Je suis rentré à la RATP pour le régime spécial, pas pour le plaisir de faire tchou tchou », explique à l’AFP Rachid Baioui, 36 ans, conducteur de métro sur la ligne 9.

10h15. Les dépôts de bus débloqués. La RATP annonce que les huit dépôts de bus, sur 25, interdits d’accès par des grévistes, ont été débloqués. Le trafic des bus non grévistes va pouvoir reprendre.

10h10. Et les cantines… Boulevard de Grenelle, à Paris, dans un grand immeuble de bureaux, le chef de la cantine remercie ses troupes. « Merci à tous d’être là, avec la grève ça n’a pas dû être facile ». Et d’ajouter : « ça va être un peu particulier aujourd’hui, nous allons proposer moins de choses », faut d’approvisionnement complet.

DIRECT. Grève du 9 décembre : 77,3 % des conducteurs de la SNCF ont débrayé

10 heures. L’autoroute, « moins pire » des solutions ? Pour relier Roissy à la porte d’Aubervilliers via Le Bourget où il devait emmener un passager en covoiturage, notre reporter a mis plus de 2 heures. Avec un réseau secondaire saturé, il lui a fallu une heure pour faire 14 km entre Roissy et Le Bourget, et une de plus pour les 7 km jusqu’à Paris via la N 2 à l’arrêt.

En Seine-et-Marne, l’art de la débrouille

Jeanne Cassar

Pas de cohue à la gare de Noisy-Champs ce lundi matin. En ce cinquième jour de grève, les quelques voyageurs qui attendent le RER A sont rassurés.

« Je viens d’arriver et le prochain RER en direction de paris arrive dans 11 minutes, je m’attendais à pire », sourit Claudette. Pour cette habitante de Champs-sur-Marne, ce sera « beaucoup plus compliqué » en arrivant à paris. « Mon travail est situé à côté du métro Gambetta, je ne sais pas encore comment je vais le rejoindre à partir de Nation », explique la quadragénaire.

Pour Nader, c’est le même problème. Le trentenaire qui habite à Émerainville travaille aussi à Gambetta. Venu en voiture à la gare, il n’a même pas essayé de continuer sa route jusqu’à paris et préfère emprunter le RER A. « Je vais essayer de trouver un Vélib’à Nation, sinon je marcherai sous la pluie pendant une demi-heure », indique-t-il. Alors que d’habitude il met 40 minutes pour se rendre à son travail, il pense qu’il n’arrivera pas à destination avant la fin de la matinée. Il espère seulement qu’il pourra rentrer dans le prochain train.

Eva, elle, n’a pas constaté plus de monde que d’habitude dans le RER A au départ de Marne-la-Vallée. « J’avais peur que ce soit la cohue mais finalement j’ai trouvé une place assise », raconte l’étudiante de 19 ans. En stage à Champs-sur-Marne, elle prend d’habitude un bus pour rejoindre son entreprise. « Jeudi et vendredi mes parents m’ont emmené mais aujourd’hui aucun des deux ne pouvait », ajoute-t-elle. La jeune femme espère que son maître de stage va venir la chercher en voiture « sinon c’est 30 minutes à pied sous la pluie ! ».

9h45. La RATP communique. « Des individus ont bloqué 8 centres de bus ce matin, notamment à Aubervilliers, ce qui a énormément réduit le nombre de bus aux heures de pointe. Au lieu d’un bus sur deux, il y en avait un sur trois, c’était extrêmement compliqué à l’heure de pointe. Une amélioration est attendue dans la journée », promet la régie autonome.

9h40. Lucie reprend son souffle. « Je n’aime pas trop la foule, ça n’arrange rien ! », dit en souriant Lucie. Partie de Drancy à 8 heures, elle patiente à Gare du Nord, un peu en retrait du flux d’usagers. « Je reprends mon souffle avant d’y retourner, explique-t-elle. Sur la branche nord, ça roulait bien pour venir ici. Mais là, la branche sud est bondée. On ne peut même pas atteindre les quais. »

9h35. Moins d’embouteillages. Après avoir culminé à plus de 600 km pendant plus d’une heure, la somme des congestions constatées en Ile-de-France est redescendue à 435 km. Un niveau tout de même exceptionnel pour un lundi de décembre à cette heure.

9h30. Face-à-face inextricable. « Laissez nous descendre », lancent plusieurs usagers du RER B, gare du Nord. « Laissez-nous d’abord sortir ! », répliquent d’autres.

9h25. Marée humaine à Gare du Nord. Les agents de sécurité sur les quais aident à la fermeture des portes du RER B en direction du sud. D’autres régulent les montées et descentes des escaliers en fonction des arrivées de trains.

9h20. Du « mieux » sur l’A4. Il faut 1h45 pour aller de Collégien à la porte de Bercy. À 8h30, il fallait 2h15 pour parcourir ces 20 km. Un lundi habituel, il faut 40 minutes environ.

9h15. Le réseau secondaire également saturé. Jean-Gabriel témoigne : « j’ai mis plus d’une heure pour faire 14 km entre Roissy et Le Bourget. J’ai tenté d’éviter l’A1 en longeant l’aérodrome mais le réseau secondaire est saturé également ».

9h10. Plus de 600 km de bouchons depuis une heure. Un pic, sur une courbe statistique, c’est une pointe plus ou moins aiguë. La courbe des embouteillages franciliens prend ce matin l’allure d’un plateau : la barre des 600 km a été dépassée avant 8 heures.

9h05. Témoignage. Aicha, chercheuse, est partie à 7 heures du Stade de France. « J’ai une réunion à 9h30 à l’hôpital Necker, j’essaie de prendre le 39 ou le 91, sans succès. J’ai assisté à de grosses bousculades, on voit vraiment le mauvais visage de l’être humain ce matin. Je préfère renoncer, j’ai pas envie de me blesser. Je vais y aller à pied, j’en ai pour 1h12. »

9 heures. Cohue gare du Nord. Il y a tant de monde pour espérer monter à bord des rares RER B, que la RATP doit réguler la descente des passagers sur les quais. L’urgence est d’autant plus prégnante que les derniers trains s’annoncent.

8h53. Bruxelles n’y serait pour rien. « Ce n’est pas Bruxelles à la manœuvre, c’est le gouvernement français qui est à la manœuvre », affirme, sur Europe 1, le commissaire européen Thierry Breton. Selon l’ancien ministre français, la réforme des retraites « est perçue comme nécessaire » par les instances européennes, « compte tenu de l’évolution de l’âge de la vie et de la nécessité d’avoir des régimes équilibrés ».

8h50. Des centaines de personnes aux arrêts de bus. Grosse pagaille au pôle bus de la Gare du Nord. « Je suis venu tôt exprès mais entre ce qu’ils disent sur Internet et ce qui roule ça n’a rien à voir ! » s énerve Fabien. Le 38 arrive au compte-gouttes. « J’ai attendu 40 minutes avant se renoncer, y a vraiment trop de monde », confirme Lucas.

DIRECT. Grève du 9 décembre : 77,3 % des conducteurs de la SNCF ont débrayé

LP/Sébastian Compagnon

8h46. Ce soir pour le RER A. Le 1er départ de Châtelet direction Boissy St Léger et Chessy est fixé à 16h13 ; le dernier à 18h48. À l’inverse, le 1er départ de Châtelet pour Saint-Germain, Cergy/Poissy est prévu à 16h16, le dernier à 19h11.

8h45. Le point dans le RER A. Un train sur deux circule jusqu’à 9h30 et de 16h30 à 19h30. Le dernier départ de Châtelet en direction Est se fera à 9h43 ; le dernier départ en direction de Saint-Germain, Cergy/Poissy à 9h50.

8h40. Pas de ligne 4 avant 16h30. Un incident d’exploitation a stoppé le trafic entre St Germain des Prés et Château d’eau. La reprise était prévue à 7h45, puis 9 heures. Désormais la RATP annonce qu’une reprise à 16h30, pour la « pointe de l’après-midi ».

8h35. Isabelle est arrivée. Partie à 5h50 d’Argenteuil, la jeune femme est arrivée, tout sourire, à 8h25 à son travail, à la Celle Saint-Cloud. 2h35 de trajet à pied puis en covoiturage. Jeudi, Isabelle était arrivée au travail à 7h30 et vendredi peu après 8 heures.

Dans le Val-d’Oise, entre débrouille et obligation

Quasiment déserte jeudi, la gare d’Ermont-Eaubonne (Val-d’Oise) n’était pas vraiment bondée aux heures de pointe ce lundi matin. « On a un taux de remplissage des trains de 60 %, annonce un agent de la SNCF à une usagère. C’est moins que d’habitude. Les gens ont anticipé. »

Ermont-Eaubonne a la particularité d’être à la croisée du RER C, des lignes Transilien H et J, sur deux réseaux ferrés différents (Paris-Nord et Paris-Saint-Lazare).

Mais contrairement au premier jour de grève, des trains circulent sur les axes Paris Nord et Paris Saint-Lazare. « Déjà il y a des trains, ça me rassure », glisse Khadija qui doit se rendre à Châtelet. Le trafic sur la ligne C du RER était en revanche complètement nul. « D’habitude, je sors à Porte de Clichy, du coup je vais emprunter la ligne Saint-Lazare », confie Mathieu, un habitant du Plessis-Bouchard. Isabelle, qui travaille à la Sorbonne, est en revanche inquiète. « Mon mari m’a déposée à Ermont-Eaubonne parce qu’il n’y avait pas de train à Saint-Leu-la-Forêt. On a déjà mis 40 minutes en voiture contre 10 normalement. À gare du Nord, je suis censée être pris en charge par un Blabla Car mais je n’ai pas de réponse. J’ai vu que je pouvais prendre deux bus : les 38 et 17. Je ne peux pas faire de télétravail car je reçois du public. » Des usagers pas vraiment effrayés par l’appel de la SNCF à éviter de se déplacer. « Je prends le RER B tous les jours, c’est déjà la jungle alors ça ne me fait pas vraiment peur, sourit Ahmed. Et puis je n’ai pas d’autre choix que d’aller au travail. »

8h30. En temps normal. Les temps de parcours actuels donnent des sueurs froides. Petit condensé ci-dessous :

– 1h15 pour faire 17 km sur la N 118 entre Janvry et le Petit Clamart (27 minutes d’habitude),

– 2h15 sur l’A4 entre Collégien et la porte de Bercy, pour 20 km (40 minutes un autre lundi),

– 1h30 pour aller de Roissy à la porte de la Chapelle par l’A1 contre 35 minutes d’ordinaire,

– 30 minutes sur l’A3 pour aller de Rosny-sous-Bois à Bagnolet, 3 km qui prennent habituellement 6 minutes.

8h25. Isabelle touche au but. Vous avez suivi ses péripéties depuis 5h50 pour rejoindre son travail de la Celle Saint-Cloud. Avec sa collègue Fabienne, elles ont passé le pont entre Croissy et Bougival et ne devraient plus tarder à arriver.

8h20. Dormir au bureau. À la gare du RER B de Villeparisis – Mitry-Claye (Seine-et-Marne), Roseline espère avoir une place assise vers Paris. Vendredi soir, le retour, via la gare du Nord, a été un calvaire pour cette administratrice financière d’un lycée parisien. Du coup, ce soir, elle dormira au bureau.

8h15. Demi-tour sur la 4. « La rame était bloquée en pleine voie sur la ligne 4 entre Saint-Michel et Odéon, direction Porte de Clignancourt. Ma rame a fait demi-tour et retourne direction Mairie de Montrouge. Je vais tenter de rejoindre Gare du Nord par Denfert-Rochereau et le RER B. C’est la galère », témoigne l’un de nos journalistes.

8h12. Attention aux profiteurs. Un taxi a refusé de mettre le compteur en marche, prétendant qu’un autre tarif s’appliquait ce lundi. Bilan : 20 € pour aller de Concorde au pont de Bir-Hakeim.

Ballet de bus à Meaux (Seine-et-Marne)

Le trafic ferroviaire demeure « extrêmement perturbé » sur la ligne P, notamment sur la branche Paris Meaux où aucun train ne prend de voyageurs au départ de la gare de Meaux. Comme les jours précédents, des Gilets rouges renseignent les voyageurs qui tentent tout de même leur chance dans le hall de la gare. Ces derniers sont redirigés vers la gare routière, sur le parvis. Une gare routière très encombrée de cars, de bus, au milieu desquels marchent ou courent plutôt sous la pluie des centaines de voyageurs pressés. Car ce lundi encore, la solution réside dans la circulation renforcée des cars des lignes départementales régulières qui continuent d’être pris d’assaut pour rejoindre les autres gares routières de Chessy-Marne-la-Vallée, Serris-Montévrain, Torcy, etc. afin de tenter d’attraper un RER A ou un des rares trains qui circuleront ce matin jusqu’à 11h15 vers Paris sur la ligne P à partir de Lagny-Thorigny.

8h05. 624 km de bouchons. Des pannes, des accidents, la pluie… et la grève. On approche d’un record de bouchons (628 km) établi le mardi 8 octobre dernier, peu après 9 heures.

Sytadin
Sytadin  

8h02. La 4 bloquée jusqu’à 9 heures. À la suite d’un incident technique, la ligne 4 ne circulait plus entre Odéon et Château d’Eau (lire ci-dessous à 7h20). Le trafic devait reprendre à 7h45, il ne pourra pas circuler avant 9 heures. Sur la 4, les prévisions sont d’un train sur trois, avec plusieurs stations fermées.

8 heures. Sur la ligne 9. Un métro sur quatre circule entre Pont-de-Sèvres et Franklin-Roosevelt. « Les trains qui entrent en gare se font huer par des grévistes », affirme, sur Twitter, un usager.

7h50. Quelques rames sur la ligne 11. L’axe qui relie Les Lilas (Seine-Saint-Denis) à l’Hôtel de Ville circule finalement jusqu’à 9h30. Attention, quatre stations ayant une correspondance sont cependant fermées.

7h45. Des dépôts de bus bloqués. Sept des 25 dépôts de bus de la RATP sont bloqués par des grévistes depuis dimanche soir. Selon la régie, un tiers des bus a pu circuler dimanche soir, alors que la moitié était prévue.

7h40. Tensions dans le tram. « Foutue grève ! », lance un usager en sortant du tramway à Porte d’Orléans. À chaque arrêt, des dizaines de personnes restent à quai. À l’intérieur, personne ne peut plus bouger d’un millimètre. Les esprits s’échauffent vite.

7h30. Ça grimpe encore. L’addition des bouchons en Ile-de-France s’élève désormais à 535 km. La moyenne habituelle à cette heure se situe entre 200 et 250 km

7h20. La Ligne 4 perturbée. La RATP annonce que le trafic est interrompu entre Odéon et Château d’Eau sur la ligne 4 du métro, « en raison d’un incident d’exploitation ». La reprise du trafic est estimée vers 7h45.

7h10. Ruée sur les Vélib. Malgré la pluie, qui rend la circulation en deux-roues périlleuse, il reste très peu de Vélib aux stations, comme ici près de la porte de Versailles (XVe).

LP/TB
LP/TB  

7h00. Près de 400 km de bouchons. Sytadin, le site de suivi en temps réel du trafic en Ile-de-France, annonce déjà 397 km de bouchons, un niveau exceptionnel.

7 heures. Embouteillage à Bezons. Isabelle monte dans la voiture de sa collègue Fabienne, qui doit l’emmener jusqu’à la Celle Saint-Cloud. Après quelques centaines de mètres, premier embouteillage. « Oh la la, c’est la catastrophe », soupire Fabienne. Elles ont déjà fait du covoiturage jeudi et vendredi. Le premier jour, Isabelle est arrivée au travail à 7h30 et le deuxième peu après 8 heures.

6h40. Pas un bus depuis jeudi. Venue d’Argenteuil, Isabelle marche vers Pont de Bezons. Par précaution, elle gagne l’arrêt de bus. Le 272 était annoncé hors service dimanche soir mais on ne sait jamais. « Il n’y en a pas un seul qui est passé depuis jeudi, indique-t-elle. La RATP en a annoncé en plus aujourd’hui mais ça doit être pour Paris. En banlieue, on ne les voit pas. »

6h35. Déjà des bouchons. Sur le périphérique nord on roule à petite vitesse, Sytadin annonce déjà 265 km de bouchons en Ile-de-France.

6h25. Système D. Le fleuriste de la porte des Lilas est un point de rendez-vous heureusement éclairé sous cette pluie battante. Pas moins de six personnes se collent aux vitres en attendant la voiture qui passe les chercher.

5h50. Rendez-vous à Argenteuil. Notre reporter retrouve Isabelle, 50 ans, devant la basilique Saint-Denys. Elle doit aller travailler à la Celle Saint-Cloud. C’est une collègue qui va la transporter en voiture. Elle doit la rejoindre à Pont de Bezons à 7 heures, ce qui veut dire qu’elle doit marcher.

LP Infographie
LP Infographie  

5 heures. Covoiturage encouragé. Les véhicules pratiquant le covoiturage, soit avec au moins trois personnes à bord, sont autorisés à emprunter les voies des bus et taxis sur les « grands axes qui arrivent sur Paris ». Une disposition qui ne s’applique pas intra-muros.

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