DIRECT. Attentat de Nice : Brahim Issaoui, le nom de l’auteur de l’attaque dévoilé – Linternaute.com

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DIRECT. Attentat de Nice : Brahim Issaoui, le nom de l'auteur de l'attaque dévoilé NICE. Le nom de l’auteur de l’attentat qui a fait trois morts à Nice ce jeudi 29 octobre a été dévoilé par l’AFP : Brahim Issaoui, Tunisien de 21 ans était arrivé en Europe entre la fin septembre et le début du mois d’octobre… Samedi matin, on a appris qu’un troisième homme avait été interpellé vendredi et placé en garde à vue.

L’essentiel

Trois personnes ont été tuées jeudi dans une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice par un jeune Tunisien fraîchement arrivé en Europe. Il s’appelle Brahim Issaoui, selon sa famille que l’AFP a pu rencontrer en Tunisie et le procureur général de ce pays du Maghreb. Selon le procureur antiterroriste français et une source au ministère de l’Intérieur italien, il est arrivé clandestinement en Europe par l’île italienne de Lampedusa le 20 septembre. Il aurait débarqué sur le continent, à Bari, dans le Sud de l’Italie, le 9 octobre. Il aurait à ce moment-là reçu un ordre de quitter le territoire italien dans les sept jours, selon la source italienne. En France l’enquête progresse avec notamment le placement de trois hommes en garde à vue. La justice tunisienne qui a également ouvert une enquête a indiqué que Brahim Issaoui avait des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue.

En direct

16:11 – Qui est Nadine Devillers, la troisième victime de l’attentat de Nice ?

Samedi matin, le nom de la troisième victime de l’attentat de Nice a été dévoilé. Corroborant une information de Nice-Matin, une source proche a confirmé à L’Express qu’il s’agit de Nadine Devillers. Âgée de 60 ans, elle était mariée et mère d’enfants adultes. Selon sa meilleure amie depuis trente ans, Joëlle Guichard, au quotidien régional, Nadine Devillers était “la gentillesse avec un grand G”. Elle “était une femme qui aimait les autres. Elle donnait tout pour les autres. Elle allait prier pour son mari, pour moi… Pour qu’on soit heureux. Elle faisait le bien autour d’elle. C’était juste de l’amour, cette femme”. France 3 rapporte que Nadine Devillers était aussi une passionnée de théâtre. Aujourd’hui, le théâtre Le Phoenix à Nice pleure une amie de plusieurs décennies.

15:55 – Stupeur et étonnement parmi les voisins de l’homme de 35 ans interpellé vendredi

Interrogés par Nice-Matin, plusieurs voisins du deuxième suspect interpellé vendredi soir chez lui et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attaque de Nice s’étonnent. “Franchement c’est un gentil garçon, ça ne peut pas être en lien avec l’attentat”, confie ainsi un voisin dans les colonnes du quotidien régional. Et un autre de se rappeler : “Pendant le confinement, il jouait au ballon, il écoutait de la musique. En tout cas, il n’y avait vraiment aucun signe d’une quelconque radicalisation.”

14:54 – Emmanuel Macron et le pape se sont entretenus vendredi

Alors que la communauté catholique semble avoir été directement visée par l’attaque survenue à Nice, le chef de l’État et le pape se sont longuement entretenus vendredi soir. Emmanuel Macron a à cette occasion assuré qu’il “continuerait de lutter sans relâche contre l’extrémisme afin que tous les Français puissent vivre leur foi dans la paix et sans crainte”, a indiqué de son côté l’Élysée. La présidence ajoute que “le Pape a exprimé en retour son soutien fraternel aux Français”.

13:05 – Emmanuel Macron va s’exprimer dans une longue interview accordée à Al-Jazeera

Le président de la République passe à la contre-offensive. Alors que les manifestations hostiles à son égard et à celui de la France se multiplient depuis ses propos sur le séparatisme ou encore sur les caricatures de Mahomet dans certains pays du monde musulman, Emmanuel Macron a accordé vendredi un entretien à la chaîne qatarienne Al-Jazeera, qui revendique quelque 25 millions de téléspectateurs principalement basés au Maghreb et au Moyen-Orient. Dans cette interview-fleuve de 55 minutes, qui doit être diffusée à 17 heures ce samedi, “le chef de l’État souhaite expliquer sa vision de manière apaisée”, affirme un proche, dont Le Figaro se fait notamment l’écho, et ré-expliquer “les fondements de notre modèle français”, parmi lesquels “les valeurs de la République, la liberté de la presse, la liberté de dessiner et de caricaturer”. Emmanuel Macron y réaffirme au passage sa volonté de lutter contre le terrorisme, tout en se défendant de vouloir stigmatiser les musulmans, alors qu’une véritable campagne de boycott des produits français s’est mise en place ces derniers jours dans certains pays. L’interview sera diffusée en arabe. Néanmoins, la présidence devrait publier parallèlement une transcription française.

12:49 – Un troisième homme placé en garde à vue

L’enquête se poursuit trois jours après l’attentat de Nice qui a fait trois morts. Alors que deux hommes, un de 47 ans et un de 35 ans, avaient déjà été interpellés et placés en garde à vue jeudi pour le premier et vendredi pour le deuxième, on a appris samedi dans la matinée, comme le rapporte notamment Nice-Matin, qu’un troisième homme, âgé lui de 33 ans et proche de celui interpellé vendredi, a également été placé en garde à vue. L’individu en question était présent vendredi soir lors de la perquisition des policiers au domicile du deuxième homme placé en garde à vue. 

En savoir plus

Moins de quinze jours après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, la ville de Nice a été témoin d’une attaque à l’arme blanche dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption jeudi 29 octobre. Deux femmes et un homme ont été tués au sein du monument par un homme armé d’un couteau. Selon les premiers éléments de l’enquête, communiqués par le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, l’assaillant est arrivé à la gare de Nice “peu avant 7h” du matin, avant d’entrer dans la basilique à 8h29, armé d’un couteau “de 30 cm avec une lame de 17 cm”. Il y est resté “un peu plus d’une demi-heure, période durant laquelle il s’attaque à 3 victimes”. À 8h47, les forces de l’ordre sont arrivées sur place. Selon le procureur antiterroriste, “quatre policiers municipaux” ont “fait face” à l’assaillant, criant “Allah Akbar” et s’avançant vers eux. Ce dernier a été rapidement interpellé, blessé grièvement. Il a été transporté à l’hôpital en urgence absolue. Jeudi soir, son pronostic vital était encore engagé. 

Le parquet antiterroriste a été saisi jeudi 29 octobre. Une enquête a été ouverte sur les chefs “d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, tentative d’assassinat et association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste”, et confiée à la sous-direction antiterroriste de Paris, de la DGSI, à la PJ de Marseille et de Nice. Jeudi soir, un homme de 47 ans, qui aurait été en contact avec l’assaillant à la veille de l’attentat, a été placé en garde à vue, rapporte l’AFP. Le lendemain, entre 18h30 et 19h, un deuxième homme, âgé de 35 ans, a été placé en garde à vue. ll est suspecté d’avoir côtoyé l’auteur des faits, la veille de l’attentat. Enfin, samedi matin, on a appris qu’un troisième homme, âgé lui de 33 ans et présent lors de la perquisition au domicile du deuxième suspect interpelé vendredi soir, avait également été placé en garde à vue. Il a été interpellé vendredi.

L’assaillant, identifié par plusieurs médias comme étant Brahim A., est issu d’une famille nombreuse installée à Sfax, dans le centre de la Tunisie, et est âgé de 21 ans. Selon le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, le jeune homme était porteur d’un “document de la Croix-Rouge italienne”. Il est “inconnu au fichier national des empreintes digitales et également inconnu des services de renseignements”. Il est arrivé en France mercredi 28 octobre, après être “entré en Italie via Lampedusa le 20 septembre dernier” et passé par Bari le 9 octobre. Il a été visé par une obligation de quitter le territoire italien, avant d’être finalement laissé libre.

La piste de l’islamisme radical est clairement avancée. Après l’interpellation de l’assaillant, les forces de l’ordre ont retrouvé sur lui “un Coran et deux téléphones”, a précisé Jean-François Ricard. Le jeune homme était également en possession de “deux couteaux non utilisés”, rangés dans un sac. Le maire de Nice, Christian Estrosi a expliqué à la presse que “l’auteur n’a pas arrêté de répéter Allah Akbar devant nous au moment où il était médicalisé”.

La famille de l’assaillant s’est exprimée. Selon la mère de l’assaillant, le jeune homme “faisait la prière depuis deux ans” et ne “se mélangeait pas avec les autres”. Son frère a précisé qu’il lui aurait dit vouloir venir en France “car c’est mieux pour le travail et qu’en Italie, il y a trop de monde”. Dans une interview accordée à Al Arabiya TV, relayée par Nice-Matin, ce dernier aurait affirmé avoir reçu un appel du jeune homme la veille de l’attentat. “Il m’a dit qu’il voulait passer la nuit devant la cathédrale. Il m’a aussi envoyé une photo du bâtiment”, a-t-il expliqué.

Deux femmes, âgées de 60 et 44 ans, ainsi qu’un homme de 55 ans, sacristain de la basilique de Notre-Dame de l’Assomption, ont perdu la vie dans l’attentat de Nice, a confirmé l’AFP. La femme âgée de 60 ans est décédée d’un “égorgement très profond, de l’ordre d’une décapitation”, a indiqué Jean-François Ricard. La deuxième femme, Simone Barreto Silva, âgée de 44 ans et de nationalité brésilienne, a réussi à fuir et à se cacher dans un bar situé à proximité de la basilique, avant de succomber aux multiples coups de couteau reçus. L’homme de 55 ans, père de deux enfants et sacristain de la basilique, est décédé d’une “plaie profonde à la gorge”.

Qui était Nadine Devillers ? La paroissienne qui est décédée dans l’attentat de Nice jeudi est une femme âgée de 60 ans prénommée Nadine Devillers. Son identification n’a été confirmée que samedi matin dans les colonnes de Nice-Matin, de L’Express et par France 3. Mariée et mère d’enfants aujourd’hui adultes, elle était une passionnée de théâtre. Au micro de France 3, plusieurs membres du théâtre Le Phoenix à Nice ont confié pleuré une amie de trente ans. “C’était une femme exceptionnelle, toujours à s’occuper des autres”, a confié Béatrice Saggio, comédienne. Dans les colonnes de Nice-Matin, sa meilleure amie Joëlle Guichard a décrit Nadine Devillers comme “la gentillesse avec un grand G”. Et de développer : “De temps en temps, elle brûlait un cierge. C’était une femme qui aimait les autres. Elle donnait tout pour les autres. Elle allait prier pour son mari, pour moi… Pour qu’on soit heureux. Elle faisait le bien autour d’elle. C’était juste de l’amour, cette femme.” 

Qui était Simone Barreto Silva ? L’une des deux femmes tuées lors de l’attentat de Nice a été identifiée comme étant Simone Barreto Silva, une Franco-Brésilienne de 44 ans. Mère de trois enfants, elle vivait en France depuis 30 ans. France Télévisions l’avait rencontrée alors qu’elle suivait il y a quelques années une formation de cuisine à l’Hôtel Méridien de Nice. Elle exerçait actuellement en tant qu’aide-soignante pour les personnes âgées. “C’était une bonne vivante, une mère dévouée, une femme courageuse, généreuse, croyante, mais aussi tolérante”, a témoigné l’une de ses amies au micro de BFMTV.

Vincent Loquès, le “visage de Notre-Dame”. Âgé de 55 ans, Vincent Loquès, l’une des trois victimes de l’attentat de Nice, était le sacristain de la basilique Notre-Dame depuis 2013. Cet homme laïc avait commencé sa carrière dans la maçonnerie. Divorcé et père de deux filles, âgées de 21 et 25 ans, il était originaire de Saint-Étienne-de-Tinée, dans les Alpes-Maritimes. “Il aimait l’église où il travaillait. Il essayait de l’embellir en permanence. Là, il était en plein préparatifs de la Toussaint et s’apprêtait à réaliser, comme chaque année, une crèche magnifique”, a déclaré l’ancien prêtre de la basilique, le père Jean-Louis Giordan, à Nice-Matin.

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