« Il y a parfois de l’inconscience chez certains navigateurs », regrette Fabrice Leblond, le patron de la SNSM de Saint-Vaast-la-Hougue, dans la Manche. Alors que le sauvetage d’un marin-pêcheur pendant la tempête Miguel a tourné au drame vendredi en Vendée, avec la mort de trois sauveteurs en mer, deux plaisanciers ont dû être secourus dans la nuit de vendredi à samedi, raconte Ouest France.

Ce couple de quadragénaires était parti de Courseulles-sur-Mer (Calvados) malgré l’avis de tempête. Le voilier de ce couple de quadragénaires mouillait non loin du port de Saint-Vaast-la-Hougue « mais le bout a lâché et le voilier est parti à la dérive », raconte Fabrice Leblond. Les vents soufflaient alors à plus de 70 km/h et le navire a fini par s’échouer sur les rochers de l’île Tatihou.

Un pneumatique et une vedette ont été dépêchés pour venir au secours des plaisanciers. « À quatre à bord du pneumatique, de nuit, avec une mer formée, on a tous pensé à ce qui s’était passé pour nos collègues sauveteurs (de Vendée), reconnaît Fabrice Leblond. Les plaisanciers ont pu être évacués à bord du pneumatique, tandis que le voilier a été remorqué et ramené au port. « On a pris le risque de sortir le voilier des cailloux, si on ne le sortait pas il aurait été détruit », a-t-il indiqué à l’AFP.

« Quand on est pris par le mauvais temps d’accord, mais partir avec un voilier de 9 m avec un avis de tempête, je trouve ça limite… », a encore fustigé Fabrice Leblond, marin-pêcheur de profession, ajoutant que les deux plaisanciers se sont « excusés ».