Des serveurs internes dans les entreprises oui, mais avec les bonnes compétences

Spread the love
  • Yum

Des serveurs internes dans les entreprises oui, mais avec les bonnes compétences

La crise et l’impératif de mettre en place du télétravail pour maintenir l’activité ont été vécu différemment d’une entreprise à l’autre. Permettre le travail à distance nécessite de l’équipement supplémentaire, des accès distants, de l’agilité et parfois aussi des concessions en termes de sécurité.

TPE et PME ne disposent pas toujours des compétences et de l’infrastructure adéquate. Pour le vice-président Digital Business Innovations chez PAC, Olivier Rafal, les organisations utilisatrices du cloud ont donc bénéficié d’un avantage durant la période.

publicité

Connaître précisément ses usages avant de choisir un serveur

La crise a joué le rôle « de révélateur au sein des entreprises ayant investi dans des plateformes agiles de type Cloud et outils collaboratifs. Elles ont rapidement pu mettre en place les procédures nécessaires, notamment de télétravail » témoignait-il auprès de ZDNet.fr.

Le recours au cloud n’est pas généralisé cependant. Des entreprises continuent ainsi de s’équiper de leurs propres serveurs pour délivrer des services IT aux salariés et supporter l’activité commerciale. Pour Compufirst, distributeur et infogéreur, le choix d’un tel équipement (à l’achat ou en location) doit d’abord être corrélé au besoin.

La décision découlera des réponses à ces principales questions : Pourquoi ai-je besoin d’un serveur ? Pour quelles fonctions ? Quel type de logiciel doit-il être capable d’exécuter ? Ainsi, c’est à partir de « ces usages que le choix de la majorité des caractéristiques du serveur découlera » souligne le fournisseur.

Mais la demande de serveurs est bien là néanmoins. « De plus en plus de clients achètent des serveurs » confirme le directeur commercial de LDLC.pro, Christophe Le Gosles. Il s’agit en particulier de NAS pour gérer le stockage de façon redondante et de serveurs légers. Les mini-serveurs répondront eux aux besoins d’entreprises « un peu plus évoluées » exploitant par exemple ERP et logiciels spécifiques – ou encore pour gérer des sites vitrines ou des caméras de vidéosurveillance.

Mais un autre facteur s’avère tout aussi déterminant : les compétences IT disponibles et l’infrastructure existante. « Si les PME et TPE disposent d’une équipe informatique interne, elles peuvent tout à fait acheter des serveurs et mettre en place une infrastructure pour le télétravail » déclare Gwennhaël Audran, directeur de Compufirst.

Sans compétences internes, s’équiper de serveurs est complexe

La pratique du travail à distance semble en effet devoir de plus en plus s’inscrire dans la durée. Le confinement a imposé des décisions en urgence. La crise sanitaire demeure, mais la période se prête néanmoins à la réflexion et à l’organisation pérenne de cette nouvelle organisation.

Le télétravail, c’est un ensemble de briques à mettre en place : poste de travail, déploiement et infrastructure sous-jacente, sans en oublier le volet sécurité. Les collaborateurs doivent pouvoir se connecter aux systèmes internes, mais également sauvegarder leurs données dans un espace sécurisé.

Ces opérations IT supposent donc des compétences ou à défaut l’achat de prestations externes. Faute de disposer de ces ressources, le dirigeant de Compufirst déconseille vivement de s’équiper de serveurs.

« Si les TPE ou PME n’ont pas les compétences nécessaires, il ne faut pas qu’elles achètent de serveurs. Il y a un maintien en conditions opérationnelles à effectuer et toujours des ajustements. La première question à se poser est donc de savoir si elles disposent des équipes compétentes pour gérer une telle infrastructure. »

Une exception cependant pour Christophe Le Gosles en ce qui concerne la technologie NAS. « Celle-ci est devenue accessible de beaucoup » considère-t-il, reconnaissant cependant que les fonctions avancées requièrent des compétences plus poussées.

Cloud ou infogérance pour connecter salariés et infrastructure

La solution pour ces sociétés consistera donc à s’appuyer sur les services ou les infrastructures de prestataires, infogéreurs ou fournisseurs cloud. Ceux-ci assureront alors la connexion des utilisateurs distants avec cette infrastructure via des accès VPN – ou des alternatives.

D’ailleurs, l’acquisition de serveurs recule pour certains usages dans les entreprises au profit de l’adoption de solutions cloud. Outre l’achat d’un PC pour le télétravail, Compufirst préconise ainsi pour ces acteurs l’achat d’un PC virtuel.

« Il se connecte à votre infrastructure et vous permet de travailler comme si vous étiez physiquement dans l’entreprise » insiste Gwennhaël Audran. A la clé, la possibilité de s’affranchir de différentes problématiques, comme la sauvegarde en local. « Le VDI as a service contribue à la promotion du télétravail » considère encore l’expert.

La souscription de services IT, comme le cloud, présente en outre un avantage en soulageant la trésorerie des entreprises, qui peut être consacrée à leur cœur de métier. Location et lease back répondent également à cet enjeu de trésorerie.

Leasing, acquisition ou services cloud, la priorité pour les entreprises et leurs collaborateurs demeure in fine la continuité d’activité. « Que ce soit grâce à une informatique on-premise ou externalisée dans un datacenter, c’est presque secondaire. L’attente, c’est que le business se poursuive, et ce de manière suffisamment agile pour répondre à des situations de crise comme le confinement » conclut le dirigeant.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *