«Des scènes de guerre» : indignation générale après l’attaque du commissariat de Champigny – Le Parisien

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Quatre jours après que deux policiers en civil ont été blessés par balles à Herblay (Val-d’Oise), l’attaque contre un commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) a suscité un concert d’indignations.

À commencer par celles du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a exprimé dans un tweet son « soutien total » aux policiers « qui font un travail difficile ». « Les petits caïds n’impressionnent personne et ne découragent pas notre travail contre les stupéfiants », a-t-il ajouté. Le préfet de police Didier Lallement s’est lui aussi emporté sur le réseau social contre « ces actes intolérables ».

« Stop à la haine anti flics ! »

« Il y avait une volonté de casser du flic », a regretté sur CNews Laurent Jeanne, le maire « Libres ! » (ex-LR) de Champigny, dénonçant une « attaque organisée » dans le but d’en « découdre avec la police ».

« Stop à l’impunité et à la haine anti flics ! », a renchéri le député LR Éric Ciotti. « En 24 heures, nos policiers menacés de morts à Bron et un commissariat violemment pris pour cible à Champigny-sur-Marne », a-t-il encore déploré sur le réseau social.

VIDÉO. Champigny-sur-Marne : le commissariat attaqué par 40 individus armés de mortiers

« Ces scènes de guerre sont intolérables », a regretté la présidente ( « Libres ! », ex-LR) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, sur BFMTV.

« Pourquoi la France est le seul pays à subir autant de violences urbaines ? », a de son côté tweeté Rachida Dati. En cause, selon la maire LR du VIIe arrondissement de Paris, l’« impunité des mineurs » et « des policiers non soutenus par leur hiérarchie qui craignent en permanence d’être mis en cause pour usage de la force ».

« La guerre civile est déjà là on en est encore à faire des commentaires… », a écrit le député RN Gilbert Collard sur Twitter. « Il faut des peines extrêmement dures quand les forces de l’ordre sont attaquées », a exigé sur LCI Thierry Mariani, lui aussi député RN.

Le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a apporté son « soutien total aux policiers visés cette nuit », appelant à retrouver « d’urgence » les auteurs et à « les condamner ».

« Nous demandons une réponse claire, forte et courageuse de l’Etat et non des tweets d’indignation », a de son côté brocardé Agnès Evren, députée européenne, conseillère de Paris et présidente de la fédération LR de Paris.

Ce commissariat a déjà été plusieurs fois ciblé par ce type d’attaque, notamment en avril dernier pendant le confinement ou bien encore en 2018.

C’est un quartier « agité », « avec une route périphérique autour, une seule entrée et une seule sortie » donc c’est « compliqué » pour les forces de l’ordre, explique François Cocq, ex-maire adjoint de cette commune anciennement communiste et enseignant dans un collège à proximité du quartier.

Demande d’un deuxième commissariat

Il déplore qu’il n’y ait qu’« un seul commissariat pour une ville de 76 000 habitants ». Le fait qu’il soit installé en plein cœur de ce quartier où il y a du trafic de drogue, « ça ne règle rien », assure encore François Cocq à l’AFP. Dès qu’il y a des tensions avec la police, « les gens viennent régler leurs comptes directement, ils trouvent les forces de l’ordre à leur porte », donc le plus souvent à coups de mortiers d’artifice.

Christian Favier, président du conseil départemental PCF du Val-de-Marne et élu de la ville, a apporté dans un communiqué son « soutien aux policiers et aux habitants du quartier fortement marqués ». Il rappelle que « depuis le mois de juillet et l’incendie volontaire du gymnase Daniel-Fery, Champigny a connu plusieurs autres événements particulièrement inquiétants ». Christian Favier plaide depuis plusieurs mois, comme les « centaines d’habitants qui se sont mobilisés à travers une pétition », pour « de nouveaux effectifs policiers ainsi que la création d’un deuxième commissariat de police nationale sur la ville ».

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