“Des recherches techniquement difficiles” dans les Cévennes: le point sur l’enquête pour retrouver le… – BFMTV

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Les gendarmes poursuivent leurs recherches dans les Cévennes, autour du village des Plantiers, pour essayer de retrouver l’homme de 29 ans qui a tué son patron et un collègue dans la scierie où il travaillait mardi, avant de prendre la fuite.

36 heures après la fuite d’un individu suspecté d’avoir commis un double homicide dans une scierie des Cévennes, le procureur de la République de Nîmes Éric Maurel a donné une conférence de presse ce mercredi après-midi, au cours de laquelle il a appelé le fugitif à faire preuve de raison et à déposer les armes.

· Une zone forestière dense et difficile à sonder

Depuis mardi matin, des centaines de gendarmes et une demi-douzaine d’hélicoptères se relaient pour passer au peigne fin une zone forestière de 15 km² pour essayer de retrouver le fugitif. Mais “en l’état, nous n’avons pas d’indices suffisamment précis pour penser qu’il a pu sortir de la zone” contrôlée, a précisé le colonel de gendarmerie Laurent Hass.

Les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes ont ainsi fait appel à un binôme de cartographes basés à Montpellier. “Le compartiment de terrain sur lequel nous agissons est très vaste”: des montagnes, des “couverts forestiers denses” avec de nombreuses grottes, a ajouté le colonel de gendarmerie.

Pour la nuit de mercredi à jeudi, un dispositif exceptionnel restera en place, avec 300 gendarmes mobilisés, appuyés du GIGN, d’équipes cynophiles et notamment de chiens de race Saint-Hubert, dont les capacités olfactives de pistage sont supérieures à celles des autres races.

· Un individu au profil extrêmement inquiétant

Le jeune homme est “déterminé” et “connaît parfaitement” le terrain, a reconnu le colonel de gendarmerie: “Il a cet avantage sur nous”. Le suspect, au profil complexe, adepte de la chasse et du tir sportif et qui aurait aimé être tireur d’élite dans l’armée, a au moins deux armes avec lui, “une arme de poing et une arme longue dont les caractéristiques laissent envisager une dangerosité toute particulière” avec une portée potentielle de 300 mètres, a ajouté le procureur.

Lors des perquisitions au domicile de cet homme qui était licencié d’un club de tir, une douzaine d’armes ont été retrouvées et 3300 munitions de tous calibres. Interrogé sur BFMTV ce mercredi soir, le procureur de Nîmes a insisté sur le fait que le fugitif présentait “une dangerosité criminologique extrêmement importante”.

· Les habitants invités à rester chez eux

Dans le village tranquille des Plantiers, l’ambiance est donc très angoissante pour les 260 habitants à qui il est conseillé de sortir le moins possible, au cas où le fugitif, marié à une femme native du village avec qui il a eu un enfant, reviendrait sur place. “Il faut que je sois là pour leur dire: ‘N’ayez pas peur'”, a expliqué devant la presse le maire Bernard Mounier.

Mardi matin, vers 8 heures, le jeune homme est arrivé à la scierie du village spécialisée dans le bois de châtaignier où il était employé depuis un an environ et où il était visiblement en conflit avec son patron pour des problèmes d’horaires de travail. Il ne dit ce matin-là pas bonjour à son patron, qui le lui fait remarquer, selon les éléments fournis par les procureurs d’Alès et de Nîmes.

Il a alors tiré dans la tête de son patron, mort sur le coup, puis dans la tête d’un collègue qui s’était interposé. Un deuxième collègue a assisté à la scène et pu donner l’alerte aux secours. Entre-temps, le tireur est revenu chez lui. Il y a récupéré une deuxième arme et s’est équipé comme un chasseur pour “résister au froid et aux intempéries”, a encore rapporté Éric Maurel.

Une enquête a été ouverte pour “assassinats”, même si pour le moment, aucun élément ne démontre une quelconque préméditation.

Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV

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