Le bilan provisoire de la catastrophe de Brumadinho, survenue vendredi suite à la rupture d’un barrage minier dans le sud-est du Brésil, est passé dimanche à 58 morts et 305 disparus. Le nombre de victimes « va certainement augmenter », un autobus avec un nombre indéterminé de corps à l’intérieur ayant été découvert, a indiqué le lieutenant-colonel Flavio Godinho, porte-parole de la défense civile de l’Etat de Minas Gerais, chargée d’organiser les secours. Les recherches ont repris après une suspension due à la crainte d’une rupture d’un deuxième barrage. « Il n’y a plus de risque », a assuré Flavio Godinho.

 Le 27 janvier 2019 à Brumadinho, au Brésil, des pompiers recherchent les corps des victimes de la coulée de boue survenue à la suite de la rupture d'un barrage minier. © Douglas Magno - AFP

Le barrage de la compagnie minière Vale a rompu vendredi matin pour une raison toujours inconnue. « On a couru vers les hauteurs et on a vu notre maison totalement engloutie par la boue. C’est allé très vite », raconte Lauriane Oliveira da Souza, qui a tout perdu dans la tragédie. La justice a décidé de bloquer 11 milliards de réais (trois milliards de dollars) sur les comptes du géant minier brésilien, à titre de réparations des dégâts humains et environnementaux.

Les barrages miniers de Brumadinho. Une alerte a été déclenchée le 27 janvier, puis retirée, par crainte d'une autre rupture sur le barrage VI. © Thomas Saint-Cricq - AFP

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