Les applications comme Uber et Airbnb sont devenues les cibles privilégiées des cybercriminels pour blanchir facilement leurs gains. Ces escrocs ont bien compris que la facilité d’accès de ces apps permet de simuler des transactions afin de blanchir de l’argent provenant généralement d’une carte de crédit dérobée.

Comment s’y prennent-ils ?

Sur Uber, les escrocs effectuent des fausses courses en embauchant des conducteurs et en leur demandant de faire semblant de les emmener quelque part. Par la suite, le conducteur transfère une partie de l’argent de la « fausse » course au cybercriminel, devenant ainsi son complice.

En ce qui concerne Airbnb, l’arnaque pour blanchir de l’argent est assez similaire. Les escrocs n’ont qu’à réserver des logements, et, alors qu’ils ne s’y rendront jamais, reçoivent le remboursement de leur réservation de la part du propriétaire.

Selon Ziv Mador, le directeur de l’équipe de recherche SpiderLabs de la société de cybersécurité Trustwave, les cybercriminels qui sévissent sur ces plateformes sont particulièrement dangereux, car ils incriminent leurs utilisateurs : « ces escrocs utilisent le facteur humain pour recruter des gens qui ne sont, au départ, pas impliqués dans des opérations illégales. Malheureusement, ils en font rapidement des criminels ».

Bien que Airbnb et Uber soient des plateformes chères à ces cybercriminels, d’autres services en ligne peuvent également être utilisés pour blanchir de l’argent. En ce début d’année, The Independant révélait par exemple que Fortnite offrait une voie royale aux escrocs en utilisant la monnaie virtuelle du jeu, les V-Bucks.

Des moyens pour lutter

Dans une déclaration récente Airbnb à tenté de rassurer les usagers en affirmant qu’ils développaient de nouveaux outils capables de détecter ce genre de malversations. L’entreprise travaille aussi avec les organisations institutionnelles pour renforcer la surveillance de nouvelles techniques de blanchiment.