Déconfinement : Attestation, Dépasser 100km, Prendre les transports… – Journal des Femmes

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Comment reprendre le travail ? Remettre son enfant à l’école ? Se déplacer ? Contrôles, justificatifs et sanctions, Réouverture des commerces, Tests généralisés, Masques obligatoires… C’est le jour J du Déconfinement ce 11 mai, inquiétudes et dernières infos.

[Mise à jour lundi 11 mai à 12h37] Le déconfinement ne commence pas de la manière la plus fluide qui soit… Premier fâcheux imprévu ? La loi d’état d’urgence sanitaire n’a pas encore été promulguée alors que l’heure du début du déconfinement a sonné.  Le texte a été voté le 9 mai par le Parlement, mais le conseil constitutionnel, lui, ne doit rendre son avis sur la question que le jour même du 11 mai. Concrètement, qu’est-ce que cela change-t-il ? Ce retard repousse l’entrée en vigueur de la limitation des déplacements à 100 km et de la nécessité de présenter une attestation dans les transports en commun. Le gouvernement en appelle donc tout simplement “au sens de la responsabilité des Français“. 

En Île-de-France, par exemple, Valérie Pécresse avait annoncé qu’une absence d’attestation professionnelle pour prendre les transports ne serait verbalisée qu’à partir du 13 mai.

Quant aux autres mesures qui changent dès le 11 mai, telles que l’obligation du port du masque dans les transports en commun ou la réouverture des commerces, elles sont malgré tout entrées en vigueur de manière immédiatecompte tenu de ces circonstances exceptionnelles” via un décret temporaire publié au Journal Officiel du 11 mai.

Ce qui change ce 11 mai :

Se déplacer jusqu’à 100 km 

Désormais, il vous sera possible de vous déplacer jusqu’à 100 km de votre domicile ou dans tout votre département (même si vous parcourez plus de 100 km).  Au-delà de ces 100 km de distance, vous devrez disposer d’une attestation qui prouve que votre déplacement est justifié (soit pour motif professionnel soit pour motif familial impérieux). Les rassemblements sont désormais possibles, mais limités à 10 personnes maximum. Il faut évidemment que les gestes barrières soient respectés.

Réouverture des écoles 

Selon les propos de Jean-Michel Blanquer, plus de 86 % des crèches, écoles maternelles et primaires rouvrent pour les enseignants, à la manière d’une pré-rentrée. Dès le 12 mai, les parents qui souhaitent envoyer leurs enfants à l’école, pourront le faire, dans la mesure où les élèves ne sont pas plus de 10 par classe.

Déplacements dans les transports en commun 

Le port du masque est désormais obligatoire dans les transports en commun. En Île-de-France, une attestation professionnelle est nécessaire pour pouvoir se déplacer aux heures de pointe.

Dans les gares, le port du masque est également obligatoire.  “Il se peut qu’il y ait des contrôles dans les gares” par la police et par les agents de sûreté SNCF, a  expliqué Marlène Dolveck, directrice générale de SNCF Gares et connexions. Dans certaines grandes gares parisiennes, l’accès pourrait être filtré par les forces de l’ordre afin d’éviter les attroupements. 

Réouverture des commerces 

Tous les commerces peuvent ouvrir leurs portes dès lors que la distanciation sociale est respectée. Les centres commerciaux de plus de 40 000 m2 peuvent rouvrir sauf en Île-de-France.

Réouverture des petits musées et bibliothèques 

Une partie des petits musées, médiathèques et bibliothèques peuvent désormais ouvrir leurs portes s’il leur est possible de respecter la distanciation sociale.

Réouverture des parcs, jardins, plages 

Dans les départements classés verts, la réouverture des jardins et parcs peut être effective. Dans ceux classés rouges toutefois, l’autorisation de préfet est nécessaire et les demandes doivent être étudiées au cas par cas. Quant aux plages, si a priori elles doivent rester fermées jusqu’au 1er juin, certains maires et préfets peuvent choisir de les ouvrir sous certaines conditions.

“Pas d’interdiction” sur la nouvelle attestation dérogatoire

Interrogé sur la nouvelle attestation dérogatoire au-delà de la limite des 100 km, Christophe Castaner a fait valoir ce dimanche qu’il n’y avait “pas de liste fermée” de motifs de dérogation. Selon lui,“il n’y a pas d’interdiction”.

Le ministre de l’Intérieur a affirmé faire “le pari de l’intelligence et de la compréhension” des Français et “confiance au discernement des forces de l’ordre” lors de l’émission Questions politiques de France Inter/France Info/Le Monde/ France Télévisions.
Le Premier flic de France a insisté sur “la conscience et le bon sens des citoyens” en vue de la “levée du confinement” qui débute lundi.
La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a précisé ce 10 mai sur BFM TV “La confiance n’exclut pas le contrôle, mais les Français ne sont pas des enfants, ils ont aussi la même volonté que n’importe qui de se protéger soi-même pour protéger les autres (…) Je crois que nous pouvons faire confiance (aux Français) et ne pas être systématiquement dans l’infantilisation, des pères Fouettard”, a-t-elle insisté.

Retour au travail… angoisse et masque

Selon un sondage Deskeo, en pleine période d’incertitudes, 8 Français sur 10 (79%) sont inquiets à l’idée de retourner au bureau. Un sentiment davantage partagé par les femmes (83%), encore plus soucieuses que leurs homologues masculins (74%).

Les Français sont bien loin d’avoir choisi la date de leur retour au bureau. En effet, plus de 43% des personnes interrogées ignorent encore quand elles retourneront sur le lieu de travail.

A noter : 31% des Français refuseront de porter un masque au bureau selon le premier opérateur de bureaux flexibles en France.

Fin du télétravail ? 

Une autre enquête menée par la plateforme d’interaction en temps réel Sparkup sur les conséquences du travail à distance montre que:

55% des Français sont heureux de retourner travailler le 11 mai

60 % affirment que le confinement a changé la vision de leur métier

71,4% des salariés estiment que les réunions sont plus efficaces en présentiel qu’à distance

Les trois quarts des sondés aimeraient obtenir plus de jours de télétravail qu’avant la crise

L’inquiétude du Déconfinement

Réouverture des écoles, des commerces, port du masque obligatoire dans les transports en commun et déplacements limités à un rayon de 100km : les Français semblent pourtant plus inquiets que soulagés face à l’échéance du 11 mai selon un sondage Elabe pour BFMTV.

Mercredi, 67% se disaient inquiets face la perspective du déconfinement partiel et progressif. Selon le sondage, cette préoccupation a fortement augmenté chez les personnes âgées et les plus jeunes

La préoccupation face à la propagation du Covid-19 demeure, elle-aussi, particulièrement élevée. En effet, 8 Français sur 10 témoignent toujours de leur inquiétude face à la pandémie.

Peur des transports

Toujours selon l’enquête Elabe pour BFMTV , une grande majorité des personnes interrogées estime qu’il sera impossible de faire respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale au quotidien: 91% jugent que cela ne sera pas possible dans les écoles maternelles, 85% dans les transports en commun, et 81% dans les écoles primaires. 

Ainsi, 83% sont toujours inquiets à l’idée de devoir emprunter les transports en commun (86 % en région parisienne)

Réticence au retour à l’école

Et 75% des parents d’élèves sont préoccupés à la perspective de renvoyer leur progéniture sur les bancs de l’école ou à la crèche.

L’opposition à la réouverture des établissements scolaires le 11 mai progresse d’ailleurs dans l’opinion : 70% des sondés se prononcent désormais contre leur réouverture progressive.

59% des parents d’enfants scolarisés envisagent donc de  ne pas laisser leur enfant retourner à l’école après le 11 mai; tandis que 33% d’entre eux comptent les renvoyer à l’école; et que 8% de parents n’ont toujours pas pris de décision. 

Et maintenant, qu’allez-vous faire ?

Toujours selon l’enquête Elabe pour BFMTV, lorsqu’on interroge les Français sur ce qu’ils aimeraient faire déconfinés, la plupart pensent à retrouver leurs proches. 59% des sondés envisagent de partager un moment avec leurs parents, enfants ou un autre membre de leur famille. 44% pensent à partager un moment entre amis.

Mobilité et des Franciliens et nombres de pas

WeWard et Emerton Data ont réalisé une étude inédite sur les déplacements qui montre qu’une large partie de la population française a progressivement repris une activité quasinormale au fil de la période de confinement et fournit des résultats éclairants sur la mobilité des Français.
Si le confinement a divisé par 8 la proportion des trajets quotidiens de plus de 10 kilomètres, les déplacements de moins de 100 mètres ont été multiplié par 2.
Le pourcentage d’individus confinés dans un rayon de moins de 100 mètres a fortement augmenté, passant de 33% à 67% fin mars puis à 57% en avril. Cependant, les trajets piétons de proximité ont retrouvé leur niveau d’avant confinement, autour de 5500 pas/jour.
L’annonce des mesures de confinement a généré un nombre important de déplacements interdépartementaux, avec 20% des individus concernés. Paris est le principal foyer de départ et Lyon le principal lieu d’accueil.

Prolongation de l’état d’urgence sanitaire

Au bout d’une semaine agitée, le Parlement a définitivement adopté samedi soir la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet face à l’épidémie du coronavirus. 

Emmanuel Macron a déjà annoncé qu’il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel pour contrôler cette loi alors que les oppositions s’inquiètent des restrictions en matière de libertés publiques et de l’émergence d’une “société de surveillance” selon les mots deJean-Luc Mélenchon (LFI).  Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a confirmé saisir lui aussi les Sages dès samedi soir.

Après de longues tractation, députés et sénateurs se sont mis d’accord sur le point sensible de la responsabilité pénale des acteurs publics et privés amenés à mettre en oeuvre la sortie du confinement. La question des maires, en première ligne pour la réouverture des écoles décidée par le gouvernement, était un sujet de vive tension depuis plusieurs jours entre majorité et opposition.

Députés et sénateurs ont aussi trouvé un compromis sur l’autre “point dur” de ce projet de loi: la mise en place d’un suivi des malades du coronavirus et des cas contacts, grâce à un fichier, en lien avec l’Assurance maladie. Ils ont assorti de garanties la création de ce fichier, différent du projet d’application StopCovid. Ils ont notamment limité à trois mois la sauvegarde des données. Des “brigades”, notamment agents de la Sécu, seront chargées de faire remonter la liste des cas contacts.

Le texte prévoit aussi la possibilité d’une mise en quarantaine ou en isolement à l’arrivée sur le territoire national dans certains cas.

Carte du Déconfinement du 7 mai

Après plusieurs jours d’attente, la carte définitive du déconfinement a été révélée jeudi 7 mai.Le pays est divisé en deuxDans la majeure partie du pays, nous avons réussi à freiner la vague épidémique, nous avons réussi à retrouver des marges de manœuvres à l’hôpital et nous sommes prêts pour les tests. C’est ce que l’on appelle les départements ‘verts’Dans d’autres, le virus circule encore activement, l’hôpital connaît encore des tensions, c’est ce que l’on appelle les départements ‘rouges'”, a expliqué le Premier ministre Edouard Philippe.
Jusqu’à présent tricolore, l’Hexagone est désormais divisé en une zone verte, étendue sur l’ensemble de la côte Ouest et le littoral, et une zone rouge, qui couvre quatre régions : l’Île-de-France, les Hauts-de-France, le Grand-Est et la Bourgogne-Franche-Comté. Le département de Mayotte fait également partie des territoires classés “rouge”.
La carte de synthèse a été effectuée sur les critères de circulation du virus, de tension dans les services de réanimation des hôpitaux, et de capacité de pratiquer des tests de dépistage. Elle conditionne ainsi l’application des mesures sur le territoire français.

Les grandes règles du déconfinement partiel et progressif : déplacement libre dans un rayon de 100 km, attestation nécessaire au-delà, réouverture de tous les commerces à l’exception des bars et des restaurants, réouverture des écoles primaires et élémentaires… restent  les mêmes pour tous les habitants, mais…

Dans les départements en vert

Les habitants pourront se rendre dans les parcs et jardins à partir du 11 mai. Le retour en classe sera organisé selon le plan présenté devant l’Assemblée Nationale le 28 mai, à savoir la rentrée des classes de 6e et de 5e dès le 18 mai. Si les départements en verts maintiennent leur état, le gouvernement pourrait envisager” la réouverture des cafés et restaurants en plus des lycées.

Dans les départements en rouge

Les lieux publics tels que les parcs et jardins resteront fermés. Les autorités locales auront “la possibilité d’aller fermer si nécessaire des écoles, (…) un certain nombre de commerces ou de lieux extérieurs”, a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran. A Paris et dans les départements limitrophes, les transports en communs seront ainsi limités aux impératifs professionnels pendant les heures de pointe (6h30 à 9h30 et de 16h à 19h) et les grands centres commerciaux ne pourront pas rouvrir. 

Rendez-vous le 1er juin 

Si [les départements ‘verts’] se maintiennent en vert les trois prochaines semaines, nous pourrons envisager au tout début du mois de juin une nouvelle étape de déconfinement (…) dans la mesure où les conditions sanitaires le permettraient”, a indiqué lechef du gouvernement.

En vidéo

Se déplacer à plus de 100 km : Pourquoi ? Comment ?

Dès le 11 mai, vous pourrez vous déplacer si vous ne dépassez pas les 100 km de distance de votre domicile. Pour calculer cette distance, vous pouvez vous rendre sur ce site.

Edouard Philippe a confirmé, dans une circulaire “relative à la mise en œuvre territoriale du déconfinement à compter du 11 mai” publiée par Le Parisien, que les 100 km étaient calculés à vol d’oiseau“. “Les contrevenants seront sanctionnés d’une amende de 135 euros, susceptible d’augmenter en cas de récidive“, a déclaré Christophe Castaner dans son discours du 7 mai

Pour vous déplacer à plus de 100 km, vous aurez besoin d’une attestation qui justifie d’une autorisation exceptionnelle, tel qu’un motif familial impérieux ou un déplacement professionnel. Par exemple, pour assister à l’enterrement de l’un de vos proches parents, pour assister un malade de votre entourage ou pour rendre service à une personne âgée, vous pourrez dépasser cette distance. 

Une nouvelle attestation sera donc prochainement publiée sur le site du ministère de l’intérieur

Dans un autre cas précis, il vous sera permis de vous déplacer à plus de 100 km. “Parcourir plus de 100 km au sein du même département reste possible“, a indiqué Christophe Castaner.

Déconfinement “pour les riches”

Les Français attendent avec impatience la date du 11 mai et pensent à 65 % que le déconfinement aura bien lieu à cette date, selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo. En revanche, ils sont 58 % à ne pas faire confiance à l’exécutif pour le réussir.
“Initialement confiants dans le gouvernement lors de l’annonce du confinement le 16 mars, les Français ne lui font plus confiance depuis le 27 mars, date à partir de laquelle ils ont été persuadés que le gouvernement leur avait menti sur les masques”, note l’étude.
“Tout se passe comme si, pour les Français, “le président des riches” préparait un “déconfinement pour les riches”, observe par ailleurs l’enquête Odoxa Dentsu Consulting qui montre que les revenus “moyens” et “inférieurs” sont plus critiques et dubitatifs que la catégorie “revenus supérieurs”.
Signe de cette défiance, les Français sont persuadés que la sécurité promise pour le déconfinement ne sera pas au rendez-vous que ce soit dans les écoles (69 %) où les transports (74 %), lit-on sur Le Figaro.
Sur ce dernier point, la défiance est d’autant plus forte que l’on se rapproche des grands centres urbains, à commencer par Paris et sa région.
À l’inverse, les Français expriment une grande confiance dans les entreprises pour qu’elles assurent un niveau de sécurité suffisant à leurs salariés.

Prise de poids en confinement

Déplacements limités, diminution de l’activité physique, changement des habitudes alimentaires, anxiété, grignotage… Les Français confinés ont pris du poidsEn moyenne, ils ont gagné 2,5 kg depuis le 27 mars, révèle une enquête de l’Ifop pour le site Darwin Nutrition.
D’autres sédentaires n’ont pas grossi, au contraire : 29 % des personnes interrogées déclarent avoir maigri pendant cette période, notamment ceux vivant seuls (33 %) et ayant pu faire du sport tous les jours (43 %).
Si la préparation des repas a constitué l’activité principale de ce temps d’assignation à la maison, “confiné” ne rime pas avec égalité et parité ! 71 % des femmes confinées estiment que cette tâche leur incombe en cuisine !

Les vacances d’été seront perturbées

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Tourisme, a déclaré sur Franceinfo, ce mercredi 6 mai : Le déplacement à plusieurs milliers de kilomètres est exclu. Le tourisme va reprendre par cercles concentriques, c’est-à-dire que le premier moteur de cette reprise touristique sera le tourisme national. Ce sera les Français qui iront à la redécouverte de nos terroirs, de nos territoires, de notre patrimoine“.
Les plages “sont fermées jusqu’au 2 juin, parce que ce sont de véritables aimants”.
“Dans les départements verts, l’accès à la nature sera possible, alors que, dans les départements rouges, il y aura beaucoup plus de précautions”.
“Nous étions tenus par un rayon d’un km. On l’élargit à 100 km. C’est une première possibilité de souffler, de s’oxygéner, parce que le moment que nous avons vécu collectivement, il faut le dire, est un peu traumatique”

En juillet-août , “il y aura un besoin profond de faire un break, de changer de rythme et de changer de cadre. Maintenant, ça va se faire sûrement différemment de ce que l’on faisait les années précédentes. Vous savez, en 1936, les congés payés, c’était une conquête sociale. En 2020, ces vacances seront une conquête sanitaire.

Chômage partiel et télétravail

La ministre du Travail a précisé, au micro d’Europe 1, que les salariés de l’ensemble des secteurs où l’activité ne pourra pas reprendre” après le 11 mai pourraient encore bénéficier du chômage partiel. Et de détailler : “Tous ceux qui sont encore frappés d’interdiction administrative pour des raisons de santé publique, je pense à l’hôtellerie-restauration mais aussi à l’événementiel, (…) vont continuer à bénéficier du chômage partiel à taux plein le temps qu’il faudra et en fonction évidemment de la date où on pourra les rouvrir.” 

Quant aux entreprises dont l’activité pourra reprendre, elles pourront tout de même continuer à toucher les indemnités pendant les premières semaines de la reprise. “On va accompagner ce retour au travail par du chômage partiel mais dont le remboursement aux entreprises sera légèrement diminué progressivement“, a-t-elle expliqué.

Actuellement, 11, 7 millions de Français bénéficient du chômage partiel.

Quelques jours plus tôt, la ministre du Travail avait également assuré sur franceinfo qu’il était raisonnable de dire qu’un télétravail massif aura lieu au moins jusqu’à l’été” alors que la France entamera son déconfinement partiel à partir du 11 mai. 
On ne va pas travailler comme avant pour un moment (…) Je crois qu’il y a aujourd’hui cinq millions de Français qui travaillent en télétravail, a-t-elle affirmé. Certains le faisaient déjà un peu et le font maintenant beaucoup et pour beaucoup, c’est aussi une expérience nouvelle. Mais, dans le contexte du déconfinement progressif que nous faisons, c’est très important qu’au maximum possible, ceux qui télétravaillent continuent à télétravailler parce que ça évite d’être trop nombreux sur le lieu de travail.” Cela va désaturer les transports et permettre un déconfinement plus serein et plus progressif.

Le Sénat vote la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, mais avec des modifications

Le Sénat, à majorité de droite, a finalement adopté, sous conditions, dans la nuit de mardi à mercredi le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire. Le Sénat a voté la date du 10 juillet pour le terme de la prolongation de l’état d’urgence, alors que le texte du gouvernement indiquait le 24 juillet. 

Contre l’avis du gouvernement, élus du Palais du Luxembourg ont aussi donné un très large feu vert au dispositif du rapporteur visant à aménager le régime de responsabilité pénale des employeurs, élus locaux et fonctionnaires amenés à prendre des mesures pour la sortie du confinement.

Le texte va maintenant être examiné à l’Assemblée nationale, mercredi en commission, puis jeudi dans l’Hémicycle, en vue d’une adoption définitive avant la fin de semaine, dans une course contre la montre avant le déconfinement lundi 11 mai prochain. 

Il prévoit des mesures nouvelles, telle une quarantaine à l’arrivée sur le territoire national dans certains cas et un “système d’information” pour tracer les personnes infectées par le coronavirus et leurs contacts. L’appli controversée de tracking des malades StopCovid sera prête le 2 juin pour accompagner la deuxième phase du déconfinement, selon le secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O.

Mardi, les parlementaires ont adopté à l’unanimité un amendement PS pour que les femmes victimes de violences conjugales ne puissent pas être placées en quarantaine ou à l’isolement avec leur conjoint violent.

Attention au relâchement met en garde Macron 

En visite dans une école de Poissy dans les Yvelines, Emmanuel Macron a rappelé la nécessité d’un déconfinement prudent. “On est en train de réussir ce confinement inédit” et “on a su répondre” à la crise, mais “le virus est toujours là, on ne l’a pas vaincu”.
Les Français doivent s’attendre après le 11 mai à “des contraintes sur les déplacements longs et des contrôles”, dont “le gouvernement donnera les règles” jeudi 7 mai, a précisé le Président avant de donner un début de réponse à une question qui agite les esprits enfermés depuis deux mois : 

Pourrons-nous partir en vacances cet été ?

Il est trop tôt pour vous dire qu’on pourra avoir des vacances, mais on va limiter les déplacements internationaux: on restera entre Européens, il faudra peut-être même réduire un peu plus. On saura début juin“, a-t-il expliqué.

Sur l’éducation

Alors que de nombreux maires, enseignants et parents d’élèves ont fustigé la décision du président de la République de rouvrir les écoles dès le 11 mai, le chef de l’Etat a tenu à réaffirmer sa position sur le sujet : Dans la vie d’un enfant, rester deux mois à la maison c’est quand même très traumatisant : on a des enfants qui décrochent (…) les inégalités sociales, les inégalités de logement sont multipliées“.

Avant de préciser que le 11 mai serait une journée de “pré-rentrée“, le chef de l’Etat a ajouté : “Progressivement la semaine prochaine, avec des classes réduites, on va devoir collectivement organiser les choses. Mon objectif, ce n’est pas le nombre d’école rouvertes, c’est que tous les enfants qui sont décrocheurs, qui sont en difficulté, dont les parents retournent au travail, retournent en cours“.

Voir ses proches

Face à l’impatience des Français, le locataire de l’Elysée a souligné que l’on pourrait “aller voir ses proches dans un cadre donné, mais a tenu à “rappeler une forme de bon sens dans cette période“, avant de lâcher : “Ce qu’on va faire à partir du 11 mai est inédit“. Si la carte des départements montre que les endroits du territoire ne sont pas égaux face au virus, le chef de l’Etat insiste sur la nécessité de rester prudent à l’échelle nationale. “Pour quelqu’un de fragile, plutôt âgé, même en zone verte le virus est très dangereux. Donc je ne voudrais pas une forme de relâchement et qu’on se dise, quand on est classé vert, tout revient à la normale. Il y aura partout en France des gestes barrières“, a-t-il expliqué.

Emmanuel Macron a également précisé qu’un “conseil de défense” se tiendrait le 7 mai afin de dessiner des contours plus précis au déconfinement. L’option d’un retour au confinement n’a d’ailleurs pas été écartée : “Dans trois semaines, on verra si on a une remontée forte aux urgences, on verra si on peut continuer le déconfinement ou le refermer“.

Je veux rappeler qu’on n’a pas gagné la bataille le virus : on l’a ralentie“, a-t-il conclu, appelant au maintien de la vigilance.

A vélo, à pied, mais pas en transports en commun

Beaucoup de nos habitudes vont changer après le 11 mai. En raison de la crise du coronavirus, un grand nombre de Français souhaite limiter au maximum les déplacements en transports en commun, ce qui pourrait marquer l’avènement d’une nouvelle ère… où les bicyclettes règnent en maîtres ! Selon une étude Happydemics pour l’entreprise Cyclofix, dès le début du déconfinement, près d’un tiers des citoyens comptent opter pour des moyens de transports eco-friendly : ils sont 12, 1% à envisager de se déplacer en vélo et 16,9%, à pied, et beaucoup moins à utiliser leur moto, leur voiture. 
Quant aux transports en commun, leur utilisation va baisser de 63 %. Il semblerait que les nouvelles mesures de distanciation sociale qui devront être mises en place dans les métros, RER et bus, telles que les marquages au sol ou la condamnation de plusieurs sièges par wagon, ne suffisent pas à rassurer les citoyens qui préfèrent prendre le moins de risques possibles

Reprise du travail et Protocole National de Déconfinement pour les entreprises

Le ministère du Travail a publié un document détaillant le “protocole national de déconfinement pour les entreprises pour assurer la santé et la sécurité des salariés“. Horaires décalés, sens de circulation, espace de travail calculé, vitres en plexiglas : les nouvelles mesures de la charte visant à limiter la propagation du coronavirus ne manquent pas.

Question des déplacements avant et après le 11 mai

Invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche 3 mai, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est exprimé sur les questions qui entourent le déconfinement, prévu à partir du lundi 11 mai. Concernant les déplacements, il a assuré que ceux qui étaient partis dans leur résidence secondaire ou dans leur famille, avant le confinement, allaient pouvoir rentrer chez eux.
Ces urbains avaient le droit d’aller dans leur résidence secondaire,“il est logique que ces Français puissent rentrer dans leur domicile principal pour préparer une reprise professionnelle ou la scolarisation de leurs enfants”, a déclaré Castaner, qui précise: “Nous maintiendrons un très haut niveau de contrôle avec une particularité pour le week-end prochain avec le retour de ces personnes”.
“Sur les retours d’ici le 11 mai, il faudra que chacun remplisse une attestation de retour à son domicile pour “motif familial impérieux (…) Après le 11 mai, il n’y aura plus d’attestation (…), nous faisons le choix de la liberté de déplacement, mais nous l’encadrons”.

Attention, pour ceux qui ont déserté leurs petits appartements de ville pour rejoindre la mer ou la la campagne, il n’y a pas de restriction d’autorisation à faire le chemin inverse, mais cette possibilité n’est valable que jusqu’au lundi 11 mai.

Restriction à 100 km du domicile

“Cette distance n’est ni parfaite, ni scientifique. Elle peut être considérée comme arbitraire, mais elle permet d’éviter des déplacements inutiles. Elle restera en vigueur, que l’on soit dans un département vert ou rouge. Dans tous les cas, il faut limiter au maximum les mobilités. Sinon, un département vert deviendra rouge en deux semaines. Nous déterminerons cela dans la semaine, mais des contrôles seront mis en place pour la faire respecter”, a indiqué Castaner.

Vacances d’été

“Faire des projections à dix semaines, ce n’est pas sérieux. Il faut attendre. Il y aura des vacances cet été, mais elles ne seront peut-être pas identiques à celles qui étaient l’habitude de certains les autres années. (…) Quand le risque est aussi élevé, il faut l’encadrer, ce que nous faisons aujourd’hui avec tous les pays européens.

Plages fermées

Le ministre de l’Intérieur a confirmé la fermeture des plages jusqu’au 1er juin par crainte des week-ends prolongés de mai, de l’Ascension et de Pentecôte. “L’interdiction des plages vise à empêcher l’attractivité d’un grand week-end à la plage et des risques”. “Le confinement est une épreuve difficile pour tous et on peut craindre, avec le déconfinement progressif, un effet soupape que l’on se dise: ‘En mai, fait ce qu’il te plaît’. Eh ben non, on ne fait pas ce que l’on veut”.

Frontières fermées

Christophe Castaner a assuré que les frontières au sein de l’Union Européenne, même dans l’espace Schengen, resteront fermées “jusqu’à nouvel ordre”.
Les déplacements dans un rayon de 100 kilomètres autorisés à partir du lundi 11 mai ne seront donc pas possibles à l’étranger, depuis la France, hors cas exceptionnels. Le ministre de l’Intérieur a souligné qu’il y avait “des dérogations pour les travailleurs qui vivent en France et travaillent en Allemagne, au Luxembourg ou en Espagne”.

De l’air, de la nature et la mer !

Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, interrogé samedi soir sur franceinfo, propose par exemple de “donner le droit d’aller en forêt ou de rouvrir les plages une ou deux heures par jour”. “Tout le monde sait que cette épidémie n’est pas terminée”, reconnaît-il”, mais “si on ne laisse pas aux gens un peu de respiration tout en respectant les mesures barrières, on va avoir des personnes qui vont se retrouver en complète dépression”.

Les citoyens, aux urnes à l’automne ? 

Officiellement, le second tour des élections municipales doit se tenir le 21 juin, mais le gouvernement travaillerait déjà sur un nouveau report. Selon une info exclusive du Journal du Dimanche, un projet de loi a été officieusement transmis au Conseil d’État. Les scrutins auraient lieu le 27 septembre et le 4 octobre.
Pourquoi deux dates ? Il faut refaire le premier tour si le second tour a lieu plus de trois mois après ce dernier. Le Conseil scientifique doit rendre un avis définitif le 23 mai sur la tenue du vote en juin, mais cette option semble peu probable…

Etat d’urgence sanitaire prolongé de deux mois : ce que cela implique

Comme attendu, le gouvernement a entériné samedi 2 mai la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, à l’issue du conseil des ministres. Voici ce qu’il faut retenir du texte :

Quatorzaine et mesures pour les malades

Pour ceux déjà présents dans le pays “le gouvernement a fait le choix de la confiance et de la responsabilité, il n’a pas pris de dispositif législatif pour imposer l’isolement à quelqu’un qui le refuserait et qui serait malade sur le territoire national”, a détaillé samedi 2 mai le ministre de la Santé Olivier Véran.
Le gouvernement a fait le choix de ne rendre obligatoires la mise en quarantaine et le placement à l’isolement que des personnes arrivant sur le territoire national après le 11 mai, Français ou étrangers. Finalement, la France n’imposera pas de quarantaine à toute personne, quelle que soit sa nationalité, en provenance de l’UE, de la zone Schengen ou du Royaume-Uni, a annoncé dimanche 3 mai l’Élysée. 

Pas d’application Stop-Covid au 11 mai, mais du “contact tracing”

Au 11 mai, non, il n’y aura pas d’application StopCovid disponible dans notre pays”, a-t-il précisé au sujet de ce projet d’application de traçage controversée. “Si ce type d’application devait être opérationnelle dans les prochaines semaines, il y aurait débat à l’Assemblée nationale.”
Les données récoltées par les brigades sanitaires (ou brigades de cas contacts) passeront par deux fichiers : celui des personnes testées positives et celui des personnes ayant été en contact avec un malade. Ces “brigades d’anges gardiens devraient donc avoir accès aux dossiers de l’Assurance Maladie (…) on est très loin du fichage.” 

Vivre avec le virus

“Le déconfinement ne sera pas un pur et simple retour en arrière, nous allons devoir vivre pour un temps avec le virus”, a rappelé Olivier Véran.

Masques chirurgicaux : prix et vente en supermarché

Le prix des masques en papier à usage unique de type chirurgical sera plafonné”. Leur prix ne pourra pas dépasser 95 centimes d’euros“, a annoncé la secrétaire d’État auprès du ministère de l’Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher sur RTL en précisant que “des contrôles et des enquêtes seront lancés sur le prix des masques en tissu”. 
La veille, sur BFM Business, elle déclarait : “Dès le 4 mai, il sera possible d’acheter des masques grand public en supermarché”,
Ces masques non-sanitaires, en tissu, lavables et réutilisables, avec des propriétés de filtration garanties seront commercialisés entre deux et cinq euros.
À partir du 11 mai, toutes les enseignes de grande distribution: Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Match, et Système U… devraient être en mesure de vendre des masques grand public, a assuré la secrétaire d’État. 

Brigades sanitaires ou “anges gardiens”  

Une initiative devrait aider à limiter la propagation du coronavirus après le 11 mai : les “brigades de cas contacts“. Leur rôle ? Vérifier que l’entourage d’une personne qui a effectivement été contaminée au Covid-19 (et doit donc être placée en isolement) a bien été testé.

Pour ce faire, ces brigades devront interroger la personne atteinte du coronavirus afin de déterminer avec qui elle a été en contact les jours précédents.

Dès lors, elles contacteront tous ceux qui ont été susceptibles de croiser le malade et vérifieront que ces personnes respectent bien les consignes et les gestes barrières. Il sera même possible de les exhorter à se faire testeren leur indiquant à quel endroit ils doivent se rendre“, a précisé Edouard Philipe. Elles devront ensuite “vérifier que ces tests ont bien eu lieu“.

Plus de 30 000 personnes pourraient être mobilisées pour composer ces brigades de cas contacts, conformément aux recommandations du Conseil scientifique, dans le rapport remis au gouvernement le 20 avril. Parmi eux, des soignants, mais aussi des employés de centres départementaux ou des membres d’association.

Un guide pratique pour encadrer les actions et la marge de manœuvre de cette brigade est en cours d’élaboration.

Motifs de déplacements “impérieux” : quels cas sont valables ?

Des vacances d’été seront-elles possibles ?

En Italie

En Italie, les travailleurs des chantiers, entrepôts, usines ou bureaux reprennent leur activité professionnelle à partir du 4 mai. Le pays entre prudemment dans la “phase 2” de son déconfinement. Depuis le lundi 4 mai, les Italiens peuvent rendre visite à leurs proches s’ils se trouvent dans la même région. Les restaurants et bars peuvent proposer la vente à emporter, en attendant leur réouverture complète le 1er juin, comme celles des salons de beauté ou de coiffure. Les déplacements restent limités à l’intérieur de la commune de résidence, pour les seuls motifs professionnels et de santé.

Une autre phase de réouverture est prévue le 18 mai, pour les commerces de détail, les musées, salles d’exposition et bibliothèques devraient rouvrir.

Du côté scolaire, les écoles ne rouvrent pas avant le mois de septembre.

Le Portugal

Le déconfinement démarre le 4 mai au Portugal, avec la réouverture des petits commerces, librairies, salons de coiffure ou concessionnaires automobiles, en appliquant un respect strict des règles d’hygiène. Le port du masque est d’ailleurs obligatoire dans les magasins, les lieux publics et les transports publics. Salons de coiffure et d’esthétique peuvent également proposer leurs services sur rendez-vous.

La reprise du sport individuel en plein air est autorisée.

Le pays a fixé la date du 18 mai pour la réouverture des cafés, restaurants, musées, galeries d’art, de même que les lycées. Les théâtres et cinémas suivent le pas le 1er juin, avec des règles de distanciation sociale strictes.

En Espagne

A partir du 11 mai, une partie de l’Espagne entame une nouvelle phase du déconfinement. Les réunions rassemblant jusqu’à 10 personnes sont autorisées. Les petits commerces, les églises, les musées et les terrasses de bars et restaurants peuvent de nouveau accueillir du public, tout en limitant l’affluence. Madrid et Barcelone doivent conserver des mesures de confinement strictes, en raison du fort taux de contagion enregistré dans ces villes.

Depuis le 2 mai, les Espagnols ont retrouvé le droit de faire du sport ou se promener en extérieur. Depuis le 4 mai, le pays autorise la réouverture de certains petits commerces comme les coiffeurs. Les petites îles des Baléares et des Canaries ont rouvert leurs magasins, musées, les terrasses des bars et restaurants, en limitant les capacités d’accueil.

Les déplacements hors de la province de résidence sont possibles, et ce, jusqu’à la fin du déconfinement.

La réouverture des cinémas et théâtres est prévue pour le 25 mai, mais les écoles resteront fermées jusqu’en septembre.

En Allemagne

Après avoir autorisé l’ensemble des magasins, le retour à l’école et la réouverture des restaurants et hôtels dans certains Länder le 6 mai dernier, l’Allemagne enregistre de nouveaux cas de contamination au Covid-19. L’institut national de virologie Robert Koch a noté une hausse du taux d’infection à 1,1, soit l’augmentation du nombre de personnes infectées par un seul individu. De même, plusieurs nouveaux foyers de contamination ont été identifiés dans trois cantons allemands, notamment dans l’ouest du pays, où 200 employés d’un abattoir ont été contaminés informe France Info.

Dans les régions de Berline et du Brandebourg, la réouverture des restaurants est prévue pour le 15 mai. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les théâtres, opéras et cinémas pourront accueillir du public à partir du 30 mai. Seule restriction encore solide, les grands rassemblements restent interdits jusqu’au 30 août.

Angela Merkel a également autorisé la reprise du championnat de football allemand, à huis clos.

En Slovénie

Le pays autorise dès le 4 mai la réouverture des terrasses des cafés et des restaurants, des coiffeurs, musées, librairies, de même que la reprise des entraînements sportifs professionnels. Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics fermés, les transports et les magasins.

En Hongrie

À partir du 4 mai, les terrasses des cafés et restaurants, les plages et bains publics rouvrent dans tout le pays, sauf dans la capitale, Budapest. La reprise des entraînements sportifs professionnels est autorisée.

En Pologne

Le gouvernement a annoncé l’ouverture, à partir du 4 mai, des hôtels, des centres commerciaux, d’une partie des institutions culturelles, dont des bibliothèques et certains musées. Le 6 mai, les crèches et jardins d’enfants pourront rouvrir, même si certaines autorités locales refusent d’autoriser le retour des enfants.

En Grèce

Environ 10% des commerces fermés, librairies, salons de coiffure et beauté, magasins d’électronique et articles de sport, jardineries, peuvent reprendre leur activité à partir du 1er mai.

A partir du 11 mai, la réouverture est prévue pour tous les autres magasins, à l’exception des centres commerciaux qui resteront fermés jusqu’au 1er juin.

En Belgique

À partir du 4 mai, les employés reprennent leur activité professionnelle au sein d’entreprises qui n’accueillent pas de public. Le port du masque est obligatoire dans les transports.

La Première ministre Sophie Wilmès a annoncé la réouverture des commerces partir du 11 mai, avec un respect strict des règles de distanciation sociale. Les écoles peuvent rouvrir à partir du 18 mai, en limitant les capacités d’accueil à 10 élèves par classes. La reprise d’activité des restaurants est planifiée pour le 8 juin au plus tôt, mais aucune date n’a encore été avancée concernant les bars et cafés.

En Norvège

Depuis le 27 avril, les collègues, lycées et universités ont rouvert leurs portes en Norvège, suivant l’ouverture des crèches et écoles maternelles la semaine dernière. Les salons de coiffure, de massage ou de dermatologie ont également le feu vert pour reprendre leur activité. 

Même s’il est désormais possible de rejoindre sa maison de vacances, la Première ministre Erna Solberg a rappelé que les déplacements de loisir doivent rester limités. Il est possible de se rassembler, mais pas à plus de cinq personnes et en appliquant rigoureusement les règles de distanciation sociale. Les restaurants, bars, cinémas, théâtres et lieux de rassemblements sont fermés jusqu’au 15 juin.

Le gouvernement norvégien a choisi de suivre le déconfinement avec une application mobile, Smittestopp, permettant aux autorités sanitaires de rassembler des informations sur le Covid-19 et informer l’utilisateur s’il a été en contact avec une personne contaminée.

Au Danemark

Après la réouverture des crèches, écoles maternelles et primaire le 15 avril, les salons de coiffure, instituts de beauté et auto-écoles ont rouvert le 20 avril. Certains professeurs ont décidé de faire classe à l’extérieur, afin d’appliquer les recommandations du gouvernement pour freiner les risques de propagation du Covid-19.

L’attente a été prolongée au 10 mai pour les collégiens et lycéens. Les bars, restaurants, salons de coiffure, grands centres commerciaux et discothèques resteront fermés pour l’instant et les rassemblements de plus de 10 personnes ne sont toujours pas autorisés. La cheffe du gouvernement Mette Frederiksen a d’ores et déjà prévenu qu’aucun grand rassemblement n’aurait lieu avant le mois d’août, au moins.

En Autriche

L’Autriche poursuit son déconfinement avec la réouverture le 1er mai des surfaces commerciales de plus de 400 m², quinze jours après la reprise d’activité des plus petits commerces. Les installations de sport en plein air (tennis, golf) sont de nouveau accessibles.

Le pays a également levé les restrictions de déplacements et les interdictions de rassemblements le 1er mai. Ces derniers sont désormais autorisés en respectant la limite de 10 personnes maximum. Les élèves de terminale passant leurs examens de fin d’étude reprennent le chemin des classes, dans des conditions aménagées. Les autres niveaux suivront progressivement.

La réouverture des restaurants et hôtels est prévue pour la mi-mai. Les rassemblements culturels ne sont interdits que jusqu’à la fin du mois de juin, ce qui permet au célèbre festival de musique de Salzbourg d’avoir lieu comme prévu, fin juillet.

Le port du masque a été instauré dans les transports et les magasins.

En République tchèque

Le retour à la vie normale est presque achevé en République Tchèque. Les limitations de déplacement ont été levées, les magasins de moins de 2 500 m² ont rouvert, de même que les universités, les salles de sport, ou les zoos.

Les Tchèques peuvent également voyager à l’étranger, à condition de présenter un test PCR négatif au Covid-19 ou accepter la quarantaine au retour. Depuis le 27 avril, l’entrée est autorisée aux ressortissants des pays de l’UE en voyage d’affaires, si leur séjour ne dépasse pas trois jours.

Les bars et restaurants possédant une terrasse, les musées, galeries, châteaux ou salons de coiffure rouvrent à partir du 11 mai, alors que les restaurants doivent attendre la date du 25 mai.

En Iran

Un ralentissement très net de la pandémie a été observé dans le pays. Le gouvernement réouverture des mosquées le 4 mai dans 132 villes de province situées dans les zones jugées peu à risque. La prière y est autorisée un jour par semaine, le vendredi.

Les écoles accueillent de nouveau les élèves à partir du 6 mai, dans les zones blanches.

La capitale, définie comme l’une des zones rouges du pays, ne pourra pas rouvrir ses mosquées, et la traditionnelle manifestation anti-israélienne organisée lors du dernier vendredi du mois du ramadan n’aura pas lieu.

Depuis le 20 avril, les Iraniens peuvent se déplacer d’une province à l’autre dans le pays. Les entreprises jugées à faible risque, comme de petits commerces et ateliers, ont pu rouvrir dès le 11 avril dans le pays, et après le 18 à Téhéran. Mais les écoles, les piscines, les salons de beautés, les centres commerciaux ou les restaurants restent fermés. Le port du masque est obligatoire dans le métro et les transports publics.

En Corée du Sud

Le pays du matin calme, qui n’avait enregistré que peu de cas ces dernières semaines, craint une nouvelle vague de Covid-19. Au début du mois de mai, un homme de 29 ans aurait contaminé des dizaines de personnes alors qu’il circulait dans les bars et clubs du quartier d’Itaewon. Selon les Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies, 35 nouveaux cas ont été recensés le 11 mai.

Séoul, la ville voisine d’Incheon et la province voisine de Gyeonggi ont décidé le week-end du 9 mai de fermer certains lieux publics.

Cette résurgence des cas intervient alors que le pays rouvre doucement la voie aux activités en extérieur. En plus de l’ouverture des musées et galeries d’art, le gouvernement a décidé le 6 mai d’assouplir les mesures de distanciation sociale.

Les saisons professionnelles de baseball ou football viennent tout juste de débuter avec quelques semaines de retard, explique RFI. La réouverture des écoles est prévue pour la semaine du 11 mai, malgré la réticence de nombreux parents d’élèves.

En Chine

En Chine, les autorités craignent une nouvelle vague de coronavirus, avec l’apparition de cinq nouveaux cas de contamination à Wuhan, la ville d’où est partie la pandémie de Covid-19. Le 11 mai, Pékin annonce 17 nouveaux cas sur son territoire, précise France Info

Depuis le 6 mai, les élèves reprennent progressivement le chemin des classes, avec contrôle de température et distanciation sociale imposés. Dans les métropoles de Pékin et Shanghaï, il ne s’agit encore que des lycéens en dernière année, qui doivent passer l’équivalent du baccalauréat au début du mois de juillet. À Wuhan, foyer d’origine de la pandémie, l’ensemble des lycéens ont repris les cours.

Malgré la prudence des autorités, les Chinois ont pu prendre leurs premières vacances depuis le début de l’épidémie. Selon un journaliste de France Télévisions, “70% des monuments en Chine sont désormais ouverts à la visite”. Les musées de la ville de Pékin ont commencé à rouvrir leurs portes à partir du 1er mai, en régulant le nombre d’entrées. Le parc Disneyland de Shanghaï accueille de nouveau des visiteurs à partir du 11 mai.

Mais les contrôles de température restent obligatoires et les visiteurs doivent présenter leur code de santé sur leur téléphone portable, retraçant leurs déplacements et leur état de santé. Une distance de sécurité doit être respectée, de même que le port du masque, rendu obligatoire.

“Protéger, tester, isoler”. Tels sont les trois principes qui doivent régir les modalités du déconfinement, selon le Premier ministre.
L’enjeu est de taille: relancer l’économie sans déclencher une deuxième flambée de l’épidémie. 

Déconfinement par code couleur 

Déplacements compromis entre départements

“Il sera de nouveau possible de circuler librement sans attestation, sauf pour les déplacements à plus de 100 km du domicile, possibles pour un motif impérieux, familial ou professionnel.”

“Nous voulons réduire les transports interrégionaux au maximum en limitant les déplacements aux motifs professionnels et familiaux. Ce n’est pas le moment de quitter son département pour partir en week-end.”

“Il est certain que les trois semaines à venir seront difficiles. Le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports. La capacité du métro parisien sera drastiquement réduite.”

Transports en commun

“Le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports”.

Télétravail

“Les entreprises sont appelées à maintenir le télétravail pour les trois prochaines semaines et à mettre en place des horaires décalés”.

“Le dispositif d’activité partielle restera en place jusqu’au premier juin. Il faudra ensuite l’adapter progressivement”

Réouverture des commerces

“La date de réouverture des cafés et restaurants sera décidée fin mai”

Retour à l’école

“Le retour de nos enfants est un impératif pédagogique et de justice sociale. Nous proposons une réouverture très progressive des maternelles et écoles élémentaires à partir du 11 mai, partout sur le territoire et sur la base du volontariat. Dans un second temps, nous pourrons envisager de rouvrir les collèges, en commençant par les cinquièmes et sixièmes. Nous prendrons une décision fin mai pour les lycées.” 

“Il n’y aura pas de port du masque pour les enfants de moins de trois ans.”

“Les crèches seront aussi réouvertes à partir du 11 mai avec des groupes de 10 enfants maximum.”

“Nous fournirons des masques aux collégiens qui n’auront pas pu s’en procurer.”

Mariages, enterrements et cérémonies

“Il n’y aura pas de cérémonies religieuses avant le 2 juin.”

“De façon générale, il nous faut éviter les rassemblements. Ils seront limités à 10 personnes sur la voie publique et dans les lieux privés.”

“Les cérémonies funéraires resteront évidemment autorisées comme aujourd’hui dans la limite de 20 personnes”.

“Les lieux de culte pourront rester ouverts, mais les cérémonies religieuses, tels que les mariages et les baptêmes ne pourront pas se dérouler avant le 2 juin. Il est préférable que les mariages soient reportés”.

Culture, loisirs et vacances 

“Tous les événements qui regroupent plus de 5 000 participants ne pourront se tenir avant le mois de septembre.”

“La saison 2019-2020 de sport professionnel, notamment de football, ne pourra pas reprendre.”

 

“Les plages resteront inaccessibles au moins jusqu’au 1er juin. Les grands musées, les cinémas, les théâtres ne pourront pas rouvrir.”

Les parcs et jardins ne pourront ouvrir que dans les départements où le virus ne circule pas de façon active”.

“Si tout est prêt le 11 mai, alors commencera une phase qui durera jusqu’au 2 juin.”

 

Port du masque 

“Aux gestes barrières – la distanciation physique, le lavage régulier des mains – il conviendra d’ajouter le port du masque, dans certaines situations.”

“Il y aura assez de masques dans le pays pour faire face aux besoins à partir du 11 mai.” 

“Les pharmacies et la grande distribution seront invitées à vendre des masques jetables ou lavables.”

Tester, identifier et isoler les malades du Covid-19

“Quelque 700 000 tests virologiques seront disponibles en France chaque semaine, à partir de la semaine du 11 mai. Ils seront pris  en charge “à 100% en charge” par l’Assurance maladie.”

“Toute personne testée positive sera immédiatement isolée. “L’isolement n’est pas une punition, c’est une mise à l’abri. Il doit donc être expliqué, consenti et accompagné”, a précisé le Premier ministre.”

“A la sortie du confinement, nous serons en capacité de massifier les tests avec 700 000 tests virologiques par semaine.” 

“Des hôtels seront réquisitionnés pour héberger les personnes malades à isoler si cela n’est pas possible à leur domicile”

Moral des ménages au plus bas

L’indice de confiance des ménages en France a subi en avril une chute historique, après la mise en place des mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus, a indiqué mardi l’Insee.

Le solde d’opinion sur le niveau de vie futur en France a connu la plus forte baisse jamais enregistrée sur un mois, un niveau “jamais atteint depuis la création de cet indicateur en 1972”.

Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage ont augmenté “très fortement en avril”.

Sans surprise, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants a chuté “lourdement”, soit une perte de 43 points pour atteindre son plus-bas historique.

En avril, les ménages ont aussi été plus nombreux qu’en mars à redouter que les prix augmentent au cours des douze prochains mois, a souligné l’Insee.

Les cabinets médicaux et para-médicaux

Les transports : bus, métro, RER, trains et avions

Les coiffeurs et instituts de beauté

Les bureaux de Poste

Les magasins de bricolage

L’enseignement supérieur

Dans son allocution, Emmanuel Macron a indiqué que les établissements de l’enseignement supérieur ne reprendraient pas les cours “physiquement” avant l’été. Les élèves continueront à suivre les enseignements à distance, jusqu’à une date encore inconnue. Concernant les partiels, examens et concours, le gouvernement devrait se pencher sur leur “bonne organisation”.

Les restaurants, bars et cafés

L’hôtellerie

Les salles de spectacle

Les salles de sport

Les frontières

Les lieux de culte

Les tests

A partir du 11 mai, le gouvernement prévoit de pouvoir tester toutes les personnes présentant des symptômes.

Les masques

A partir du 11 mai, “chaque Français” devrait pouvoir se procurer un “masque grand public”. La protection du visage peut aussi se faire via le port de visière de protection.

L’application des gestes barrières

Lors du déconfinement progressif prévu le 11 mai en France, “le respect des gestes barrières et de mesures de distanciation physique prendra encore plus d’importance, auquel il conviendra d’ajouter le port du masque dans certaines situations” a expliqué le Premier ministre Edouard Philippe le 28 avril.

Les traitements

Dans un premier temps, le chef de l’État a détaillé la question de l’immunité collective, préconisée par certains chercheurs. “D’après les premières données, une très faible minorité a contracté le Covid, nous sommes très loin de l’immunité collective“, a-t-il précisé.

Le gouvernement espère ainsi développer des traitements de prévention – par le biais de vaccins –  et de guérison, sans préciser quand ces derniers seraient disponibles : “Tout le monde y travaille, mais cela prendra plusieurs mois.” Il a ajouté : “Toutes les options sont explorées (…) Nos médecins travaillent d’arrache-pied, aucune piste ne sera négligée, je m’y engage.”

Face à la crainte d’une seconde vague épidémique, certains scientifiques prônent la théorie du “stop and go” développée par l’épidémiologiste britannique Neil Ferguson.

Cette méthode que l’on peut traduire “avancée, puis recul” consiste à alterner les périodes de confinement et de déconfinement en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

La remise en route d’un confinement lorsque le nombre de cas augmente permettrait d’éviter la saturation des hôpitaux en limitant les contacts entre personnes, et de relancer l’économie lors des périodes de déconfinement.

Selon l’auteur, il faudrait effectuer cette boucle à sept reprises avant de faire disparaître le virus, ou jusqu’à la découverte d’un vaccin.

Interrogée sur la question, la porte-parole du gouvernement, Sibeth N’Diaye, n’a pas exclu l’option pour les mois à venir: “Cela fait partie des hypothèses, notamment si des clusters se développent dans certains territoires”.

Pour le Pr Jean-Michel Constantin, chef du service de anesthésie-réanimation à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, l’application sera difficile en France:“C’est un modèle qui a été abordé par Singapour, mais nous n’avons pas tout à fait le même de fonctionnement qu’eux . Il a ajouté : “D’un point de vue administratif, culturel et économique, il est à mon sens impossible de mettre cela en pratique en France”.

La possibilité d’une balade dans la nature…

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont signé une pétition pour “un accès raisonnable à la nature”. Le psychiatre Christophe André explique sur France Bleu Isère: “Marcher et sortir régulièrement, avec des précautions bien sûr, à condition de ne pas se regrouper, c’est bon pour la santé et est aussi un réducteur d’inégalités. C’est le seul moyen pour ceux qui n’ont pas un logement agréable, ni un jardin, de bénéficier de l’agrément que peuvent apporter les espaces verts. C’est à la fois scientifique et démocratique”.

Plus de 3 millions d’arrêts de travail

L’épidémie de coronavirus a justifié environ 3,2 millions d’arrêts de travail, pour les personnes malades ou “vulnérables”, mais surtout pour celles devant garder leurs enfants durant le confinement, selon des chiffres transmis par l’Assurance maladie à l’AFP.
Quelque 600.000 arrêts maladie ont été prescrits par des médecins à des malades du Covid-19.
Pour les “personnes dites vulnérables” (malades chroniques, femmes enceintes), l’Assurance maladie a reçu en un mois 400.000 demandes d’arrêts de travail “dérogatoires”, auxquelles elle a donné droit “dans près de 8 cas sur 10” et ce sont 2,3 millions d’arrêts pour garde d’enfant qui ont délivrés à la demande des employeurs depuis les premières fermetures d’écoles début mars.

Déficit de la Sécurité sociale : niveau abyssal de 41 milliards d’euros

Le coronavirus va faire exploser le déficit de la Sécurité sociale à plus de 41 milliards d’euros, “du jamais-vu” même au plus fort de la crise financière, a prévenu mercredi le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Très loin des 1,9 milliard de déficit atteints fin 2019, la Sécu se retrouve avec 8 milliards de dépenses nouvelles (achats de masques, primes aux soignants, arrêts pour gardes d’enfants…), mais surtout avec 31 milliards de recettes en moins (cotisations, CSG, TVA…).

L’Etat met sur la table un plan d’aide massif de 110 milliards d’euros, voté jeudi dans la nuit par le Sénat. Députés et sénateurs se réuniront jeudi en commission mixte paritaire afin de s’accorder sur un texte commun.

Le secteur automobile redémarre doucement après plus d’un mois de pause: Renault a annoncé la reprise de sa production en France, au lendemain d’une réouverture d’usine chez Toyota. Chez PSA, le chômage partiel se poursuivra après la fin avril.

Eviter les grandes réunions familiales, les mariages, les anniversaires

“Organiser un rassemblement le 12 mai pour un mariage, ce n’est sans doute pas une bonne idée vu l’état de circulation du virus aujourd’hui, a détaillé Sibeth Ndiaye. Est-ce que vous voulez le faire en petit comité ou avoir toute votre famille et vos amis autour de vous ? C’est un choix personnel”. Nous ne levons pas l’interdiction de rassemblement après le 11 mai et il faut que chacun puisse s’adapter dans ces circonstances-là”, a-t-elle rappelé.

Le président du Conseil scientifique a souligné sur BFM TV qu’on avait “réduit la vitesse de circulation du virus “, mais le professeur Delfraissy a appelé à une sortie “prudente et transitoire” du confinement. Le médecin immunologiste estime ainsi qu’il faudra éviter les grandes réunions familiales, les mariages, les anniversaires. “En tout cas, d’y faire très attention et de les limiter en nombre “.

Les déplacements pour adoptions dans les refuges SPA sont possibles

À compter de ce jeudi 16 avril 2020, il est possible de se rendre, uniquement sur rendez-vous, en refuge pour adopter un animal préalablement sélectionné, en cochant la case “motif familial impérieux” sur l’attestation de déplacement dérogatoire.
Cet assouplissement du confinement intitulé “Adoption solidaire” concerne 55 des refuges de la SPA. Il répond à un cri d’alarme concernant l’euthanasie de milliers d’animaux. Le 8 mai, 650 animaux avaient ainsi pu être adoptés.

Le confinement doit se poursuivre jusqu’au 11 mai. Emmanuel Macron a tranché : le 13 avril lors de son 4e discours depuis le début de la crise. Le Chef de l’état a ensuite annoncé certaines étapes du déconfinement.
“Le 11 mai sera le début d’une nouvelle étape. Elle sera progressive et les règles pourront être adaptées.

A partir du 11 mai, nous réouvrirons les crèches, les écoles, les lycées.

Dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas avant l’été. 

Les lieux rassemblant du public: restaurants, cafés, hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacles et musées resteront en revanche fermés. Les grands festivals et événements avec public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet prochain. La situation sera collectivement évaluée chaque semaine pour adapter les choses et vous donner de la visibilité pour leur protection”, a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution lundi soir sans donner plus de détails. 

Les personnes âgées ou malades devront rester confinées après le 11 mai pour les protéger.

A partir du 11 mai, nous aurons une organisation nouvelle. L’utilisation plus large des tests possibles et la détection est une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement. Nous allons continuer d’augmenter les tests faits chaque jour en direction des aînés, des soignants et des plus fragiles. Nous n’allons pas tester tous les Français mais toute personne ayant un symptôme devra pouvoir être testée, 

Nous travaillons à une application numérique dédiée sur la base de l’anonymat et du volontariat qui permettra de savoir si on a été en contact avec une personne contaminée.”

Emmanuel Macron “ne souhaite pas de discrimination” des personnes âgées ou fragiles dans le déconfinement progressif après le 11 mai et “en appellera à la responsabilité individuelle”, a indiqué l’Élysée vendredi 17 avril au soir.
“Le chef de l’État ne souhaite pas de discrimination entre nos concitoyens après le 11 mai”, a souligné la Présidence.

Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique qui assiste l’exécutif, avait indiqué le 15 avril devant la commission des lois du Sénat que le confinement devait continuer après le 11 mai pour 18 millions de personnes risquant “de développer une forme grave”.

Parmi ces Français, 10 millions serait à risque en raison de leur âge, “au-dessus de 65 ou de 70 ans” a précisé l’intervenant. Les autres personnes concernées sont celles ayant des affections de longue durée, et les “sujets jeunes ayant une pathologie, mais aussi obèses”.

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