David Hockney réalise des œuvres avec un iPad en Normandie pendant le confinement | Arts in the City – Arts in the City

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Le célèbre peintre anglais peint et dessine l’arrivée du printemps sur son iPad alors qu’il est confiné en Normandie.

Rien de pire que d’être enfermé sans rien faire. David Hockney, 83 ans, l’a bien compris. Depuis le début du confinement, le célèbre peintre anglais peint sans relâche. De nouvelles toiles ? Non, des œuvres numériques ! Il raconte son expérience du confinement dans une lettre ouverte adressée à la France que l’a invité à rédiger Ruth Mackenzie, directrice artistique du Théâtre du Châtelet et ami du peintre.

« Je dessine sur mon iPad, un medium plus rapide que la peinture, raconte le peintre. J’y avais déjà eu recours voilà 10 ans, dans l’East Yorkshire, quand cette tablette était sortie. Avant cela, j’utilisais sur mon iPhone une application, Brushes, que je trouvais d’excellente qualité. Mais les prétendues améliorations apportées en 2015 la rendirent trop sophistiquée, et donc tout simplement inutilisable ! »

Heureusement pour le peintre, un mathématicien de Leeds a depuis développé une application sur mesure pour lui, « plus pratique et grâce à laquelle j’arrive à peindre assez rapidement » précise-t-il. « Pour un dessinateur, la rapidité est clé, même si certains dessins peuvent me prendre quatre à cinq heures de travail. »

L’artiste a dévoilé plusieurs œuvres réalisées pendant le confinement, dont une au titre particulièrement symbolique : Do remember they can’t cancel the Spring (Souviens-toi qu’ils ne peuvent annuler le printemps). On y voit des fleurs, des arbres et des étendues d’herbes vertes quasi phosphorescentes, représentées avec le style pop, coloré et naïf qui a fait son succès.

« Pourquoi mes dessins sont-ils ressentis comme un répit dans ce tourbillon de nouvelles effrayantes ? s’interroge le peintre. Ils témoignent du cycle de la vie qui recommence ici avec le début du printemps. Je vais m’attacher à poursuivre ce travail maintenant que j’en ai mesuré l’importance. Ma vie me va, j’ai quelque chose à faire : peindre. »


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