Dans le centre du Japon, deux morts et une vingtaine de disparus après des coulées de boue – Le Monde

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Les coulées de boue ont endommagé bus et maisons à Atami, dans le centre du Japon, samedi 3 juillet 2021.

Deux personnes sont mortes et une vingtaine d’autres sont portées disparues après une coulée de boue provoquée par des pluies torrentielles, samedi 3 juillet, dans la préfecture de Shizuoka, dans le centre du Japon. Le glissement de terrain s’est produit vers 10 h 30 locales (3 h 30 à Paris).

« Sous l’action de pluies torrentielles, le terrain a cédé et la coulée est partie » du haut d’une rivière dans la ville côtière d’Atami, à 90 kilomètres au sud-ouest de Tokyo, a précisé le gouverneur du département de Shizuoka, Heita Kawakatsu, aux journalistes. « Elle a balayé maisons et habitants sur son passage », coupant une route nationale.

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Le premier ministre nippon, Yoshihide Suga, a annoncé que les services d’urgence et les forces d’auto-défense japonaises (nom officiel de l’armée) avaient lancé des opérations de sauvetage et d’évacuation dans la ville d’Atami. Il leur a demandé de « faire le maximum » et a estimé que quelque 130 maisons et bâtiments ont pu être endommagés à Atami.

Quelque 1 000 secouristes, dont 140 soldats, sont lancés dans la recherche de survivants, grimpant sur des toits fissurés et fouillant des voitures projetées sur des bâtiments, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable départemental, ajoutant que dix personnes ont été secourues.

Quelques heures plus tard, NHK faisait savoir que les recherches avaient été temporairement suspendues en raison de fortes précipitations. Celles-ci devraient se poursuivre pendant plusieurs jours sur une partie du Japon, a déclaré dimanche l’agence météorologique, mettant en garde contre les risques d’inondations et de glissements de terrain.

Plus de 2 800 foyers de la région privés d’électricité

Des images diffusées par la télévision nippone montraient les torrents de boue détruisant des bâtiments à Atami, tandis que des habitants tentaient de se mettre à l’abri.

Le glissement de terrain a endommagé la ville d’Atami, au Japon, samedi 3 juillet 2021.

« J’ai entendu un bruit horrible et j’ai vu une coulée de boue dévaler la pente alors que les sauveteurs demandaient aux habitants d’évacuer. Alors j’ai couru » pour gagner un endroit plus élevé, a déclaré à NHK le responsable d’un temple bouddhiste. « Quand je suis revenu, les maisons et les voitures qui étaient devant le temple avaient disparu. »

La ville d’Atami, connue pour ses sources d’eau thermale, a reçu, vendredi et samedi, 313 mm de pluie en 48 heures, selon la NHK alors qu’elle enregistre en moyenne chaque année environ 240 mm pour l’ensemble du mois de juillet. Plus de 2 800 foyers de la région étaient privés d’électricité, selon la compagnie d’électricité Tepco.

La circulation du Shinkansen, le train à grande vitesse japonais, a été temporairement suspendue entre Tokyo et Osaka (ouest) à cause des fortes pluies, et d’autres trains ont également été stoppés, selon les sites des compagnies ferroviaires.

Les secours interviennent à Zushi, dans la préfecture de Kanagawa, samedi 3 juillet 2021.

Un phénomène accentué par le changement climatique

Une grande partie du Japon est actuellement en pleine saison des pluies, ce qui provoque souvent inondations et glissements de terrain, incitant les autorités locales à lancer des ordres d’évacuation.

Dimanche, le premier ministre japonais a une nouvelle fois évoqué les dangers liés à la poursuite de fortes pluies. « Je voudrais que notre population s’éloigne des zones dangereuses », a dit M. Suga en demandant une attention particulière sur les ordres d’évacuation.

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Selon les scientifiques, le phénomène est accentué par le changement climatique car une atmosphère plus chaude retient davantage d’eau, accroissant le risque et l’intensité des précipitations extrêmes.

En 2018, les inondations dans l’ouest du Japon avaient tué plus de 200 personnes.

Le Monde avec AFP et Reuters

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