Cryptomonnaies : Tout savoir pour les entreprises

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Cryptomonnaies : Tout savoir pour les entreprises

Si vous avez encore des doutes à l’égard des cryptomonnaies, on aurait bien du mal à vous en vouloir. Si 2017 a été l’année où le Bitcoin, et d’autres cryptomonnaies comme l’Ether, se sont imposés auprès d’un plus grand public, 2018 a été l’année où les risques de la cryptomonnaie sont devenus apparents.

En 2018, les pirates ont commencé à viser largement les portefeuilles de cryptomonnaie, les logiciels qui stockent les bitcoins et d’autres devises, et les bourses d’échange, où les traders de devises se rencontrent pour passer des ordres d’achat et de vente. La tendance n’a pas été bien différente en 2019 et en 2020, et les attaques se sont multipliées.

Pas besoin de longue démonstration pour illustrer cela : la longue liste des attaques visant les services travaillant avec les cryptomonnaies en 2020 est éloquente.

Le chaos a provoqué la chute du prix du Bitcoin, qui a grimpé en flèche à la fin de 2017, pour chuter en 2018, passant d’un prix élevé pour chaque Bitcoin équivalent à plus de 19 000 dollars à un prix plancher de moins de 4 000 dollars. La pandémie de Covid-19 a néanmoins fait rebondir le Bitcoin de façon spectaculaire : en décembre 2020, il se négociait à un peu moins de 23 000 dollars et avoisine aujourd’hui les 30 000 dollars. Nvidia, un fabricant de puces informatiques, et son concurrent Advanced Micro Devices, dont les unités de traitement graphique sont à la base du minage de cryptomonnaies, ont vu leurs actions cotées en Bourse être secouées l’année dernière par la volatilité du marché des cryptomonnaies.

Malgré ce chaos apparent, beaucoup d’activités se déroulent encore avec des cryptomonnaies, qui représentent aujourd’hui des transactions de milliards de dollars par jour. On estime à 643 milliards de dollars la valeur de toutes les cryptomonnaies en circulation, et à plus de 184 milliards de dollars la valeur des échanges chaque jour dans le monde. Les cryptomonnaies présentent potentiellement de nombreux avantages pour les entreprises : la possibilité de créer des technologies d’échange permettant d’effectuer des transactions propres à une industrie donnée, sans avoir besoin d’une autorité centrale, est l’une de ses plus grandes promesses.

Voici tout ce qu’il faut savoir sur les cryptomonnaies.

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Qu’est-ce que la cryptomonnaie ?

La meilleure façon d’envisager le Bitcoin, l’Ether et d’autres devises basées sur la blockchain, est de les penser comme des contrats entre l’acheteur et le vendeur. Ils représentent des accords tacites pour effectuer un échange entre des contreparties, tout comme le dollar américain et d’autres monnaies fiduciaires ont toujours représenté la promesse implicite des gouvernements de maintenir les transactions.

Le grand attrait est que la cryptomonnaie n’a pas besoin d’être émise par les banques, et que les taux de change n’ont pas besoin d’être contrôlés par une banque centrale. Une entreprise peut créer ses propres contrats, tout comme elle peut créer un nouveau langage de programmation. Tant que les contreparties acceptent de respecter le contrat, tout un système de transactions peut être mis en place sans être régi par les procédures des autorités monétaires et bancaires habituelles.

On définit souvent le bitcoin comme une combinaison de trois aspects :

  • une réserve de valeur, en ce sens que l’on peut convertir des monnaies fiduciaires – de l’argent émis par les gouvernements, comme le dollar américain – en un montant correspondant de bitcoin, ainsi que stocker la valeur d’autres articles en les échangeant contre des bitcoins ;
  • un moyen d’effectuer des transactions, en ce sens que l’on peut présenter des bitcoins en échange de biens et de services, là où ils sont acceptés ;
  • un registre des transactions, étant donné que chaque bitcoin provient du fonctionnement d’ordinateurs qui suivent le flux global de toutes les transactions en bitcoin, via le logiciel de registre numérique appelé blockchain.

Les bitcoins et objets apparentés sont appelés “cryptomonnaies” parce qu’au cœur du système logiciel global de la blockchain se trouve une fonction cryptographique. Celle-ci code les transactions successives sous forme de “hash”, des codes formés via des fonctions cryptographiques qui transforment les données des transactions successives de telle manière qu’aucun ordinateur ne puisse inverser le processus. C’est cette transformation, par de multiples utilisateurs d’ordinateurs, qui permet de garantir l’honnêteté des deux parties d’une transaction sans autorité centrale.

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L’idée qui a tout déclenché : toutes les transactions de bitcoin du monde enregistrées les unes après les autres dans une longue chaîne de hash cryptographiques imbriqués. C’est la technologie sous-jacente qui maintient l’intégrité des cryptomonnaies.

Les alternatives au Bitcoin

Bien que Bitcoin domine le secteur, il a comme tout logiciel ses forces et ses faiblesses : certains préféreraient un contrat entre participants qui aurait des attributs différents de ceux de Bitcoin. D’autres n’aiment pas qu’il soit une réserve de valeur ou un moyen de transaction, et des alternatives ont donc été proposées. Il y a maintenant des milliers de nouvelles devises, et d’autres continuent d’être créées. On peut ainsi citer une version alternative de Bitcoin, appelée Bitcoin Cash ; l’Ether, introduite en 2014 par un développeur connu sous le nom de Vitalik Buterin dans le cadre d’une nouvelle plateforme d’application distribuée ; EOS, une monnaie accompagnée d’un nouveau protocole informatique, provenant de la start-up Block.one basée à Hong Kong ; Litecoin, créée par un ingénieur de Google ; et Ripple, créée par la start-up Ripple Labs, pour ne citer que quelques-unes des plus importantes.

Chaque cryptomonnaie a son intérêt, de la même manière que l’un ou l’autre langage de programmation attire les adeptes. Selon les données recueillies par le site d’information populaire CoinDesk dans son “Crypto-Economics Explorer“, une sorte d’almanach de la cryptomonnaie, il n’existe que quelques devises dont le volume d’échange, la valeur totale et l’intérêt des développeurs sont proches de Bitcoin, parmi lesquelles EOS, Ether et Ripple. La plupart des autres ne représentent que de minuscules fractions de la capitalisation boursière totale. Les différentes offres peuvent présenter différents avantages, comme la possibilité de réaliser des transactions plus rapidement.

Une chose importante à garder à l’esprit est que les monnaies moins populaires auront naturellement une liquidité moindre sur les bourses d’échanges de cryptomonnaies. Par conséquent, il peut être plus difficile de les retirer lorsque vous souhaitez les échanger contre des devises fiduciaires.

Les portefeuilles de cryptomonnaie

La façon la plus simple de débuter dans le Bitcoin, l’Ether ou une autre monnaie est de se procurer un logiciel de portefeuille numérique. Ce programme vous donne une “clé publique” unique, une chaîne de caractères, qui sert d’adresse et que vous pouvez donner à une contrepartie. Grâce à cette adresse, ce tiers peut vous envoyer des bitcoins ou de la cryptomonnaie, un peu comme vous donneriez une adresse électronique. Des portefeuilles tels que Mycelium et Coinomi sont disponibles sur les appareils mobiles fonctionnant sous Android et iOS.

Il existe également des versions desktop comme Electrum, et des portefeuilles en ligne que vous pouvez utiliser via un navigateur, comme celui offert gratuitement par une start-up de la Silicon Valley, Blockchain. Blockchain propose également une version du portefeuille sous forme d’application mobile.

Comme vous pouvez charger ces portefeuilles avec de petites sommes d’argent, vous pouvez en essayer plusieurs pour une dépense minime et voir si l’interface utilisateur vous plaît. Tester l’interface utilisateur est un élément important dans la sélection d’un programme, étant donné qu’il vaut mieux être parfaitement à l’aise avec la manière de faire au moment où vous passez des ordres d’achat ou de vente de cryptomonnaie.

Dans le portefeuille, vous trouverez une liste de comptes. Celle-ci commence par une adresse de clé publique initiale, mais vous pouvez demander au programme de créer de nouvelles clés publiques si vous souhaitez stocker l’argent reçu dans des clés séparées. Certains portefeuilles proposent en effet de générer plusieurs adresses afin de séparer et de masquer les transactions, une pratique qui sera utile à toute personne souhaitant masquer l’ensemble de ses transactions : la blockchain globale enregistre en effet les transactions par adresse de clé publique.

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Ecran de présentation du portefeuille mobile Coinomi pour iOS. La première tâche consistera à créer les mots de passe qui sécuriseront votre portefeuille, puis à les sauvegarder.

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Génération de mots aléatoires pour portefeuille Coinomi – enregistrez-les ailleurs pour pouvoir vous en rappeler en cas de besoin, et ne les montrez à personne (contrairement à ce que fait cet article) !

Lorsque vous installez pour la première fois un portefeuille comme Mycelium ou Coinomi, on vous demandera d’enregistrer une chaîne unique de plusieurs mots dont la combinaison sera utilisée si jamais vous avez besoin de récupérer l’accès au portefeuille, par exemple si vous perdez votre téléphone avec le programme dessus. Vous devez noter soigneusement ces mots et les garder en lieu sûr, car ils sont le seul moyen de récupérer un portefeuille, et sans eux, votre compte et tout l’argent qu’il contient seront perdus. Une fois cette procédure terminée, vous créerez un mot de passe de votre propre invention, ce qui est la procédure normale. Le mot de passe est celui que vous utilisez au quotidien avec le portefeuille, et il est distinct de votre suite de mots utilisée pour la récupération du compte.

Pour recevoir des bitcoins, vous donnez à quelqu’un votre ou vos clés publiques, une chaîne de caractères que vous pouvez voir dans le programme. Pour envoyer de l’argent, vous entrez dans le programme une clé publique que quelqu’un vous fournit. De cette manière, vous pouvez également utiliser plusieurs programmes de portefeuille et transférer des fonds entre eux.

Chaque transaction, qu’elle soit envoyée ou reçue, donne lieu au prélèvement d’une redevance. Cette redevance est versée à la communauté mondiale des “mineurs”, ces utilisateurs d’ordinateurs qui forment la tierce partie, la blockchain. Ces mineurs participent à la vérification de toutes les transactions pour une devise donnée. Lorsque vous envoyez ou recevez, il faut un certain temps pour que les montants soient vérifiés par les mineurs, c’est pourquoi votre portefeuille peut afficher des montants grisés jusqu’à ce qu’ils soient définitifs. Cela peut prendre jusqu’à plusieurs minutes pour chaque transaction.

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La clé publique, que vous donnez à un tiers, soit en lisant les combinaisons de caractères en haut de l’écran, soit en lui faisant lire le code barre.

Etant donné que le prix comptant d’un seul Bitcoin est d’environ 30 000 dollars aujourd’hui, votre premier achat ne fera apparaître qu’une fraction d’un Bitcoin dans votre portefeuille, soit quelque chose comme “0,001” Bitcoin pour un achat de 10 dollars, après frais. D’autres devises sont moins chères, mais un seul token de n’importe quelle cryptomonnaie peut coûter des centaines de dollars.

Sachez que ces portefeuilles peuvent être piratés. Les cyberattaquants utilisent des techniques parfois sophistiquées, comme l’envoi de fausses notifications de mises à jour logicielles, pour installer des codes malveillants. Un portefeuille peut être sécurisé par une authentification à deux facteurs, comme un code d’accès unique envoyé à un téléphone. Des pirates ont néanmoins trouvé des moyens de contourner cette authentification, par exemple en demandant à une compagnie de téléphone de leur attribuer votre carte SIM, afin d’intercepter ces codes uniques. Il n’y a aucun moyen d’empêcher complètement de telles attaques, il faut donc être vigilant à l’égard de tout signe d’irrégularité, comme des avis soudains de renouvellement de mot de passe ou des interruptions du service téléphonique. Comme expliqué dans la section suivante, de telles attaques peuvent être limitées ou amplifiées par l’utilisation de bourses d’échanges de cryptomonnaies.

Le stockage à froid

Comme les comptes peuvent être compromis, vous pouvez envisager de vous tourner vers ce que l’on appelle le “stockage à froid”, un appareil qui n’est pas connecté au réseau. Plusieurs start-up ont créé des appareils USB physiques, semblables à une clé USB, comme Trezor et KeepKey que vous branchez sur un ordinateur et qui sécurisent vos tokens, agissant comme un portefeuille matériel qui peut être gardé physiquement à distance de vos activités quotidiennes.

En France, la star du secteur est l’entreprise Ledger, qui propose des portefeuilles de cryptomonnaies physiques. La société est particulièrement reconnue dans ce secteur et s’est fait une réputation sur la sécurité de ses appareils. Elle a notamment obtenu une certification de sécurité de premier niveau auprès de l’Anssi pour son appareil Nano S en 2019, qui garantit que l’appareil respecte bien les bonnes pratiques en matière de sécurisation.

Gardez à l’esprit que de nombreuses sociétés proposant ces appareils ont parfois une documentation utilisateur quelque peu vague et incomplète. Pour en savoir plus sur le vendeur et sur les détails sur son fonctionnement, vous risquez d’avoir besoin de faire quelques recherches supplémentaires sur le web ou des discussions Reddit.

La start-up finlandaise Prasos a une approche assez unique de la question : elle commercialise des pièces d’argent, de platine et d’or, appelées “Denarium”, qui sont expédiées par la société avec un hologramme intégré qui garantit l’enregistrement inviolable de vos pièces collectées. Il s’agit de dispositifs uniques, car une fois que vous avez ouvert le couvercle de l’hologramme, si vous voulez le dépenser, la pièce perd sa valeur en cryptomonnaie (bien qu’il s’agisse toujours d’un métal précieux, pour ce que ça vaut).

Les bourses d’échange

À un moment donné, être strictement peer-to-peer, échanger des bitcoins et de l’argent avec des personnes seules peut sembler restrictif. Vous êtes peut-être prêt à vous rendre sur l’une des nombreuses bourses d’échange (ou échangeur) qui réunissent acheteurs et vendeurs, comme Bitstamp, Kraken et Coinbase. (Bitcoincharts est un point de départ pour voir la sélection des bourses qui existent).

Ces organismes injectent théoriquement des liquidités dans le système, en permettant aux tiers de se regrouper, bien qu’elles assument également toute une série d’autres risques.

Pour passer de votre portefeuille à une bourse, il suffit de créer un compte sur la bourse et de copier une adresse de clé publique comme adresse à utiliser dans le portefeuille cible pour le transfert de vos tokens.

Vous devrez peut-être attendre jusqu’à deux mois pour déposer des devises étrangères, le temps que votre identité soit vérifiée par le bureau de change. Cela permet au bureau de change de se conformer aux règles de lutte contre le blanchiment d’argent. Pour les particuliers, il s’agit d’une preuve d’identité standard, de preuve de compte bancaire et de preuve d’adresse.

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Exemple d’écran de négociation de la bourse d’échange Bitstamp.

Une fois votre compte ouvert, le dépôt d’argent pour acheter et vendre sur la bourse nécessite son propre temps d’attente. Un virement bancaire est nécessaire pour déposer des dollars américains et d’autres devises fiduciaires sur votre compte de change. Il faut parfois 48 heures pour soumettre les documents nécessaires à l’exécution du virement, et cinq jours ouvrables supplémentaires pour que le virement soit effectivement exécuté et que les fonds apparaissent sur votre compte.

La méthode d’échange peut varier considérablement. Des endroits tels que Bitstamp disposent de boutons “Acheter” et “Vendre” pour placer des transactions, un peu comme les logiciels de trading en ligne. Ces bourses permettent de négocier une variété de cryptomonnaies différentes, et pas seulement des bitcoins. Elles offrent différentes cotations pour le prix au comptant d’un token donné (sa valeur en monnaie fiduciaire) ainsi que les frais qui seront facturés pour chaque transaction.

Une approche quelque peu différente est un service appelé LocalBitcoins. Il s’agit d’une place de marché d’acheteurs et de vendeurs plutôt que d’un véritable échange. Il permet aux vendeurs de devises d’afficher des listes des devises qu’ils vont vendre et pour quel montant. Lorsque vous achetez une devise, ou si vous devenez vendeur, tout échange de monnaie fiduciaire avec l’autre partie se fait par le biais de divers mécanismes de transfert qui peuvent inclure Western Union, MoneyGram ou des transferts bancaires traditionnels, ce qui élargit les possibilités de financement de vos transactions. Vous pouvez également approfondir les détails concernant les personnes avec qui vous échangez, si vous voulez vous renseigner sur la réputation de l’autre partie.

Le retrait de fonds lorsque vous souhaitez effectuer un retrait en devises étrangères peut prendre entre une et deux semaines, selon les procédures internes du bureau de change que vous utilisez. Il est particulièrement important de garder à l’esprit ces délais d’ouverture, de financement et d’encaissement, car ils freineront votre élan.

En plus de la négociation individuelle, les bourses ont ajouté des capacités pour les comptes d’entreprise. Il peut s’agir de connexions réseau dédiées et d’équipements de serveurs colocalisés pour le traitement des transactions.

Comment choisir sa bourse d’échange

Il existe des tonnes d’échangeurs différents, et en choisir un impliquera un mélange d’évaluation de ses caractéristiques et d’évaluation de l’historique des opérations. Sur le premier point, les bourses varient en fonction des devises qu’elles proposent, des prix qu’elles pratiquent à l’achat et à la vente, du volume de transactions qu’elles offrent et pour les entreprises, des caractéristiques qu’elles proposent.

Dans ce dernier cas, il faut consacrer un certain temps à l’étude des différentes offres pour se faire une idée de la véritable sécurité qu’elles peuvent offrir au fil du temps.

Les échangeurs apportent à la fois sécurité et risque. D’une part, les professionnels qui gèrent les infrastructures peuvent assurer la sécurité de vos avoirs, plus que vous ne le feriez en tant que particulier ou entreprise, car c’est leur métier. D’autre part, certaines bourses proposent d’assurer les dépôts.

D’autre part, il est possible que les monnaies virtuelles de ces bourses d’échange soient compromises, ce qui s’est produit à de nombreuses reprises au cours des mois passés. En 2019, une bourse nommée Binance a été vidée de ses 41 millions de dollars en raison d’une faille de sécurité massive.

Dans de nombreux cas, les échangeurs continuent de fonctionner, malgré les incidents. L’exemple de Bitfinex, une bourse d’échange gérée par iFinex Inc. basée à Hong Kong, est un bon exemple. L’entreprise a subi, au cours de l’été 2016, une perte de plus de 60 millions de dollars sur les fonds de ses clients. Bitfinex a également été accusée de gonfler artificiellement le prix des bitcoins, et le procureur général de New York a obtenu une ordonnance du tribunal en avril contre la société mère iFinex, enjoignant à la société à cesser certaines actions qui pourraient avoir constitué une fraude pour les clients.

Comment rendre la cryptomonnaie plus sûre

Compte tenu des risques pour les portefeuilles individuels et les échangeurs, il est important d’envisager les meilleures pratiques pour atténuer les catastrophes qui peuvent se produire. Ces meilleures pratiques consistent notamment à ne commencer qu’avec des montants minimes en cryptomonnaie, afin d’obtenir un historique convaincant de la qualité des logiciels de portefeuille et des bourses d’échange. Envisagez d’expérimenter les offres sur une période qui peut aller de plusieurs mois à un an.

Étant donné que les plus grands risques proviennent de choses qui ne sont que trop courantes dans le monde du logiciel, comme les mots de passe trop faibles et l’installation de logiciels malveillant par des portes dérobées, il est important à la fois d’observer les meilleures pratiques en matière de maintien des secrets mais aussi de tester différentes offres pour établir la qualité des programmes et des plateformes.

Et peut-être que la meilleure chose à faire est d’éviter les impulsions irréfléchies, connues sous le nom de “fear of missing out”, ou FOMO. Une bonne partie du danger dans le secteur des cryptomonnaies vient de la nature continuellement changeante des monnaies et des technologies. Sauter dans n’importe quoi augmente le risque. Éviter de se précipiter dans un domaine qui est nouveau simplement parce qu’il est nouveau réduira très probablement les maux de tête et les risques.

Réglementation et taxes

La réglementation est également un facteur à prendre en compte. La popularité croissante des cryptomonnaies a évidemment entraîné une vague de contrôle.

En France, les plus value réalisées sur la vente de cryptomonnaie sont ainsi soumises à un impot depuis 2020. La simple détention de cryptomonnaie n’est pas imposable, c’est lorsque celles-ci sont échangées contre une somme en monnaie fiduciaire (euros, dollars ou autres) que la plus value réalisée est soumise à un impôt, le Prélèvement Forfaitaire Unique ou “Flat Tax” s’élevant à 30 %.

Il faudra donc penser à conserver la trace des transactions réalisées au cours de l’année, et les reporter sur les formulaires prévus à cet effet au moment de sa déclaration d’impôt : le formulaire Cerfa n°2086 sur la déclaration des plus ou moins value de cession d’actif numérique et dans les cases dédiées sur la déclaration de revenus.

De plus, si vous avez choisi de travailler avec un compte hébergé chez une bourse d’échange ou un prestataire basé à l’étranger, il vous faudra également le déclarer au moment de votre déclaration d’impôt à travers le formulaire n°3916-BIS.

Si la France a commencé à mieux réguler l’usage des cryptomonnaie au cours des dernières années, elle n’est pas la seule à vouloir agir sur le sujet : l’Europe travaille également sur ses propres projets de régulations en la matière, et le cadre légal en vigueur pourrait donc être amené à évoluer sous peu. Mieux vaut donc garder un œil sur les changements législatifs qui pourraient advenir.

Lorsqu’il s’agit de cryptomonnaie, gardez l’esprit ouvert mais soyez prudent. Il s’agit d’une technologie et d’un marché immatures, il est donc essentiel de garder la tête froide au milieu du chaos.

Source : ZDNet.com

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